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<title type="text/plain">Les humeurs de Trop de Bruit</title>
<tagline type="text/plain">Les billets de notre rédacteur en chef  et d&apos;autres chroniqueurs</tagline>
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<name>Denis Marion</name>
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<modified>2010-07-28T05:46:02Z</modified>
	<entry>
		<title>Chroniques d&apos;été : le gros dégueulasse.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois.


 


« Dites-moi les petits choux ! demandait mon vieil ami, à froid, sur la terrasse plutôt brûlante d&apos;un café, Que feriez-vous si vous surpreniez un particulier déposer ses détritus en pleine campagne ?


-          



Moi, je ne ferais rien. J&apos;aurais trop peur de recevoir un mauvais coup, répondit le courageux de service.


-          



Ce ne sont pas mes oignons. A la commune ou à la police de traiter ce genre de délinquance, continua son cousin.


-          



Donc, si je vous comprends bien, cela ne vous gêne pas qu&apos;un gros dégueulasse laisse ses crasses au milieu des chemins.


-          



Si, si, mais que veux-tu faire ? Ce serait bien que la police soit plus souvent présente pour prévenir ou régler ces incivilités.


-          



Parce que tu crois que la police va effectuer des patrouilles sur tous les chemins de campagne pour épingler les jeteurs de détritus ? Tu rêves !


-          



En tout état de cause, s&apos;indigne un gars près de ses sous, c&apos;est nous qui payons. Quand il faut nettoyer, c&apos;est avec nos impôts.


-          



Bon, tu nous poses la question, mais qu&apos;aurais-tu fait, toi, dans ce cas-là ? demande notre courageux de service.


-          



Ben, oui, qu&apos;aurais-tu fait ? enchaine son cousin.


-          



Là, dernièrement, j&apos;ai été confronté à cela et je n&apos;ai rien fait.


-          



Tu vois bien. Tu n&apos;as rien fait. C&apos;est beau de donner des leçons. 


-          



Je n&apos;ai rien parce que j&apos;étais à pied. J&apos;étais même trop loin pour lire le numéro de sa bagnole. J&apos;aurais été motorisé, je le bloquais et m&apos;expliquais avec lui.


-          



T&apos;as pas les chocottes ?


-          



Bah, avec un merlin dans mes mains, j&apos;ai des arguments. Mais bon, ça pas été le cas. Et le soir, la tempête avait emporté tout dans les champs. Tu retrouveras toutes ces merdes dans les récoltes. Enfoiré de gros dégueulasse.


-          



Maintenant, faut dire  Ce n&apos;est pas pour prendre sa défense, mais quand même les déchets, c&apos;est quand même une corvée, se plaint l&apos;homme près de ses sous. Les sacs poubelles, ce n&apos;est pas bon marché. Il faut aller au parc à conteneurs pour se débarrasser des tontes de pelouses ou de haies. Il y a des communes qui organisent des broyages à domicile.


-          



Je ne vois pourquoi, s&apos;indigne une petite voix, mes impôts payeraient pour vos choix de cultures. Vous n&apos;avez qu&apos;à composter.


-          



Oui, mais c&apos;est beaucoup trop.


-          



Retournez votre pelouse pour en faire un potager. Faites-en une prairie fleurie. Liquidez vos affreuses haies de thuyas. Vous ne voulez pas que l&apos;administration communale vienne faire votre ménage. C&apos;est fou le nombre de gens comme vous qui s&apos;installent à la campagne, veulent des jardins, puis qui se plaignent. D&apos;ailleurs, je serais partisane d&apos;une taxe sur les pelouses. 


-          



Mais il y a les personnes âgées et celles sans voiture.


-          



Ha oui, les vieux. Ils vous intéressent parfois les vieux, quand il s&apos;agit de justifier des mesures qui pourraient vous être profitables.


-          



Je trouve que vous exagérez, s&apos;indigne le courageux de service. Le citoyen fait ce qu&apos;il peut. Il trie ses déchets, va au parc à conteneurs. Je trouve aussi que les autorités et les fabricants devraient faire un effort.


-          



Et bien, je ne suis pas d&apos;accord, tonne mon vieil ami. C&apos;est vous qui choisissez ce que vous consommez et donc la masse de crasse que vous devez éliminer. Regardez vos poubelles. Elles sont peut-être triées, mais elles sont pleines, bien pleines. Des tonnes de bouteilles et de canettes, pour vos enfants obèses. Des trucs suremballés. Des barquettes de fruits. Des tonnes de trucs que vous pourriez ne pas acheter ou pas comme ça.


-          



Mais avec toi, tout est simple. Et puis les enfants 


-          



C&apos;est vous qui les éduquez ou non, vos gosses, ou le marketing de Coca ?


-          



Faites vos choix, reprend la petite voix. Vos poubelles sont des témoins de votre façon de vivre. Assumez-les. Allez voir au parc à containers au mois de septembre tous les jouets de plein air jetés, tous ces trucs en plastoc qui n&apos;ont pas tenu deux semaines.


 


Moi, pendant ce temps-là, je comptais les papiers qui jonchaient le sol.


 


Propos recueilli par Denis MARION


Entrepreneur sans but lucratif.

</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-ete-le-gros-degueulasse</id>
		<issued>2010-07-28T05:45:51Z</issued>
		<modified>2010-07-28T05:46:01Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify"><font size="2">Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">«&#160;Dites-moi les petits choux&#160;! demandait mon vieil ami, à froid, sur la terrasse plutôt brûlante d’un café, Que feriez-vous si vous surpreniez un particulier déposer ses détritus en pleine campagne&#160;?</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Moi, je ne ferais rien. J’aurais trop peur de recevoir un mauvais coup, répondit le courageux de service.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Ce ne sont pas mes oignons. A la commune ou à la police de traiter ce genre de délinquance, continua son cousin.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Donc, si je vous comprends bien, cela ne vous gêne pas qu’un gros dégueulasse laisse ses crasses au milieu des chemins.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Si, si, mais que veux-tu faire&#160;? Ce serait bien que la police soit plus souvent présente pour prévenir ou régler ces incivilités.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Parce que tu crois que la police va effectuer des patrouilles sur tous les chemins de campagne pour épingler les jeteurs de détritus&#160;? Tu rêves&#160;!</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">En tout état de cause, s’indigne un gars près de ses sous, c’est nous qui payons. Quand il faut nettoyer, c’est avec nos impôts.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Bon, tu nous poses la question, mais qu’aurais-tu fait, toi, dans ce cas-là&#160;? demande notre courageux de service.</font></div>
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<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">T’as pas les chocottes&#160;?</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Bah, avec un merlin dans mes mains, j’ai des arguments. Mais bon, ça pas été le cas. Et le soir, la tempête avait emporté tout dans les champs. Tu retrouveras toutes ces merdes dans les récoltes. Enfoiré de gros dégueulasse.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Maintenant, faut dire… Ce n’est pas pour prendre sa défense, mais quand même les déchets, c’est quand même une corvée, se plaint l’homme près de ses sous. Les sacs poubelles, ce n’est pas bon marché. Il faut aller au parc à conteneurs pour se débarrasser des tontes de pelouses ou de haies. Il y a des communes qui organisent des broyages à domicile.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Je ne vois pourquoi, s’indigne une petite voix, mes impôts payeraient pour vos choix de cultures.&#160;Vous n’avez qu’à composter.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Oui, mais c’est beaucoup trop.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Retournez votre pelouse pour en faire un potager. Faites-en une prairie fleurie. Liquidez vos affreuses haies de thuyas. Vous ne voulez pas que l’administration communale vienne faire votre ménage. C’est fou le nombre de gens comme vous qui s’installent à la campagne, veulent des jardins, puis qui se plaignent. D’ailleurs, je serais partisane d’une taxe sur les pelouses. </font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Mais il y a les personnes âgées et celles sans voiture.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Ha oui, les vieux. Ils vous intéressent parfois les vieux, quand il s’agit de justifier des mesures qui pourraient vous être profitables.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Je trouve que vous exagérez, s’indigne le courageux de service. Le citoyen fait ce qu’il peut. Il trie ses déchets, va au parc à conteneurs. Je trouve aussi que les autorités et les fabricants devraient faire un effort.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Et bien, je ne suis pas d’accord, tonne mon vieil ami. C’est vous qui choisissez ce que vous consommez et donc la masse de crasse que vous devez éliminer. Regardez vos poubelles. Elles sont peut-être triées, mais elles sont pleines, bien pleines. Des tonnes de bouteilles et de canettes, pour vos enfants obèses. Des trucs suremballés. Des barquettes de fruits. Des tonnes de trucs que vous pourriez ne pas acheter ou pas comme ça.</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Mais avec toi, tout est simple. Et puis les enfants…</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">C’est vous qui les éduquez ou non, vos gosses, ou le marketing de Coca&#160;?</font></div>
<div style="text-align: justify"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Faites vos choix, reprend la petite voix. Vos poubelles sont des témoins de votre façon de vivre. Assumez-les. Allez voir au parc à containers au mois de septembre tous les jouets de plein air jetés, tous ces trucs en plastoc qui n’ont pas tenu deux semaines.</font></div>
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<div style="text-align: justify"><font size="2">Moi, pendant ce temps-là, je comptais les papiers qui jonchaient le sol.</font></div>
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<div style="text-align: justify"><font size="2">Propos recueilli par Denis MARION</font></div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Entrepreneur sans but lucratif.</font></div>]]></content>
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		<title>Chroniques d&apos;été : « Nous sommes en guerre »</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois.



« Nous sommes en guerre ! » Voilà ce qu&apos;assenait dernièrement un vieil ami lors d&apos;une réunion dégustative. Interloqués qu&apos;ils étaient les convives, surpris la fourchette à la bouche ou le verre aux lèvres. 


-          



En guerre contre quoi ? a demandé un premier. 


-          



Encore contre une pollution quelconque ? » a poursuivi un second. 


 


Il est exact que ce pote est de tous les combats, contre les OGM, contre les ondes, contre les centrales nucléaires, contre par principe presque  Cependant, il ne parlait pas de ce genre de guerre. Il parlait d&apos;une « vraie » guerre, pour autant qu&apos;il y en ait de fausses. Il en fût de drôles, c&apos;est vrai. Une vraie guerre menée par la Belgique (et quelques autres) en Afghanistan. 


Mais entonnait le ch ur des convives, « Nous ne sommes pas en guerre.


-          



Mais qu&apos;est-ce d&apos;autre quand on envoie des avions pour lâcher des bombinettes sur la tête des gens, répondit notre vieil ami (guère plus âgé que moi). Un tir aux pipes à la foire du Midi ? 


-          



Mais c&apos;est pour lutter contre le terrorisme, lâcha un gars qui depuis le début essayait d&apos;avoir l&apos;air intelligent. C&apos;est une opération de police contre des terroristes. 


-          



Et puis, ces talibans ont des m urs affreuses à l&apos;égard des femmes » échotait sa voisine.  


 


Alors une petite voix se leva « Croyez-vous sincèrement que nous sommes là pour les m urs affreuses de ces religions ? Avec nos ploucs, nous serions alors partout, et aussi chez nous, pour combattre ces habitudes d&apos;un autre âge. Si c&apos;est pour combattre le terrorisme, nous devrions courir le monde pour éradiquer ce mal  selon le point de vue où l&apos;on se place. N&apos;y aurait-il pas des motifs plus géostratégiques ou simplement économiques ? Ne vient-on pas de dire que l&apos;Afghanistan serait assis sur un trésor de minerais ? Pourquoi y trouve-t-on tant d&apos;investisseurs indiens et chinois? C&apos;est bien une guerre, mais sans doute, sans beaucoup de bonne raisons. »


-          



« Mais n&apos;apportons-nous pas la démocratie ? » questionna alors un bien pensant. 


-          



« Démocratie, mon cul » répondit clairement et fortement le compagnon de la petite voix. 


