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P…. de démocratie, chronique de campagne (7)

Et nous sommes repartis pour du contrôle citoyen.

• Mercredi 21/05/2014 • Version imprimable

La dernière ligne droite pour les partis politiques et la dernière de nos chroniques de campagne, avant, pour certains du collectif  , un acte de présence citoyenne dans les bureaux de vote ou de dépouillement.

Et ce n’est pas plus mal que cela se termine. Un message politique brouillé plus porté sur le survol que sur le concret, sur les « bons mots » que sur la vérité.

Il est dommage pour nous citoyens et heureux pour les candidats que nous ne prenions pas le temps de dénoncer les mensonges et les à peu-près.

Tiens, un candidat qui assène qu’avec son parti, les entreprises ne sont pas découragées. Il prend l’exemple de sa commune qui ne taxe pas ou fort peu. Mais il oublie que le zoning qui accueille les entreprises a été financé par une intercommunale, laquelle, pour des raisons que nous ignorons, a revendu les parcelles à la commune avec une plus-value minime. Cette dernière a alors cédé les terrains en faisant exploser son bénéfice. En engrangeant cet argent (qui est en fait aussi celui de ses voisines), cette commune peut se permettre effectivement de ne pas taxer et elle touchera en plus le précompte immobilier. 615 signes pour essayer de vous expliquer cela et nous ne sommes pas certains d’avoir été compris. Alors, vous pensez, faire remonter auprès de nos concitoyens.

Parce que de toute façon, en ces temps électoraux, finalement, l’électeur n’a pas vraiment sa place. Il n’est pas réellement invité au débat.

On essaye de le convaincre de ne pas voter pour un thermomètre, ou pour ceux qui vont lui piquer tous ses sous. On lui demande de voter utile, c’est-à-dire ne pas voter pour les outsiders, de peur sans doute de se retrouver dans la même catégorie aux prochaines élections.

Et surtout, on essaye de passer sous silence les sujets qui fâchent, qui ne sont pas porteurs ou trop compliqués à expliquer.

Le traité transatlantique est un bel exemple de « machin » que l’on préfère glisser sous le tapis. Que l’on soit pour ou contre, c’est l’exemple de choses qui doivent être débattues publiquement et non pas être le domaine privé de quelques fonctionnaires, voire même de quelques élus.

Ce « truc » n’a pas fait l’objet de beaucoup de discussions pendant la campagne et si quelques flics énervés n’avaient pas embarqué du monde lors d’une manifestation, sans doute que cela n’aurait fait que quelques lignes dans un journal économique.

Notons d’ailleurs que la presse s’est plus arrêtée sur le sensationnel de la manifestation que sur le fond du dossier.

Tout ça pour dire qu’il faudrait suivre nos élus tout au long de leur mandature, les obliger à débattre des sujets qui nous concernent, ne pas attendre les prochaines campagnes pour leur dire ce que l’on pense. Et quand l’un d’entre eux sortira le sempiternel « vous nous avez élus, maintenant c’est à nous de décider », vous devrez lui répondre que la démocratie représentative n’est pas finalement donner un blanc-seing, qu’un mandataire peut et doit être contrôlé.

 

B…, on n’est pas des veaux.

 

Le collectif

 


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