 


Mon vieil ami reprit son discours interrompu « Si demain, des Afghans, que l&apos;on estime si peu réfugiés et bien légitimement expulsables parce que l&apos;on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, si demain, donc, ils se mettaient à faire la guerre ici, que diriez-vous ? Que ce n&apos;est pas de jeu ? Que le terrain des affrontements est là-bas, pas ici. Quelle c . ! «   


-          



C&apos;est une idiotie, repris la petite voix, de croire que la violence s&apos;éradique de cette manière. Il y a peu d&apos;exemples où un pouvoir est venu à bout de ces insurrections, surtout un pouvoir corrompu.  


-          



Alors, faut-il laisser tout faire ? N&apos;a-t-on pas un devoir d&apos;ingérence ?  s&apos;indigna un fidèle de Kouchner. 


-          



Ingérence et intérêt commencent avec les mêmes lettres, répondit mon vieil ami. D&apos;ailleurs, de quel droit pouvons-nous considérer ces Talibans comme plus dangereux pour la planète que les dirigeants de BP, de Monsanto ou nous-mêmes ? Les Tuvaluans, les Gilbertins ou les Inuits seraient sans doute en droit de nous demander des comptes sur nos comportements violents ? 


-          



Je suis désolée. Je ne vois pas en quoi je suis violente, s&apos;indigna une péronnelle. 


-          



Deux ou trois voyages en avions pour te faire rôtir les miches te rendent aussi coupable qu&apos;un terroriste endurci  et tes poubelles seront un facteur aggravant ». 


-          



Mais je les trie. 


-          



La belle affaire, avant de trier, il t&apos;a fallu piller ! »


 


« N&apos;exagérez donc pas. Nous ne sommes pas des pilleurs, recommença un des premiers contradicteurs. Et pour revenir aux Talibans, leur mode de vie n&apos;est guère sympathique.


-          



J&apos;en conviens, leurs m urs sont par trop rétrogrades. Mais sont-elles à ce point si éloignées de certains fondamentalismes chrétiens. Ils ont plus de ressemblances avec Sarah Pallin que j&apos;en ai avec elle. La différence réside plus dans leur mode de vie et là, c&apos;est certainement Sarah Pallin qui est la plus dangereuse. »


 


Pendant ces échanges, je regardais dans mon verre de vin la couleur du sang perdu.


 


Propos recueilli par Denis MARION


Entrepreneur sans but lucratif.

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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2"><b><i>Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois.</i></b><br />
<br />
«&#160;Nous sommes en guerre&#160;!&#160;»&#160;Voilà ce qu’assenait dernièrement un vieil ami lors d’une réunion dégustative. Interloqués qu’ils étaient les convives, surpris&#160;la fourchette à la bouche ou le verre aux lèvres. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">En guerre contre quoi&#160;?&#160;a demandé un premier. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Encore contre une pollution quelconque&#160;?&#160;» a poursuivi un second. </font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Il est exact que ce pote est de tous les combats, contre les OGM, contre les ondes, contre les centrales nucléaires, contre par principe presque… Cependant, il ne parlait pas de ce genre de guerre. Il parlait d’une «&#160;vraie&#160;» guerre, pour autant qu’il y en ait de fausses. Il en fût de drôles, c’est vrai. Une vraie guerre menée par la Belgique (et quelques autres) en Afghanistan. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Mais entonnait le chœur des convives, «&#160;Nous ne sommes pas en guerre.</font></div>
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<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Mais c’est pour lutter contre le terrorisme, lâcha un gars qui depuis le début essayait d’avoir l’air intelligent. C’est une opération de police contre des terroristes. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Et puis, ces talibans ont des mœurs affreuses à l’égard des femmes&#160;» échotait sa voisine.&#160; </font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Alors une petite voix se leva «&#160;Croyez-vous sincèrement que nous sommes là pour les mœurs affreuses de ces religions&#160;? Avec nos ploucs, nous serions alors partout, et aussi chez nous, pour combattre ces habitudes d’un autre âge. Si c’est pour combattre le terrorisme, nous devrions courir le monde pour éradiquer ce mal… selon le point de vue où l’on se place. N’y aurait-il pas des motifs plus géostratégiques ou simplement économiques&#160;? Ne vient-on pas de dire que l'Afghanistan serait assis sur un trésor de minerais&#160;? Pourquoi y trouve-t-on tant d’investisseurs indiens&#160;et chinois? C’est bien une guerre, mais sans doute, sans beaucoup de bonne raisons.&#160;»</font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">«&#160;Mais n’apportons-nous pas la démocratie&#160;?&#160;»&#160;questionna alors un bien pensant. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">«&#160;Démocratie, mon cul&#160;» répondit clairement et fortement le compagnon de la petite voix.&#160;</font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Mon vieil ami reprit son discours interrompu «&#160;Si demain, des Afghans, que l’on estime si peu réfugiés et bien légitimement expulsables parce que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, si demain, donc, ils se mettaient à faire la guerre ici, que diriez-vous&#160;? Que ce n’est pas de jeu&#160;? Que le terrain des affrontements est là-bas, pas ici. Quelle c….&#160;!&#160;«&#160; &#160;</font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">C’est une idiotie, repris la petite voix,&#160;de croire que la violence s’éradique de cette manière. Il y a peu d’exemples où un pouvoir est venu à bout de ces insurrections, surtout un pouvoir corrompu.&#160; </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Alors, faut-il laisser tout faire&#160;? N’a-t-on pas un devoir d’ingérence&#160;?&#160; s’indigna un fidèle de Kouchner. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Ingérence et intérêt commencent avec les mêmes lettres, répondit mon vieil ami. D’ailleurs, de quel droit pouvons-nous considérer ces Talibans comme plus dangereux pour la planète que les dirigeants de BP, de Monsanto ou nous-mêmes&#160;? Les&#160;Tuvaluans, les Gilbertins ou les Inuits seraient sans doute en droit de nous demander des comptes sur nos comportements violents&#160;?&#160;</font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Je suis désolée. Je ne vois pas en quoi je suis violente, s’indigna une péronnelle. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Deux ou trois voyages en avions pour te faire rôtir les miches te rendent aussi coupable qu’un terroriste endurci… et tes poubelles seront un facteur aggravant&#160;». </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">Mais je les trie. </font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">La belle affaire, avant de trier, il t’a fallu piller&#160;!&#160;»</font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">«&#160;N’exagérez donc pas. Nous ne sommes pas des pilleurs, recommença un des premiers contradicteurs. Et pour revenir aux Talibans, leur mode de vie n’est guère sympathique.</font></div>
<div style="text-align: justify;"><span><font size="2">-</font><span>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span><font size="2">J’en conviens, leurs mœurs sont par trop rétrogrades. Mais sont-elles à ce point si éloignées de certains fondamentalismes chrétiens. Ils ont plus de ressemblances avec Sarah Pallin que j’en ai avec elle. La différence réside plus dans leur mode de vie et là, c’est certainement Sarah Pallin qui est la plus dangereuse.&#160;»</font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Pendant ces échanges, je regardais dans mon verre de vin la couleur du sang perdu.</font></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Propos recueilli par Denis MARION</font></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="2">Entrepreneur sans but lucratif.</font></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Les flatulences du sport.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 

La coupe du monde en Afrique du sud, c&apos;est l&apos;équivalent des émissions de CO² de 200.000 Belges pendant un an.[1]







 Avec cela, tout est dit.




 


Si je reviens en passant là-dessus, c&apos;est parce qu&apos;un lecteur m&apos;a interpellé sur mon manque de respect pour le Sport et le foot en particulier[2]







. Je n&apos;ai rien en particulier contre le sport. C&apos;est comme une religion. Tant qu&apos;il n&apos;exerce aucune influence sur les gens qui n&apos;y adhèrent pas, il n&apos;y a pas de souci. Mais le sport, comme la religion dans une certaine mesure, ne conserve pas cette neutralité. Il y a des gugusses qui souhaiteraient qu&apos;en 2018, les états belges et hollandais consacrent de l&apos;argent à une concentration de fans du ballon rond. No Way. Arrêtons ce cirque.


 


Je peux concevoir que le sport d&apos;équipe soit une école de vie pour des jeunes, comme peuvent l&apos;être des mouvements de jeunesse ou des groupements de découverte de la nature, de la citoyenneté. Pour le reste, le sport n&apos;a pas plus beaucoup de vertus formatrices et ne sert plus à grand chose, si ce n&apos;est à l&apos;étude clinique des injections de substance, pour établir la meilleure manière de dépenser un pognon dingue ou d&apos;être désagréable avec autrui. Et dans ses « grands messes », il serait plutôt néfaste à l&apos;environnement, à la vie sociale et aux budgets des états.


 


Certes, diront certains esprits joyeux, tout cela est peut  être vrai, mais il faut tenir compte de l&apos;impact positif pour le pays organisateur et pour le pays victorieux. J&apos;ai déjà dit tous mes doutes dans une précédente chronique sur les retombées pour la population sud-africaine. Pour l&apos;Espagne, beaucoup sont convaincus que cela fera revenir les investisseurs. (On pourrait douter de la saine gestion d&apos;un entrepreneur pour qui une victoire sportive invaliderait les résultats d&apos;une analyse économique.) Ainsi donc, une manifestation payée par des Africains, financée en partie par la dégradation du climat, profiterait à un seul pays, gagnant d&apos;un gros lot. Je trouverais très sain d&apos;attribuer les 2, 8 millions de CO² émis à l&apos;Espagne. Repartir avec la coupe et les crasses qui vont avec donnerait à réfléchir.


 


Il est donc temps qu&apos;en matière de sport, nous arrêtions de délirer  et que nous devenions cohérents.  La réduction des gaz à effets de serre passe aussi par la suppression des allers-retours des élus  en avion pour un match de foot. J&apos;ai déjà parlé des cyclistes, mais il y a aussi les skieurs et les joueurs de golf[3]







 et tous les autres. Quand un j&apos;entends un fondu du motocross se plaindre, à la fermeture d&apos;un terrain privé, squatté par ses semblables, du manque d&apos;intérêt des autorités pour leur sport, je dis « Basta, la coupe est pleine ». Mes impôts n&apos;ont pas à financer cette prédation. En fait, la solution serait, comme pour d&apos;autres domaines, la relocalisation. Plutôt les provinciales que la ligue des champions.


 


Repenser les sports comme une industrie polluante[4]







 permettrait de déterminer l&apos;acceptable en la matière. Et pour ceux qui entreraient dans ces critères d&apos;acceptabilité, penser à les relocaliser serait la seconde étape.


 


Encore un doux rêve.


 


Denis MARION


 


Entrepreneur sans but lucratif.





[1]







 2.800.000 tonnes divisées par 14 tonnes






[2]







 http://edern.be/wordpress/coupe-immonde/ et http://edern.be/wordpress/foot-a-huis-clos/ 






[3]







 Un golf devrait être une entreprise classée Seveso






[4]







 http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&amp;amp;m=3&amp;amp;id=70148&amp;amp;ref=23980&amp;amp;p1=B 


http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/06/25/le-mondial-de-foot-devrait-emettre-28-millions-de-tonnes-de-co2/


  









</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/les-flatulences-du-sport"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/les-flatulences-du-sport</id>
		<issued>2010-07-13T12:16:52Z</issued>
		<modified>2010-07-13T12:16:52Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify"><font size="2"><span id="1279023510355S" style="display: none">&#160;</span>La coupe du monde en Afrique du sud, c’est l’équivalent des émissions de CO² de 200.000 Belges pendant un an.</font><a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span><span><font size="2"> Avec cela, tout est dit.</font></span></a></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Si je reviens en passant là-dessus, c’est parce qu’un lecteur m’a interpellé sur mon manque de respect pour le Sport et le foot en particulier</font><a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"><span><span><span><span>[2]</span></span></span></span></a><font size="2">. Je n’ai rien en particulier contre le sport. C’est comme une religion. Tant qu’il n’exerce aucune influence sur les gens qui n’y adhèrent pas, il n’y a pas de souci. Mais le sport, comme la religion dans une certaine mesure, ne conserve pas cette neutralité. Il y a des gugusses qui souhaiteraient qu’en 2018, les états belges et hollandais consacrent de l’argent à une concentration de fans du ballon rond. No Way. Arrêtons ce cirque.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Je peux concevoir que le sport d’équipe soit une école de vie pour des jeunes, comme peuvent l’être des mouvements de jeunesse ou des groupements de découverte de la nature, de la citoyenneté.&#160;Pour le reste, le sport n’a pas plus beaucoup de vertus formatrices et ne sert plus à grand chose, si ce n’est à l’étude clinique des injections de substance, pour établir la meilleure manière de dépenser un pognon dingue ou d’être désagréable avec autrui. Et dans ses «&#160;grands messes&#160;», il serait plutôt néfaste à l’environnement, à la vie sociale et aux budgets des états.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Certes, diront certains esprits joyeux, tout cela est peut –être vrai, mais il faut tenir compte de l’impact positif pour le pays organisateur et pour le pays victorieux. J’ai déjà dit tous mes doutes dans une précédente chronique sur les retombées pour la population sud-africaine. Pour l’Espagne, beaucoup sont convaincus que cela fera revenir les investisseurs. (On pourrait douter de la saine gestion d’un entrepreneur pour qui une victoire sportive invaliderait les résultats d’une analyse économique.)&#160;Ainsi donc, une manifestation payée par des Africains, financée en partie par la dégradation du climat, profiterait à un seul pays, gagnant d’un gros lot.&#160;Je trouverais très sain d’attribuer les 2, 8 millions de CO² émis à l’Espagne. Repartir avec la coupe et les crasses qui vont avec donnerait à réfléchir.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Il est donc temps qu’en matière de sport, nous arrêtions de délirer… et que nous devenions cohérents. &#160;La réduction des gaz à effets de serre passe aussi par la suppression des allers-retours des élus &#160;en avion pour un match de foot. J’ai déjà parlé des cyclistes, mais il y a aussi les skieurs et les joueurs de golf</font><a title="" href="#_ftn3" name="_ftnref3"><span><span><span><span>[3]</span></span></span></span></a><font size="2"> et tous les autres. Quand un j’entends un fondu du motocross se plaindre, à la fermeture d’un terrain privé,&#160;squatté par ses semblables, du manque d’intérêt des autorités pour leur sport, je dis «&#160;Basta, la coupe est pleine&#160;». Mes impôts n’ont pas à financer cette prédation. En fait, la solution serait, comme pour d’autres domaines, la relocalisation. Plutôt les provinciales que la ligue des champions.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Repenser les sports comme une industrie polluante</font><a title="" href="#_ftn4" name="_ftnref4"><span><span><span><span>[4]</span></span></span></span></a><font size="2"> permettrait de déterminer l’acceptable en la matière. Et pour ceux qui entreraient dans ces critères d’acceptabilité, penser à les relocaliser serait la seconde étape.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Encore un doux rêve.</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Denis MARION</font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><font size="2">Entrepreneur sans but lucratif.</font></div>
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</font>
<div id="ftn1">
<div><a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a><font size="2"> 2.800.000 tonnes divisées par 14 tonnes</font></div>
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<div id="ftn2">
<div><a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"><span><span><span><span>[2]</span></span></span></span></a><font size="2"> <a href="http://edern.be/wordpress/coupe-immonde/">http://edern.be/wordpress/coupe-immonde/</a> et <a href="http://edern.be/wordpress/foot-a-huis-clos/">http://edern.be/wordpress/foot-a-huis-clos/</a> </font></div>
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<div><a title="" href="#_ftnref3" name="_ftn3"><span><span><span><span>[3]</span></span></span></span></a><font size="2"> Un golf devrait être une entreprise classée Seveso</font></div>
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	<entry>
		<title>Air chaud et jambes épilées.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">A Beauvechain, 60.000 gugusses ont passé leur week-end, à observer des bourrins faire des culbutes plutôt que de s&apos;envoyer en l&apos;air, 40.000 de moins que prévu. Mais même à 100.000, cela ferait un peu trop de CO² lâché dans l&apos;air par tête de pipe. L&apos;Air Show ne se sent pas concerné par sa pollution manifeste et ce n&apos;est pas les ho et les ha de l&apos;assistance qui compensent les émissions de gaz à effet de serre. Le Tour du Flanc, c&apos;est le même. Treize cents bagnoles pour quelques cyclistes, cela fait cher en pollution le coup de pédale[1] et la minute de spectacle. Ne parlons pas des coupes de foot et des championnats de F1. Le pétrole se perd dans les océans et se gaspille dans l&apos;air 


Qu&apos;importe ! Dehors les rabat-joie. Nous nous amusons, c&apos;est bien notre droit. Brulons l&apos;or noir jusqu&apos;à sa dernière goutte.


 


Mais la dernière goutte est peut-être bien plus proche que nous pensons. Même les huiles du Pentagone américain s&apos;inquiètent.



Un rapport préparé par le haut commandement unifié des forces étasuniennes, publié par le Guardian de Londres la semaine dernière, conclut que la planète aura dépassé le «pic pétrolier» d&apos;ici deux ou trois ans, ce qui va engendrer une pression sur les prix. Ceux-ci devraient se stabiliser autour de 100 $ le baril. Selon ce rapport, l&apos;essentiel de la pression sur la demande proviendra de pays comme la Chine et l&apos;Inde.


Le Pentagone estime que le ralentissement de la production mondiale frappera surtout les pays dont l&apos;économie est fragile, ce qui risque d&apos;exacerber les tensions politiques actuelles et de frapper durement l&apos;économie de la Chine et de l&apos;Inde.


L&apos;Agence internationale de l&apos;énergie ne partage pas le point de vue pessimiste des militaires et ne voit poindre aucune pénurie avant 2030. Mais cette évaluation ne ferait pas consensus au sein de cette organisation.


Les militaires étasuniens sont les plus gros consommateurs uniques de pétrole dans le monde. En 2008, ils ont acheté pour 16 milliards de dollars de produits pétroliers. Leur consommation moyenne atteint 300 000 barils par jour, ce qui en fait l&apos;armée la plus énergivore de la planète, au point que certaines études y voient son principal talon d&apos;Achille à moyen terme.[2]





 


Si les militaires s&apos;inquiètent, c&apos;est moins pour la planète que pour leur position. Le constat est néanmoins là.


 


D&apos;aucuns diront que la raréfaction du pétrole conduira à une diminution des émissions de gaz à effets de serre. Tout cela sera alors résolu. Truisme !


Quand nous aurons brûlé les dernières gouttes, le climat sera sans doute cul par-dessus de tête. Et insuffisamment préparé, nous ne pourrons pas faire face aux réalités énergétiques et climatiques.


 


Il faut que la transition vers une société moins polluante et moins énergivore se fasse. A tous les niveaux. Ce n&apos;est pas parce que le Pentagone a obtenu que ses activités, guerre et paix confondues, ne soient pas comptabilisées dans les quotas de CO² attribués aux Etats-Unis[3]n&apos;empêche 22 gars et leurs supporters de bien s&apos;amuser sur une prairie voisine et pour les exhibitionnistes du mollet de se produire sans les relents sonores d&apos;une marque de montre.


 


Ce n&apos;est pas parce que l&apos;on fait autrement que cela n&apos;est pas amusant.


 


Denis Marion


Entrepreneur sans but lucratif.


 


PS. J&apos;ai perdu ma casquette « Rik Van Looy » lors de la flèche wallonne de 1968. Quelqu&apos;un l&apos;aurait-il retrouvée ?      


 




[1] Ils sont entrés en Brabant wallon par Wavre à 12h50, hier. Dix minutes plus tard, le spectacle était fini.


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=38903678






[2] http://www.ledevoir.ca/environnement/actualites-sur-l-environnement/287871/energivore-l-armee-americaine-veut-reduire-ses-emissions-de-ges


 






[3] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=16843


 







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/air-chaud-et-jambes-epilees"/>
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		<issued>2010-07-07T12:05:02Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify">A Beauvechain, 60.000 gugusses ont passé leur week-end, à observer des bourrins faire des culbutes plutôt que de s’envoyer en l’air, 40.000 de moins que prévu. Mais même à 100.000, cela ferait un peu trop de CO² lâché dans l’air par tête de pipe. L’Air Show ne se sent pas concerné par sa pollution manifeste et ce n’est pas les ho et les ha de l’assistance qui compensent les émissions de gaz à effet de serre. Le Tour du Flanc, c’est le même. Treize cents bagnoles pour quelques cyclistes, cela fait cher en pollution le coup de pédale<a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> et la minute de spectacle. Ne parlons pas des coupes de foot et des championnats de F1.&#160;Le pétrole se perd dans les océans et se gaspille dans l’air…</div>
<div style="text-align: justify">Qu’importe&#160;! Dehors les rabat-joie. Nous nous amusons, c’est bien notre droit. Brulons l’or noir jusqu’à sa dernière goutte.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Mais la dernière goutte est peut-être bien plus proche que nous pensons. Même les huiles du Pentagone américain s’inquiètent.</div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify">Un rapport préparé par le haut commandement unifié des forces étasuniennes, publié par le Guardian de Londres la semaine dernière, conclut que la planète aura dépassé le «pic pétrolier» d'ici deux ou trois ans, ce qui va engendrer une pression sur les prix. Ceux-ci devraient se stabiliser autour de 100 $ le baril. Selon ce rapport, l'essentiel de la pression sur la demande proviendra de pays comme la Chine et l'Inde.</div>
<div style="text-align: justify">Le Pentagone estime que le ralentissement de la production mondiale frappera surtout les pays dont l'économie est fragile, ce qui risque d'exacerber les tensions politiques actuelles et de frapper durement l'économie de la Chine et de l'Inde.</div>
<div style="text-align: justify">L'Agence internationale de l'énergie ne partage pas le point de vue pessimiste des militaires et ne voit poindre aucune pénurie avant 2030. Mais cette évaluation ne ferait pas consensus au sein de cette organisation.</div>
<div style="text-align: justify">Les militaires étasuniens sont les plus gros consommateurs uniques de pétrole dans le monde. En 2008, ils ont acheté pour 16 milliards de dollars de produits pétroliers. Leur consommation moyenne atteint 300 000 barils par jour, ce qui en fait l'armée la plus énergivore de la planète, au point que certaines études y voient son principal talon d'Achille à moyen terme.<a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"><b>[2]</b></a></div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Si les militaires s’inquiètent, c’est moins pour la planète que pour leur position. Le constat est néanmoins là.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">D’aucuns diront que la raréfaction du pétrole conduira à une diminution des émissions de gaz à effets de serre. Tout cela sera alors résolu. Truisme&#160;!</div>
<div style="text-align: justify">Quand nous aurons brûlé les dernières gouttes, le climat sera sans doute cul par-dessus de tête. Et insuffisamment préparé, nous ne pourrons pas faire face aux réalités énergétiques et climatiques.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Il faut que la transition vers une société moins polluante et moins énergivore se fasse.&#160;A tous les niveaux. Ce n’est pas parce que le Pentagone a obtenu que ses activités, guerre et paix confondues, ne soient pas comptabilisées dans les quotas de CO² attribués aux Etats-Unis<a title="" href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>n’empêche 22 gars et leurs supporters de bien s’amuser sur une prairie voisine et pour les exhibitionnistes du mollet de se produire sans les relents sonores d’une marque de montre.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Ce n’est pas parce que l’on fait autrement que cela n’est pas amusant.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Denis Marion</div>
<div style="text-align: justify">Entrepreneur sans but lucratif.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">PS. J’ai perdu ma casquette «&#160;Rik Van Looy&#160;» lors de la flèche wallonne de 1968. Quelqu’un l’aurait-il retrouvée&#160;?<font size="2">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </font></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div><hr width="33%" align="left" size="1" />
<div id="ftn1">
<div style="text-align: justify"><a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Ils sont entrés en Brabant wallon par Wavre à 12h50, hier. Dix minutes plus tard, le spectacle était fini.</div>
<div style="text-align: justify"><a href="http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=38903678">http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=38903678</a></div>
</div>
<div id="ftn2">
<div style="text-align: justify"><a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="http://www.ledevoir.ca/environnement/actualites-sur-l-environnement/287871/energivore-l-armee-americaine-veut-reduire-ses-emissions-de-ges">http://www.ledevoir.ca/environnement/actualites-sur-l-environnement/287871/energivore-l-armee-americaine-veut-reduire-ses-emissions-de-ges</a></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
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<div style="text-align: justify"><a title="" href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=16843">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=16843</a></div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
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		<title>Bobonne, t&apos;attends la pension pour dégager du trottoir ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Brussels Studies vient de sortir une intéressante étude[1]







 dont les conclusions devraient être plus largement diffusées. Cela permettrait à chacun d&apos;entre nous de mieux comprendre la vie de notre société, de moins fantasmer. Cela permettrait de démonter certains discours politiques, mais aussi de nous rappeler notre responsabilité.


 


Mon propos n&apos;est bien entendu pas de nier la réalité d&apos;une insécurité ou d&apos;un sentiment d&apos;insécurité. Même si l&apos;importance qu&apos;il leur est donné est fonction de la mentalité de chacun, il n&apos;en reste pas moins qu&apos;elles nous touchent tous et que nous souhaitons en diminuer la pression. Nous pouvons bien entendu débattre de la manière d&apos;arriver à ce résultat. Est-ce affaire de politique judiciaire, de répression, de prévention, de rapport de société, de politique sociale ? Chacun, selon son courant politique, ses convictions personnelles, aura une approche différente. Cependant, il est des éléments de réflexion qui nous renvoie directement à nos propres comportements.





 Indépendamment d&apos;une estimation de la fréquence des infractions dont eux ou leurs proches auraient été victimes, il a été demandé aux personnes de désigner, parmi une liste de dix-sept, quels comportements ils considéraient comme problématiques dans leur quartier. Ces données reflètent un souci par rapport à une situation, que celle-ci soit quantitativement importante ou non. Huit problèmes recueillent plus de 20% de réponses « tout-à-fait » à Bruxelles. Parmi elles, trois concernent la circulation automobile, deux des vols (cambriolages et vols dans les voitures) et trois la dégradation du quartier (objets qui traînent en rue, murs salis et destruction de mobilier urbain). Sur les huit problèmes, six concernent donc des questions relevant davantage de la qualité de vie que de la délinquance au sens où ce mot est communément entendu. Ces chiffres indiquent à la fois qu&apos;une importante proportion des Bruxellois s&apos;accorde à identifier une série de problèmes qu&apos;ils vivent au quotidien et que ceux-ci ne concernent que peu des questions de délinquance à proprement parler[2].





Ainsi ai-je repris cette liste de comportements et leur pourcentage respectifs. Riche d&apos;enseignement.





    Cambriolages      (35%) 



    Vols dans les      voitures (35%)



    Conduite      agressive (33%)



    Vitesse non      adaptée du trafic (31%)



    Objets qui      traînent dans la rue (29%)



    Murs et/ou      bâtiments salis (26%) 



    Destruction des      cabines tél./abribus (24%)



    Nuisances      sonores dues au trafic (22%)





Hormis les points 1, 2 et 7, qui relèvent de la délinquance « classique », les autres relèveraient d&apos;une délinquance que j&apos;appellerais « citoyenne », de ce que certains nomment un manque de civisme, aussi galvaudé soit le terme, d&apos;un manque de respect. Quand des dames bien mises tiennent salon dans une voiture garée sur un trottoir devant une école, obligeant les piétons à les contourner, ne concourent-elles pas à un sentiment d&apos;insécurité ? Quand un expert-comptable, sur une Harley-Davidson, passe pétaradant, négligeant les limitations, les habitants d&apos;un village sont-ils en droit de parler de sentiment d&apos;insécurité ? Quand un automobiliste qui affirme sur son véhicule défendre les droits des enfants passe en trombe dans une « zone trente », que doit-on penser ? Quand un honnête citoyen utilise son joli coupé pour aller déposer ses déchets verts le long des chemins, qu&apos;est-ce donc ?




Cette délinquance citoyenne n&apos;est pas le fait de la « lie de la société » comme se complaisent à affirmer certains. Les deux dames qui conversaient étaient de bonnes bourgeoises qui ne se troublaient pas de la situation. L&apos;expert-comptable est certainement un homme de rigueur quand il s&apos;agit de ses chiffres. Les droits des enfants sont sans doute avant tout théoriques. Et les déchets verts sont biodégradables invoquera-t-on.




D&apos;aucuns avanceront que c&apos;est le fait d&apos;un nombre limité de personne. Ben tiens  Exonération de responsabilité. Renvoi à autrui. Jamais coupable. 




Ce sont pourtant typiquement des problèmes que nous pouvons résoudre par nous-mêmes en adoptant des comportements adéquats ou en exerçant ce contrôle social tant dénigré. Pourquoi faudrait-il fermer sa g  quand un c... justifie son comportement par des arguments captieux ? 




Aidez les bobonnes et les experts-comptables à ne pas verser dans la délinquance. Ouvrez-la !




 


Denis MARION


Entrepreneur sans but lucratif.


 


PS. Un petit plaisir : une association dans laquelle je suis impliqué, Trop de Bruit en Brabant wallon, vient d&apos;obtenir le prix des associations décerné par Inter-environnement Wallonie, preuve que la démarche citoyenne, si elle est parfois hésitante, est néanmoins possible.




 


 


 


 


 


 


 


 




[1]







 Christophe Mincke, Insécurité et sentiment d&apos;insécurité à Bruxelles, Les enseignements du Moniteur de sécurité








[2]







 Christophe Mincke, Insécurité et sentiment d&apos;insécurité à Bruxelles, Les enseignements du Moniteur de sécurité









</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/bobonne-t-attends-la-pension-pour-degager-du-trottoir"/>
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		<issued>2010-06-30T15:22:06Z</issued>
		<modified>2010-06-30T15:22:06Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Brussels Studies vient de sortir une intéressante étude<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a> dont les conclusions devraient être plus largement diffusées. Cela permettrait à chacun d’entre nous de mieux comprendre la vie de notre société, de moins fantasmer. Cela permettrait de démonter certains discours politiques, mais aussi de nous rappeler notre responsabilité.</div>
<p style="text-align: justify;">&#160;</p>
<div style="text-align: justify;"><span>Mon propos n’est bien entendu pas de nier la réalité d’une insécurité ou d’un sentiment d’insécurité.&#160;Même si l’importance qu’il leur est donné est fonction de la mentalité de chacun, il n’en reste pas moins qu’elles nous touchent tous et que nous souhaitons en diminuer la pression. Nous pouvons bien entendu débattre de la manière d’arriver à ce résultat. Est-ce affaire de politique judiciaire, de répression, de prévention, de rapport de société, de politique sociale&#160;? Chacun, selon son courant politique, ses convictions personnelles, aura une approche différente. Cependant, il est des éléments de réflexion qui nous renvoie directement à nos propres comportements.</span></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">&#160;Indépendamment d’une estimation de la fréquence des infractions dont eux ou leurs proches auraient été victimes, il a été demandé aux personnes de désigner, parmi une liste de dix-sept, quels comportements ils considéraient comme problématiques dans leur quartier. Ces données reflètent un souci par rapport à une situation, que celle-ci soit quantitativement importante ou non. Huit problèmes recueillent plus de 20% de réponses « tout-à-fait » à Bruxelles. Parmi elles, trois concernent la circulation automobile, deux des vols (cambriolages et vols dans les voitures) et trois la dégradation du quartier (objets qui traînent en rue, murs salis et destruction de mobilier urbain). Sur les huit problèmes, six concernent donc des questions relevant davantage de la qualité de vie que de la délinquance au sens où ce mot est communément entendu. Ces chiffres indiquent à la fois qu’une importante proportion des Bruxellois s’accorde à identifier une série de problèmes qu’ils vivent au quotidien et que ceux-ci ne concernent que peu des questions de délinquance à proprement parler<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a>.</div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span>Ainsi ai-je repris cette liste de comportements et leur pourcentage respectifs. Riche d’enseignement.</span></div>
<ol type="1" start="1">
    <li style="text-align: justify;"><span>Cambriolages      (35%) </span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Vols dans les      voitures (35%)</span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Conduite      agressive (33%)</span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Vitesse non      adaptée du trafic (31%)</span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Objets qui      traînent dans la rue (29%)</span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Murs et/ou      bâtiments salis (26%) </span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Destruction des      cabines tél./abribus (24%)</span></li>
    <li style="text-align: justify;"><span>Nuisances      sonores dues au trafic (22%)</span></li>
</ol>
<div style="text-align: justify;"><span>Hormis les points 1, 2 et 7, qui relèvent de la délinquance «&#160;classique&#160;»,&#160;les autres relèveraient d’une délinquance que j’appellerais «&#160;citoyenne&#160;», de ce que certains nomment un manque de civisme, aussi galvaudé soit le terme, d’un manque de respect. Quand des dames bien mises tiennent salon dans une voiture garée sur un trottoir devant une école, obligeant les piétons à les contourner, ne concourent-elles pas à un sentiment d’insécurité&#160;? Quand un expert-comptable, sur une Harley-Davidson, passe pétaradant, négligeant les limitations, les habitants d’un village sont-ils en droit de parler de sentiment d’insécurité&#160;?&#160;Quand un automobiliste qui affirme sur son véhicule défendre les droits des enfants passe en trombe dans une «&#160;zone trente&#160;», que doit-on penser&#160;? Quand un honnête citoyen utilise son joli coupé pour aller déposer ses déchets verts le long des chemins, qu’est-ce donc&#160;?</span></div>
<p style="text-align: justify;"><span>Cette délinquance citoyenne n’est pas le fait de la «&#160;lie de la société&#160;» comme se complaisent à affirmer certains. Les deux dames qui conversaient étaient de bonnes bourgeoises qui ne se troublaient pas de la situation. L’expert-comptable est certainement un homme de rigueur quand il s’agit de ses chiffres. Les droits des enfants sont sans doute avant tout théoriques. Et les déchets verts sont biodégradables invoquera-t-on.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>D’aucuns avanceront que c’est le fait d’un nombre limité de personne. Ben tiens… Exonération de responsabilité.&#160;Renvoi à autrui. Jamais coupable. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Ce sont pourtant typiquement des problèmes que nous pouvons résoudre par nous-mêmes en adoptant des comportements adéquats ou en exerçant ce contrôle social tant dénigré. Pourquoi faudrait-il fermer sa g…&#160;quand un c... justifie son comportement par des arguments captieux&#160;? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Aidez les bobonnes et les experts-comptables à ne pas verser dans la délinquance. Ouvrez-la&#160;!</span></p>
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<div style="text-align: justify;">Denis MARION</div>
<div style="text-align: justify;">Entrepreneur sans but lucratif.</div>
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<p style="text-align: justify;"><span>PS. Un petit plaisir&#160;: une association dans laquelle je suis impliqué, Trop de Bruit en Brabant wallon, vient d’obtenir <a href="http://tropdebruit.be/news/l-asbl-trop-de-bruit-en-brabant-wallon-recompensee-par-la-federation-inter-environnement-wallonie">le prix des associations</a> décerné par Inter-environnement Wallonie, preuve que la démarche citoyenne, si elle est parfois hésitante, est néanmoins possible.</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a> <span><a href="http://brusselsstudies.be/PDF/FR_126_BruS39FR.pdf">Christophe Mincke, Insécurité et sentiment d’insécurité à Bruxelles,&#160;Les enseignements du Moniteur de sécurité</a></span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span><span><span><span>[2]</span></span></span></span></a> <span><a href="http://brusselsstudies.be/PDF/FR_126_BruS39FR.pdf">Christophe Mincke, Insécurité et sentiment d’insécurité à Bruxelles,&#160;Les enseignements du Moniteur de sécurité</a></span></p>
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		<title>Le nez dans la m...</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">par Pierre Titeux



Le  pétrole, ça tache, ça colle, ça pue. Autrement dit, le pétrole, ça  pollue. L&apos;affirmation peut paraître une évidence voire une lapalissade,  pourtant, depuis le 20 avril dernier, elle paraît avoir valeur de  révélation. Ce jour-là, la plate-forme de forage Deepwater Horizon  installée dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, explosa,  coûtant la vie à 11 ouvriers dont le souvenir fut rapidement emporté par  les 2 à 3 millions de litres de brut se déversant quotidiennement dans  la mer.  Propriété de Transocean, leader mondial du forage offshore abritant ses  plus-values sous le statut défiscalisé des îles Caïman, la plateforme  était exploitée par BP qui multiplia les tentatives et procédés aussi  expérimentaux que révolutionnaires pour colmater la fuite. En vain. Les  nappes d&apos;hydrocarbure n&apos;ont cessé de s&apos;étendre et de se multiplier avant  de toucher les côtes américaines où le constat fut posé : cette  saloperie de pétrole tache, colle et pue...


Ainsi donc, l&apos;Homo Occidentalis a  atteint un tel niveau de suffisance et de cécité qu&apos;il doit avoir le nez  dans la m... pour constater que celle-ci n&apos;a rien de ragoûtant. Il lui  faut des plages souillées, des oiseaux englués, des poissons asphyxiés  et des écosystèmes mutilés pour se rappeler que ce pétrole dont il  devenu accro fait payer cher   au propre comme au figuré   sa  toute-puissance.


Eh non, M&apos;sieurs-Dames, les publicités ont beau nous  vendre des stations-services propres et coquettes, des carburants aux  effluves vertes et des échappements rejetant fleurs et papillons, le  pétrole ce n&apos;est pas propre, ça ne sent pas bon et ce n&apos;est pas  inoffensif. Par ailleurs, il exige un sacré boulot, des risques plus ou  moins mesurés et des manipulations jamais sans nuisances avant d&apos;arriver  dans notre réservoir... Autant de réalités dont la facilité d&apos;accès et  le confort d&apos;usage dont nous bénéficions aujourd&apos;hui ont une fâcheuse  tendance à nous couper. Faire le plein mais aussi allumer une lampe,  tourner un robinet ou tirer une chasse d&apos;eau sont devenus des gestes  banals, des automatismes dont nous n&apos;avons plus la moindre conscience  des impacts en amont ou en aval. Or, rien de tout cela n&apos;est innocent ;  par-delà le prix qui nous sera facturé, chacun de ces actes a un coût  environnemental et social. Et ce n&apos;est pas parce que notre  responsabilité est (très) diluée qu&apos;elle doit être ignorée.


Il est aujourd&apos;hui de bon ton de stigmatiser BP, ses  imprudences et ses manquements aux règles, mais il serait trop facile  d&apos;en faire un bouc-émissaire unique coupable d&apos;une catastrophe que nous  devons refuser de considérer comme évitable. D&apos;une part, nous sommes  tous les clients avides de BP   ou d&apos;un autre pétrolier, peu importe  ,  demandeurs d&apos;une énergie abondante et bon-marché peu soucieux des  conditions permettant que cette demande soit satisfaite. D&apos;autre part,  n&apos;en déplaise à nos fantasmes de domination par la science et la  technique, le risque zéro n&apos;existe pas et n&apos;existera jamais, l&apos;accident  fera toujours partie de la donne avec laquelle nous devrons jouer.


S&apos;il conviendra d&apos;analyser les circonstances de la  catastrophe de Deepwater Horizon afin d&apos;en déterminer les  responsabilités et tenter d&apos;obtenir les  dommages et intérêts  qui  permettront de réparer ce qui peut l&apos;être, il serait regrettable que  nous en restions là.  Il faudrait aussi et surtout avoir   enfin   le courage de sortir du  deni dans lequel nous nous complaisons et la lucidité de nous confronter  à un choix dont nous ne pourrons indéfiniment reporter l&apos;échéance :  sommes-nous prêts à revoir notre mode de vie pour en réduire le coût  environnemental et social ou sommes-nous au contraire disposés à payer  un prix de plus en plus fort pour ne rien changer ? C&apos;est là en effet la  seule question qui vaille et qui nous permettra de sortir de la  schizophrénie dans laquelle nous nous complaisons en voulant croire que  nous pourrons continuer sur la même voie sans devoir en assumer les  désagréables conséquences ...


La position de Barack Obama apparaît d&apos;ailleurs  symptomatique de ce dilemme devant lequel nous sommes aujourd&apos;hui.  Quelques semaines avant l&apos;explosion de Deepwater Horizon, le Président  américain avait en effet communiqué son intention d&apos;autoriser les  forages pétroliers en mer au nord de l&apos;Alaska, dans une région glaciaire  où les spécialistes s&apos;accordent à considérer que tout incident  sous-marin serait quasiment insoluble. Le programme énergétique de son  administration prévoyait par ailleurs le développement de nouvelles  installations off-shore au large des côtes US, notamment dans le Golfe  du Mexique. On peut dès lors douter, sans risquer le procès d&apos;intention,  que le moratoire de six mois décrété par BO sous le coup de l&apos;émotion    et qui vient d&apos;être déclaré illégal par la justice américaine   passe  le cap de l&apos;effet d&apos;annonce...


Cette schizophrénie tiraillant Obama (et bien  d&apos;autres !) entre pulsions environnementales et comportements  économiques se double d&apos;une approche quasi autistique refermant le  décideur sur son univers politique. Ainsi, lors d&apos;un discours prononcé  le 28 mai en Louisiane, le président Barack déclara :  J&apos;ai  eu tort d&apos;autoriser les forages en pensant que les compagnies  pétrolières travaillaient de concert pour éviter les pires scénarios. Ce  n&apos;était pas une simple croyance aveugle de ma part : jusque là, dans le  Golfe, tout s&apos;était plutôt bien passé.  [1]  Plutôt bien passé , vraiment ?


Le 3 juin 1979, une fuite importante se déclara sur le  puit Ixtoc-1 géré par la plateforme Sedco 135F et situé dans la baie de  Campeche, à proximité immédiate des côtes mexicaines. L&apos;écoulement de  pétrole ne put être stoppé que le... 23 mars 1980, soit après 295 jours.  On estime que quelque 3,5 millions de barils   soit plus de 550  millions de litres   se répandirent alors dans la mer [2]. A titre de comparaison, Deepwater  Horizon aurait jusqu&apos;à présent déversé environ 1,3 millions de barils  (207 millions de litres). Il faut une sacrée dose de mauvaise foi, de  méconnaissance du dossier et/ou de culot populiste pour affirmer face à  ce bilan qui fait de Sedco 135F la plus importante marée noire du XXème  siècle que  jusque là, dans le Golfe, tout s&apos;était  plutôt bien passé ... !


Il est vrai que les autorités américaines et mexicaines  s&apos;entendirent pour garder la chose relativement confidentielle et y  réussirent d&apos;autant plus facilement que seule une infime partie des  rejets arriva jusqu&apos;aux côtes. Mais le désastre environnemental n&apos;en fut  pas moins majeur. D&apos;une part, le feu ayant été utilisé comme arme  essentielle contre cette marée noire, d&apos;importantes quantités de  brut   furent brûlées, émettant dans l&apos;atmosphère une masse considérable de  polluants. D&apos;autre part, près de 90% des organismes vivants localisés  dans la zone de l&apos;accident furent détruits. Mais les destructions loin  des yeux restent aussi loin du coeur...


Dans le même ordre d&apos;idée, qui sait   et, a fortiori, se  soucie du fait   que l&apos;exploitation pétrolière terrestre opérée au  Nigéria génère chaque année depuis plus de quarante ans une pollution  équivalent à 40 millions de litres ? Tout au plus les médias nous  offrent-ils ponctuellement quelques images spectaculaires lorsqu&apos;une de  ces fuites dégénère en explosion meurtrière. Mais pour le reste,  silenzio stampa... C&apos;est l&apos;omerta. Pourtant, 40 millions de litres, cela  équivaut approximativement à ce qui s&apos;échappa des soutes de l&apos;Exxon  Valdez après qu&apos;il se fut échoué sur la côte de l&apos;Alaska une nuit de  mars 1989. Un événement qui bénéficia d&apos;une couverture médiatique  retentissante et déboucha sur un procès au cours duquel les dommages et  intérêts se négocièrent en milliards de dollars. Les Nigérians, eux,  pataugent non seulement dans le brut mais aussi dans l&apos;indifférence  générale. Loin des yeux, loin du coeur et loin du portefeuille... Comme  si la détresse d&apos;un Albatros au Nord valait plus que celle d&apos;un être  humain au Sud. Comme si ce désastre environnemental et sanitaire était  considéré consubstantiel à un pays où l&apos;espérance de vie n&apos;excède pas 46  ans, où 65% de la population urbaine vit dans des bidonvilles, où 1  enfant sur dix meurt à la naissance et 2 sur dix n&apos;atteint pas l&apos;âge de 5  ans... [3]


Pour en revenir à Deepwater Horizon, il faut savoir que  son exploitation impliquait de descendre à 1.525 mètres sous le niveau  de la mer puis de forer à 4.500 mètres ; la pression au débouché du  puits atteignait 300 bars (environ 300 fois la pression atmosphérique).  Des chiffres impressionnants mais qui ne constituent pas pour autant des  extrêmes. Le Golfe du Mexique, réputé pour ses records en matière  d&apos;exploitation pétrolière, abrite ainsi des puits qui traversent jusqu&apos;à  7.000 mètres de sédiments et de roches sous 3.000 mètres d&apos;eau avec des  pressions de 1.000 bars... Tout aussi édifiant apparaît le nombre de  puits d&apos;ores et déjà en exploitation dans ce Golfe du Mexique : plus de  4.000 ! Comment peut-on croire, dans un tel contexte, que les incidents,  accidents et catastrophes sont évitables ?


Le pétrole, ça tache, ça colle, ça pue, ça pollue...  Deepwater Horizon aujourd&apos;hui, l&apos;Exxon Vadez, l&apos;Amoco Cadiz ou l&apos;Erika  hier, des événements dramatiques nous le rappellent ponctuellement en  nous mettant le nez dans la réalité. Notre capacité de déni est  toutefois telle que nous refusons de voir les évidences qui affleurent  sous la surface des choses. Car c&apos;est une évidence que l&apos;industrie  pétrolière est intrinsèquement polluante et dangereuse, un état que les  exigences de performances industrielles liées à la raréfaction de la  ressource ne feront que renforcer. Et c&apos;est une autre évidence  qu&apos;au-delà des nuisances à grande échelle enregistrées lors des  catastrophes, le pétrole mène un travail de sape quotidien contre notre  environnement, notre espace de vie, qu&apos;il asphyxie progressivement. La  négation de cette évidence-là est d&apos;autant plus grave que le mal se  répand de manière insidieuse mais inexorable. Et cette fois, lorsque  nous aurons le nez dans la m..., il sera malheureusement trop tard.




---------


[1] Cité dans  Rue 89 , n°1,  juillet 2010, p.71


[2] Source : www.oilrigdisasters.co.uk


[3] Sources : www.statistiques-mondiales.com

</summary>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p class="spip" style="text-align: justify;"><a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648">par Pierre Titeux</a><br />
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Le  pétrole, ça tache, ça colle, ça pue. Autrement dit, le pétrole, ça  pollue. L’affirmation peut paraître une évidence voire une lapalissade,  pourtant, depuis le 20 avril dernier, elle paraît avoir valeur de  révélation. Ce jour-là, la plate-forme de forage Deepwater Horizon  installée dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, explosa,  coûtant la vie à 11 ouvriers dont le souvenir fut rapidement emporté par  les 2 à 3 millions de litres de brut se déversant quotidiennement dans  la mer.  Propriété de Transocean, leader mondial du forage offshore abritant ses  plus-values sous le statut défiscalisé des îles Caïman, la plateforme  était exploitée par BP qui multiplia les tentatives et procédés aussi  expérimentaux que révolutionnaires pour colmater la fuite. En vain. Les  nappes d’hydrocarbure n’ont cessé de s’étendre et de se multiplier avant  de toucher les côtes américaines où le constat fut posé&#160;: cette  saloperie de pétrole tache, colle et pue...</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ainsi donc, l’Homo Occidentalis a  atteint un tel niveau de suffisance et de cécité qu’il doit avoir le nez  dans la m... pour constater que celle-ci n’a rien de ragoûtant. Il lui  faut des plages souillées, des oiseaux englués, des poissons asphyxiés  et des écosystèmes mutilés pour se rappeler que ce pétrole dont il  devenu accro fait payer cher – au propre comme au figuré – sa  toute-puissance.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Eh non, M’sieurs-Dames, les publicités ont beau nous  vendre des stations-services propres et coquettes, des carburants aux  effluves vertes et des échappements rejetant fleurs et papillons, le  pétrole ce n’est pas propre, ça ne sent pas bon et ce n’est pas  inoffensif. Par ailleurs, il exige un sacré boulot, des risques plus ou  moins mesurés et des manipulations jamais sans nuisances avant d’arriver  dans notre réservoir... Autant de réalités dont la facilité d’accès et  le confort d’usage dont nous bénéficions aujourd’hui ont une fâcheuse  tendance à nous couper. Faire le plein mais aussi allumer une lampe,  tourner un robinet ou tirer une chasse d’eau sont devenus des gestes  banals, des automatismes dont nous n’avons plus la moindre conscience  des impacts en amont ou en aval. Or, rien de tout cela n’est innocent&#160;;  par-delà le prix qui nous sera facturé, chacun de ces actes a un coût  environnemental et social. Et ce n’est pas parce que notre  responsabilité est (très) diluée qu’elle doit être ignorée.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il est aujourd’hui de bon ton de stigmatiser BP, ses  imprudences et ses manquements aux règles, mais il serait trop facile  d’en faire un bouc-émissaire unique coupable d’une catastrophe que nous  devons refuser de considérer comme évitable. D’une part, nous sommes  tous les clients avides de BP – ou d’un autre pétrolier, peu importe –,  demandeurs d’une énergie abondante et bon-marché peu soucieux des  conditions permettant que cette demande soit satisfaite. D’autre part,  n’en déplaise à nos fantasmes de domination par la science et la  technique, le risque zéro n’existe pas et n’existera jamais, l’accident  fera toujours partie de la donne avec laquelle nous devrons jouer.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">S’il conviendra d’analyser les circonstances de la  catastrophe de Deepwater Horizon afin d’en déterminer les  responsabilités et tenter d’obtenir les “dommages et intérêts” qui  permettront de réparer ce qui peut l’être, il serait regrettable que  nous en restions là.  Il faudrait aussi et surtout avoir – enfin – le courage de sortir du  deni dans lequel nous nous complaisons et la lucidité de nous confronter  à un choix dont nous ne pourrons indéfiniment reporter l’échéance&#160;:  sommes-nous prêts à revoir notre mode de vie pour en réduire le coût  environnemental et social ou sommes-nous au contraire disposés à payer  un prix de plus en plus fort pour ne rien changer&#160;? C’est là en effet la  seule question qui vaille et qui nous permettra de sortir de la  schizophrénie dans laquelle nous nous complaisons en voulant croire que  nous pourrons continuer sur la même voie sans devoir en assumer les  désagréables conséquences ...</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La position de Barack Obama apparaît d’ailleurs  symptomatique de ce dilemme devant lequel nous sommes aujourd’hui.  Quelques semaines avant l’explosion de Deepwater Horizon, le Président  américain avait en effet communiqué son intention d’autoriser les  forages pétroliers en mer au nord de l’Alaska, dans une région glaciaire  où les spécialistes s’accordent à considérer que tout incident  sous-marin serait quasiment insoluble. Le programme énergétique de son  administration prévoyait par ailleurs le développement de nouvelles  installations off-shore au large des côtes US, notamment dans le Golfe  du Mexique. On peut dès lors douter, sans risquer le procès d’intention,  que le moratoire de six mois décrété par BO sous le coup de l’émotion –  et qui vient d’être déclaré illégal par la justice américaine – passe  le cap de l’effet d’annonce...</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cette schizophrénie tiraillant Obama (et bien  d’autres&#160;!) entre pulsions environnementales et comportements  économiques se double d’une approche quasi autistique refermant le  décideur sur son univers politique. Ainsi, lors d’un discours prononcé  le 28 mai en Louisiane, le président Barack déclara&#160;: “J’ai  eu tort d’autoriser les forages en pensant que les compagnies  pétrolières travaillaient de concert pour éviter les pires scénarios. Ce  n’était pas une simple croyance aveugle de ma part&#160;: jusque là, dans le  Golfe, tout s’était plutôt bien passé.”&#160;[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Cité dans “Rue 89”, n°1, juillet
2010, p.71">1</a>] “Plutôt bien passé”, vraiment&#160;?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 3 juin 1979, une fuite importante se déclara sur le  puit Ixtoc-1 géré par la plateforme Sedco 135F et situé dans la baie de  Campeche, à proximité immédiate des côtes mexicaines. L’écoulement de  pétrole ne put être stoppé que le... 23 mars 1980, soit après 295 jours.  On estime que quelque 3,5 millions de barils – soit plus de 550  millions de litres – se répandirent alors dans la mer&#160;[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] Source :
www.oilrigdisasters.co.uk">2</a>]. A titre de comparaison, Deepwater  Horizon aurait jusqu’à présent déversé environ 1,3 millions de barils  (207 millions de litres). Il faut une sacrée dose de mauvaise foi, de  méconnaissance du dossier et/ou de culot populiste pour affirmer face à  ce bilan qui fait de Sedco 135F la plus importante marée noire du XXème  siècle que “jusque là, dans le Golfe, tout s’était  plutôt bien passé”...&#160;!</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il est vrai que les autorités américaines et mexicaines  s’entendirent pour garder la chose relativement confidentielle et y  réussirent d’autant plus facilement que seule une infime partie des  rejets arriva jusqu’aux côtes. Mais le désastre environnemental n’en fut  pas moins majeur. D’une part, le feu ayant été utilisé comme arme  essentielle contre cette marée noire, d’importantes quantités de “brut”  furent brûlées, émettant dans l’atmosphère une masse considérable de  polluants. D’autre part, près de 90% des organismes vivants localisés  dans la zone de l’accident furent détruits. Mais les destructions loin  des yeux restent aussi loin du coeur...</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans le même ordre d’idée, qui sait – et, a fortiori, se  soucie du fait – que l’exploitation pétrolière terrestre opérée au  Nigéria génère chaque année depuis plus de quarante ans une pollution  équivalent à 40 millions de litres&#160;? Tout au plus les médias nous  offrent-ils ponctuellement quelques images spectaculaires lorsqu’une de  ces fuites dégénère en explosion meurtrière. Mais pour le reste,  silenzio stampa... C’est l’omerta. Pourtant, 40 millions de litres, cela  équivaut approximativement à ce qui s’échappa des soutes de l’Exxon  Valdez après qu’il se fut échoué sur la côte de l’Alaska une nuit de  mars 1989. Un événement qui bénéficia d’une couverture médiatique  retentissante et déboucha sur un procès au cours duquel les dommages et  intérêts se négocièrent en milliards de dollars. Les Nigérians, eux,  pataugent non seulement dans le brut mais aussi dans l’indifférence  générale. Loin des yeux, loin du coeur et loin du portefeuille... Comme  si la détresse d’un Albatros au Nord valait plus que celle d’un être  humain au Sud. Comme si ce désastre environnemental et sanitaire était  considéré consubstantiel à un pays où l’espérance de vie n’excède pas 46  ans, où 65% de la population urbaine vit dans des bidonvilles, où 1  enfant sur dix meurt à la naissance et 2 sur dix n’atteint pas l’âge de 5  ans...&#160;[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nb3" name="nh3" id="nh3" class="spip_note" title="[3] Sources :
www.statistiques-mondiales.com">3</a>]</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour en revenir à Deepwater Horizon, il faut savoir que  son exploitation impliquait de descendre à 1.525 mètres sous le niveau  de la mer puis de forer à 4.500 mètres&#160;; la pression au débouché du  puits atteignait 300 bars (environ 300 fois la pression atmosphérique).  Des chiffres impressionnants mais qui ne constituent pas pour autant des  extrêmes. Le Golfe du Mexique, réputé pour ses records en matière  d’exploitation pétrolière, abrite ainsi des puits qui traversent jusqu’à  7.000 mètres de sédiments et de roches sous 3.000 mètres d’eau avec des  pressions de 1.000 bars... Tout aussi édifiant apparaît le nombre de  puits d’ores et déjà en exploitation dans ce Golfe du Mexique&#160;: plus de  4.000&#160;! Comment peut-on croire, dans un tel contexte, que les incidents,  accidents et catastrophes sont évitables&#160;?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le pétrole, ça tache, ça colle, ça pue, ça pollue...  Deepwater Horizon aujourd’hui, l’Exxon Vadez, l’Amoco Cadiz ou l’Erika  hier, des événements dramatiques nous le rappellent ponctuellement en  nous mettant le nez dans la réalité. Notre capacité de déni est  toutefois telle que nous refusons de voir les évidences qui affleurent  sous la surface des choses. Car c’est une évidence que l’industrie  pétrolière est intrinsèquement polluante et dangereuse, un état que les  exigences de performances industrielles liées à la raréfaction de la  ressource ne feront que renforcer. Et c’est une autre évidence  qu’au-delà des nuisances à grande échelle enregistrées lors des  catastrophes, le pétrole mène un travail de sape quotidien contre notre  environnement, notre espace de vie, qu’il asphyxie progressivement. La  négation de cette évidence-là est d’autant plus grave que le mal se  répand de manière insidieuse mais inexorable. Et cette fois, lorsque  nous aurons le nez dans la m..., il sera malheureusement trop tard.</p>
<div style="text-align: justify;"><br />
---------</div>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="Notes 1">1</a>] Cité dans “Rue 89”, n°1,  juillet 2010, p.71</p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nh2" name="nb2" class="spip_note" title="Notes 2">2</a>] Source&#160;: <a target="_blank" href="http://www.oilrigdisasters.co.uk/" class="spip_out">www.oilrigdisasters.co.uk</a></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3648#nh3" name="nb3" class="spip_note" title="Notes 3">3</a>] Sources&#160;: <a target="_blank" href="http://www.statistiques-mondiales.com/" class="spip_out">www.statistiques-mondiales.com</a></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>A chacun son conservatisme.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">(J&apos;ai commencé cette chronique lundi 14 juin et l&apos;ai nourrie au fil des jours )


La Belgique s&apos;est enfoncée encore un plus dans le conservatisme (mâtiné d&apos;indépendantisme) ces dernières élections. Elle suit en cela ce qui se passe ailleurs en Europe, encore récemment avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, faisant, par certains côtés, de notre (in)continent une citadelle de peur et d&apos;angoisse.


N&apos;est-il pas légitime de s&apos;inquiéter de son avenir, de celui de ses enfants ? N&apos;est-il compréhensible que nous voulions conserver tout ce que nous avons sans que d&apos;autres « qui n&apos;ont rien fait pour » ne viennent nous le piquer ?  C&apos;est parfaitement normal pour l&apos;individu qui a autant de conscience qu&apos;une pierre, qui pense à un avenir à long terme avec des réflexions à court terme, qui manipule le passé pour justifier son présent, niant autant la responsabilité de ses pères que la sienne. Un certain portrait de l&apos;Européen  ou plus simplement du nanti face aux plus démunis.


Je n&apos;ai personnellement pas un avis tranché sur le droit des peuples à disposer d&apos;eux-mêmes ou sur la volonté d&apos;indépendance qui pourrait en découler. D&apos;abord, faudrait-il s&apos;entendre sur ce qu&apos;est un peuple, particulièrement en Belgique, où des chantres du mouvement flamand portent un nom francophone et des leaders wallons, un patronyme flamand. Ensuite, parce les volontés d&apos;indépendance sont plus liées en Europe à des considérations pécuniaires que réellement identitaires ou à qu&apos;à un rejet de la sujétion.


Ainsi donc, le nord du pays s&apos;est plongé dans un conservatisme de droite. Mais le sud est resté progressiste, si tant que cela veuille dire encore quelque chose. Mais il est une chose que les partis gagnants de ces élections ont en commun : la tiédeur face aux questions environnementales. Cela est clair pour la NV-A qui n&apos;a pas repris dans son discours l&apos;intérêt que pouvait avoir la VU pour l&apos;environnement. Le parcours politique et professionnel de son leader ne le pousse pas à considérer cela comme une priorité. De même au PS, il existe une certaine condescendance pour ces matières. Il y a déjà la manière peu élégante avec laquelle un (ancien) ponte du parti, Mr Eerdekens, considère l&apos;écologie. Mais cette caricature n&apos;est peut-être que l&apos;expression d&apos;un sentiment finalement commun dans son parti.


Pierre Titeux dans sa chronique Qui avale une noix de coco doit avoir confiance en son anus... en disait un mot.



Le vendredi 4 juin, la Coalition Climat   plateforme regroupant plus de 80 organisations de la société civile (syndicats ; ONG Nord/Sud, de développement, environnementales... ; mouvements de jeunesse ; etc.) censées représenter un million de personnes   a souhaité « faire entrer le climat dans la campagne » en conviant les présidents de partis à venir « voter pour le climat » sur les marches de la Bourse de Bruxelles, lieu symbolique d&apos;un système au coeur de nos maux. Les partis envoyèrent tous une délégation plus ou moins prestigieuse mais ce qui semble avoir frappé les politiques, plus que les revendications sur lesquelles ils étaient invités à se prononcer, c&apos;est la maigreur de la mobilisation autour de l&apos;événement, ce que le Ministre Magnette venu représenter le PS ne manqua pas de relever avec une pointe d&apos;ironie en disant espérer « que vous serez plus nombreux une prochaine fois ».





Cette ironie ne cache-t-elle finalement ce malaise qu&apos;a le PS, mais pas seulement lui, tous les politiques, je pense, même certains Ecolos, ce malaise face aux défis liés à la dégradation de l&apos;environnement. Nombre d&apos;entre eux sont convaincus que cela constitue un des risques majeurs des deux prochaines décennies. Mais se sentent-ils capables d&apos;expliquer à leurs concitoyens la nécessité de modifier leurs habitudes de vie ? J&apos;en doute. Pourtant, parce que je ne peux qu&apos;être enclin à suivre Pierre Titeux quand il dit que « l&apos;environnement constitue une préoccupation mineure pour une très grande majorité du public », ce serait leur rôle d&apos;expliquer ces enjeux.  Ils le font très bien pour nous expliquer le besoin de rigueur financière, d&apos;allongement de la durée de travail. Mais que les gens crèvent en travaillant soit, mais que l&apos;on ne vienne pas leur enlever leurs paradis artificiels.


On va donc s&apos;accorder à réformer, à modifier nos structures pour simplement continuer dans la même voie sans issue.


Je ne sais pas si c&apos;est comme cela que Daniel Cohn-Bendit entendait le conservatisme des élections en Belgique, mais c&apos;est en tous les cas comme cela que je le vois.


 


Denis Marion


Entrepreneur sans but lucratif.


 


PS. A choisir, Pierre, je préférais que tu t&apos;exhibes nu sur la scène du concours Reine Elizabeth plutôt que immoler devant le 16 rue de Loi. A force peut-être que le message finirait par passer.[1]


 




[1] Dans la même chronique citée plus haut.







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/a-chacun-son-conservatisme"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/a-chacun-son-conservatisme</id>
		<issued>2010-06-16T13:18:38Z</issued>
		<modified>2010-06-16T13:18:38Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">(J’ai commencé cette chronique lundi 14 juin et l’ai nourrie au fil des jours…)</p>
<p style="text-align: justify;">La Belgique s’est enfoncée encore un plus dans le conservatisme (mâtiné d’indépendantisme) ces dernières élections. Elle suit en cela ce qui se passe ailleurs en Europe, encore récemment avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, faisant, par certains côtés, de notre (in)continent une citadelle de peur et d’angoisse.</p>
<p style="text-align: justify;">N’est-il pas légitime de s’inquiéter de son avenir, de celui de ses enfants&#160;? N’est-il compréhensible que nous voulions conserver tout ce que nous avons sans que d’autres «&#160;qui n’ont rien fait pour&#160;» ne viennent nous le piquer&#160;? &#160;C’est parfaitement normal pour l’individu qui a autant de conscience qu’une pierre, qui pense à un avenir à long terme avec des réflexions à court terme, qui manipule le passé pour justifier son présent, niant autant la responsabilité de ses pères que la sienne. Un certain portrait de l’Européen… ou plus simplement du nanti face aux plus démunis.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai personnellement pas un avis tranché sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ou sur la volonté d’indépendance qui pourrait en découler. D’abord, faudrait-il s’entendre sur ce qu’est un peuple, particulièrement en Belgique, où des chantres du mouvement flamand portent un nom francophone et des leaders wallons, un patronyme flamand. Ensuite, parce les volontés d’indépendance sont plus liées en Europe à des considérations pécuniaires que réellement identitaires ou à qu’à un rejet de la sujétion.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, le nord du pays s’est plongé dans un conservatisme de droite. Mais le sud est resté progressiste, si tant que cela veuille dire encore quelque chose. Mais il est une chose que les partis gagnants de ces élections ont en commun&#160;: la tiédeur face aux questions environnementales. Cela est clair pour la NV-A qui n’a pas repris dans son discours l’intérêt que pouvait avoir la VU pour l’environnement. Le parcours politique et professionnel de son leader ne le pousse pas à considérer cela comme une priorité. De même au PS, il existe une certaine condescendance pour ces matières. Il y a déjà la manière peu élégante avec laquelle un (ancien) ponte du parti, Mr Eerdekens, considère l’écologie. Mais cette caricature n’est peut-être que l’expression d’un sentiment finalement commun dans son parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Titeux dans sa chronique <a href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3624" target="_blank">Qui avale une noix de coco doit avoir confiance en son anus...</a>&#160;en disait un mot.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le vendredi 4 juin, la Coalition Climat – plateforme regroupant plus de 80 organisations de la société civile (syndicats ; ONG Nord/Sud, de développement, environnementales... ; mouvements de jeunesse ; etc.) censées représenter un million de personnes – a souhaité « faire entrer le climat dans la campagne » en conviant les présidents de partis à venir « voter pour le climat » sur les marches de la Bourse de Bruxelles, lieu symbolique d’un système au coeur de nos maux. Les partis envoyèrent tous une délégation plus ou moins prestigieuse mais ce qui semble avoir frappé les politiques, plus que les revendications sur lesquelles ils étaient invités à se prononcer, c’est la maigreur de la mobilisation autour de l’événement, ce que le Ministre Magnette venu représenter le PS ne manqua pas de relever avec une pointe d’ironie en disant espérer « que vous serez plus nombreux une prochaine fois ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette ironie ne cache-t-elle finalement ce malaise qu’a le PS, mais pas seulement lui, tous les politiques, je pense, même certains Ecolos, ce malaise face aux défis liés à la dégradation de l’environnement. Nombre d’entre eux sont convaincus que cela constitue un des risques majeurs des deux prochaines décennies. Mais se sentent-ils capables d’expliquer à leurs concitoyens la nécessité de modifier leurs habitudes de vie&#160;? J’en doute. Pourtant, parce que je ne peux qu’être enclin à suivre Pierre Titeux quand il dit que «&#160;l’environnement constitue une préoccupation mineure pour une très grande majorité du public&#160;», ce serait leur rôle d’expliquer ces enjeux. &#160;Ils le font très bien pour nous expliquer le besoin de rigueur financière, d’allongement de la durée de travail. Mais que les gens crèvent en travaillant soit, mais que l’on ne vienne pas leur enlever leurs paradis artificiels.</p>
<p style="text-align: justify;">On va donc s’accorder à réformer, à modifier nos structures pour simplement continuer dans la même voie sans issue.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas si c’est comme cela que Daniel Cohn-Bendit entendait le conservatisme des élections en Belgique, mais c’est en tous les cas comme cela que je le vois.</p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Denis Marion</div>
<div style="text-align: justify;">Entrepreneur sans but lucratif.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<p style="text-align: justify;">PS. A choisir, Pierre, je préférais que tu t’exhibes nu sur la scène du concours Reine Elizabeth plutôt que immoler devant le 16 rue de Loi. A force peut-être que le message finirait par passer.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a></p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div><hr width="33%" size="1" align="left" />
<div id="ftn1">
<div style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title="">[1]</a> Dans la même chronique citée plus haut.</div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ce n&apos;est pas la multiplication des partis qui rendra cette planète vivable</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La biodiversité n&apos;est pas en danger  certainement en Belgique  en tous les cas en politique. Des partis politiques, il y en a de « toutes les cougnes ». Je ne dis pas que c&apos;est un mal, l&apos;idée d&apos;un parti unique n&apos;étant pas faite pour me plaire. Cette diversité est importante pour l&apos;existence d&apos;un débat démocratique quand bien même celui-ci serait confisqué de facto par les partis traditionnels. Mais ce qui est considéré par la plupart comme indispensable à notre vie sociale semble beaucoup moins intéressant quand il s&apos;agit de la nature.




Quand Zébulon 1er, empereur d&apos;Outre Quiévrain assène un « L&apos;environnement, ça commence à bien faire », on rentre, permettez-moi, dans le domaine de la « connerie ». Ce serait déjà gênant de la part d&apos;un quidam, mais venant d&apos;un dirigeant politique, cela frise le crime. Cette phrase sortie pour complaire aux grands syndicats agricoles français est l&apos;expression même de l&apos;ignorance et du mépris que nous pouvons avoir pour les matières environnementales, et singulièrement pour la protection de la nature.




Comme en politique, dans la nature, si un seul détient le pouvoir, la catastrophe est toujours au bout du chemin. Pourtant, ce risque ne nous préoccupe pas. L&apos;idée d&apos;un réel danger ne nous effleure pas. Pire, qu&apos;importe une nature en bonne santé si nos concitoyens ne peuvent asseoir leur prospérité. Ce mot revient si souvent dans la bouche de nos politiques. Encore, dernièrement, j&apos;entendais un politique néerlandophone s&apos;ériger en défenseur de la prospérité des Flamands : pognon, pognon. Vue si courte de ces enfants qui dévorent la boite de chocolat et qui s&apos;étonnent quand elle est vide. Et quand dans leurs discours, nos dirigeants parlent de rigueur, et en règle général,  pas pour les plus riches, j&apos;aimerais que cette rigueur s&apos;applique à autre chose qu&apos;au budget des états. Si nos dettes financières font le plaisir des spéculateurs, nos dettes environnementales seront la mort de nos sociétés.






Parce que les « prospérités » en matière de biodiversité ne sont pas nombreuses, il est temps d&apos;agir. Certes des associations, des hommes, des femmes, des communes[1]





, s&apos;investissent dans ce combat. Magnifique, mais peut-être désespéré, si globalement nous n&apos;évoluons pas plus vite dans nos réflexions et nos actes. Le danger est pourtant là. Au rythme des extinctions des espèces et de leur influence sur l&apos;équilibre, certains prétendent que la « disparition de la vie » est programmée à un horizon de deux siècles. Elucubrations, exagération ? Peut-être ? Il n&apos;empêche que cette perte de biodiversité inquiète de nombreux scientifiques et de nombreux organismes 




 


Ainsi selon la FAO 



On estime qu&apos;actuellement, 30 espèces seulement couvrent 95 pour cent des besoins énergétiques  humains et quatre d&apos;entre elles (le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre), plus de 60 pour cent. Au vu du rôle important que joue ce nombre relativement restreint d&apos;espèces cultivables pour la sécurité alimentaire, il apparaît crucial de maintenir la diversité existante en leur sein. Si les espèces végétales qui couvrent l&apos;essentiel des besoins énergétiques et en protéines sont assez peu nombreuses, elles sous-tendent souvent une grande diversité. Par exemple, on estime que l&apos;espèce de riz Oryza sativa compte plus de 100 000 variétés différentes. Les communautés d&apos;agriculteurs des Andes exploitent plus de 175 variétés de pommes de terre locales. Cette diversité d&apos;espèces permet de cultiver dans différents sols, régions ou conditions météorologiques[2]







.





Cette richesse est clairement menacée.


Les océans sont aussi victimes de ces disparitions, de manière plus importante, mais malheureusement moins connue que celles des zones terrestres. Le scandale du thon rouge est là pour nous le rappeler. Les pêches dévastatrices[3]





 y sont pour beaucoup, mais de nombreuses autres activités humaines sont également responsables. La marée noire au large de la Louisiane devrait également nous servir d&apos;épouvantail.




Pourtant, même ceux qui ne vivent que par les chiffres devraient s&apos;inquiéter. Les services rendus par la biodiversité sont difficilement chiffrables[4]





, mais leur valeur est indéniable et leur fragilité avérée[5]





. Le travail incessant des abeilles peut être difficilement remplacé par les petites mains d&apos;une main d&apos; uvre sous payée.






Le 13 juin, vous voterez pour qui vous voudrez. Je ne suis pas certain que cela aura un impact positif pour la biodiversité. Mais n&apos;attendons pas cette date pour modifier nos comportements. Et il y a un petit livre pour vous aider : « 366 gestes pour la biodiversité » 




 


Denis MARION


Entrepreneur sans but lucratif.









[1]







 Un petit exemple qui me tient à c ur.








[2]







 FAO






[3]







 Une pêche d&apos;enfer






[4]







 Valeur économique








[5]







 Fragilité







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/ce-n-est-pas-la-multiplication-des-partis-qui-rendra-cette-planete-vivable"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/ce-n-est-pas-la-multiplication-des-partis-qui-rendra-cette-planete-vivable</id>
		<issued>2010-06-01T11:22:38Z</issued>
		<modified>2010-06-01T11:24:08Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span>La biodiversité n’est pas en danger… certainement en Belgique… en tous les cas en politique. Des partis politiques, il y en a de «&#160;toutes les cougnes&#160;». Je ne dis pas que c’est un mal, l’idée d’un parti unique n’étant pas faite pour me plaire. Cette diversité est importante pour l’existence d’un débat démocratique quand bien même celui-ci serait confisqué de facto par les partis traditionnels. Mais ce qui est considéré par la plupart comme indispensable à notre vie sociale semble beaucoup moins intéressant quand il s’agit de la nature.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Quand Zébulon 1<sup>er</sup>, empereur d’Outre Quiévrain assène un «&#160;L’environnement, ça commence à bien faire&#160;», on rentre, permettez-moi, dans le domaine de la «&#160;connerie&#160;». Ce serait déjà gênant de la part d’un quidam, mais venant d’un dirigeant politique, cela frise le crime. Cette phrase sortie pour complaire aux grands syndicats agricoles français est l’expression même de l’ignorance&#160;et du mépris que nous pouvons avoir pour les matières environnementales, et singulièrement pour la protection de la nature.</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span>Comme en politique, dans la nature, si un seul détient le pouvoir, la catastrophe est toujours au bout du chemin. Pourtant, ce risque ne nous préoccupe pas. L’idée d’un réel danger ne nous effleure pas. Pire, qu’importe une nature en bonne santé si nos concitoyens ne peuvent asseoir leur prospérité. Ce mot revient si souvent dans la bouche de nos politiques. Encore, dernièrement, j’entendais un politique néerlandophone s’ériger en défenseur de la prospérité des Flamands&#160;: pognon, pognon. Vue si courte de ces enfants qui dévorent la boite de chocolat et qui s’étonnent quand elle est vide. Et quand dans leurs discours, nos dirigeants parlent de rigueur, et en règle général, &#160;pas pour les plus riches, j’aimerais que cette rigueur s’applique à autre chose qu’au budget des états. Si nos dettes financières font le plaisir des spéculateurs, nos dettes environnementales seront la mort de nos sociétés.</span></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
<span>Parce que les «&#160;prospérités&#160;» en matière de biodiversité ne sont pas nombreuses, il est temps d’agir. Certes des associations, des hommes, des femmes, des communes<a title="" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span><span><span style="font-size: 12pt;">[1]</span></span></span></a>, s’investissent dans ce combat. Magnifique, mais peut-être désespéré, si globalement nous n’évoluons pas plus vite dans nos réflexions et nos actes.&#160;Le danger est pourtant là. Au rythme des extinctions des espèces et de leur influence sur l’équilibre, certains prétendent que la «&#160;disparition de la vie&#160;» est programmée à un horizon de deux siècles. Elucubrations, exagération&#160;? Peut-être&#160;? Il n’empêche que cette perte de biodiversité inquiète de nombreux scientifiques et de nombreux organismes…</span></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Ainsi selon la FAO…</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><i><span>On estime qu’actuellement, 30 espèces seulement couvrent 95 pour cent des besoins énergétiques &#160;humains et quatre d’entre elles (le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre), plus de 60 pour cent. Au vu du rôle important que joue ce nombre relativement restreint d’espèces cultivables pour la sécurité alimentaire, il apparaît crucial de maintenir la diversité existante en leur sein. Si les espèces végétales qui couvrent l’essentiel des besoins énergétiques et en protéines sont assez peu nombreuses, elles sous-tendent souvent une grande diversité. Par exemple, on estime que l’espèce de riz Oryza sativa compte plus de 100 000 variétés différentes. Les communautés d’agriculteurs des Andes exploitent plus de 175 variétés de pommes de terre locales. Cette diversité d’espèces permet de cultiver dans différents sols, régions ou conditions météorologiques<a title="" name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span><span><b><span style="font-size: 12pt;">[2]</span></b></span></span></a></span>.</i></p>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;">Cette richesse est clairement menacée.</div>
<p style="text-align: justify;"><span>Les océans sont aussi victimes de ces disparitions,&#160;de manière plus importante, mais malheureusement moins connue que celles des zones terrestres. Le scandale du thon rouge est là pour nous le rappeler. Les pêches dévastatrices<a title="" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span><span><span style="font-size: 12pt;">[3]</span></span></span></a> y sont pour beaucoup, mais de nombreuses autres activités humaines sont également responsables. La marée noire au large de la Louisiane devrait également nous servir d’épouvantail.</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span>Pourtant, même ceux qui ne vivent que par les chiffres devraient s’inquiéter. Les services rendus par la biodiversité sont difficilement chiffrables<a title="" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span><span><span style="font-size: 12pt;">[4]</span></span></span></a>, mais&#160;leur valeur est indéniable et leur&#160;fragilité avérée<a title="" name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span><span><span style="font-size: 12pt;">[5]</span></span></span></a>. Le travail incessant des abeilles peut être difficilement remplacé par les petites mains d’une main d’œuvre sous payée.</span></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
<span>Le 13 juin, vous voterez pour qui vous voudrez. Je ne suis pas certain que cela aura un impact positif pour la biodiversité. Mais n’attendons pas cette date pour modifier nos comportements. Et il y a un petit livre pour vous aider&#160;: <a href="http://www.sciencesnaturelles.be/active/museumnews/366tips/active/biodiv2010/biodiv2010_site/366tips">«&#160;366 gestes pour la biodiversité&#160;» </a></span></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Denis MARION</div>
<div style="text-align: justify;">Entrepreneur sans but lucratif.</div>
<div style="text-align: center;"><img width="398" vspace="5" hspace="5" height="156" src="http://humeur.tropdebruit.be/images/Cover_tekening_t.jpg" alt="" /></div>
<br />
<div><hr width="33%" size="1" align="left" />
<div id="ftn1">
<p style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span><span><span><span style="font-size: 10pt;">[1]</span></span></span></span></a> <span><a href="http://pcdn-grez-doiceau.be/news/premiers-prix-biodivercites-grez-doiceau-primee-pour-sa-citoyennete">Un petit exemple qui me tient à cœur.</a></span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<div style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span><span><span><span style="font-size: 10pt;">[2]</span></span></span></span></a> <a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/nr/documents/CGRFA/factsheets_plant_fr.pdf">FAO</a></div>
</div>
<div id="ftn3">
<div style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span><span><span><span style="font-size: 10pt;">[3]</span></span></span></span></a> <a href="http://www.pfsa.be/spip.php?article36">Une pêche d’enfer</a></div>
</div>
<div id="ftn4">
<p style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span><span><span><span style="font-size: 10pt;">[4]</span></span></span></span></a><span> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Services_%C3%A9cologiques#Valeur_.C3.A9conomique_de_ces_services">Valeur économique</a></span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<div style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span><span><span><span style="font-size: 10pt;">[5]</span></span></span></span></a> <a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.php?pid=decouv_chapC_p1_d1&amp;zoom_id=zoom_d1_1">Fragilité</a></div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>A poil électoral</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Par 

Pierre Titeux, le 27 mai 2010


 



 




Je dors à poil, été comme hiver. D&apos;une manière générale,  les vêtements m&apos;oppressent, je me sens comme dans un carcan. C&apos;est la  raison pour laquelle je ne porte que des chemises, trop grandes de  quelques tailles et avec toujours deux-trois boutons ouverts.


Oui, j&apos;ai déjà pratiqué le naturisme. Mais pas dans un  centre de vacances ou un camping spécialisé ; le côté ghetto me dérange.  Le pied, ce sont les vastes plages réservées que l&apos;on trouve sur le  littoral français, des kilomètres où chacun peut profiter du soleil, du  vent et de l&apos;eau sans être le nez sur les fesses de l&apos;autre !


Comme pour tous les gosses   surtout de ma génération où  le tabac n&apos;était pas encore classé poison mortel, la cigarette a fait  partie d&apos;un processus d&apos;affirmation de soi... un brin ridicule, j&apos;avoue.  La première taf remonte à mes neuf-dix ans. C&apos;était une  Sprint , que  j&apos;avais piquée à mon père. J&apos;ai continué à  en griller une   régulièrement mais sans jamais devenir accroc. Et j&apos;ai arrêté lorsque  j&apos;ai débarqué à l&apos;université. Tout le monde y fumait et comme j&apos;ai un  caractère qui ne s&apos;accommode pas des pratiques grégaires...


Lorsque je ne suis pas au top, cela peut déboucher sur  une crise de boulimie aiguë. Il m&apos;arrive ainsi d&apos;ingérer trois  fricandelles avec deux grandes frites mayonnaises et une bouteille de  vin blanc pour faire passer le tout...


Entre vin et bière, il n&apos;y a pas photo : vin ! Bordeaux  pour le rouge ; chardonnay pour le blanc. Mais je ne sais pas vraiment  apprécier et consommer avec modération alors j&apos;applique souvent le  principe de l&apos;alcoolique selon lequel il est plus facile de refuser le  premier verre que les suivants.


Vingt-deux ans de vie commune, c&apos;est un bail. Pourtant,  entre nous, c&apos;est comme au premier jour : toujours aussi difficile !


J&apos;échangerais sans hésiter une nuit avec Monica  Bellucci, Sophie Marceau, Eva Mendès, Emmanuelle Beart, Penelope Cruz ou  Scarlett Johanson contre une heure en tête-à-tête avec Jodie Foster.


Je suis plus douche que bain, dessert que fromages,  rugby que football, Stones que Beatles ; je ne se supporte pas de rester  inactif, devrais perdre 20 kilos pour retrouver mon poids de forme, ne  crois plus au Père Noël et rêve de faire un jour tous les grands cols du  Tour de France à vélo.


Voilà : vous en savez un peu plus sur moi... Cela ne  présente pas le moindre intérêt, vous vous en foutez dès lors royalement  et vous avez on ne peut plus raison !


Pourtant, à en croire le contenu d&apos;une rubrique  électorale lancée depuis quelques jours par le quotidien belge préféré  des amateurs de sports, de faits divers et de populisme, certains  politiques semblent considérer que ce type d&apos;informations personnelles  voire intimes contribue utilement au débat démocratique sinon à  l&apos;édification des foules. Comment comprendre sinon qu&apos;ils acceptent avec  tant de complaisance de se donner en pâture au voyeurisme ordinaire à  travers l&apos;interview décalée évoquée ci-dessus... ?


On m&apos;objectera la volonté d&apos;aller vers l&apos;électeur, de  montrer qu&apos;ils sont des hommes (et des femmes) comme les autres. Mais  est-ce vraiment ce qu&apos;on attend d&apos;eux ? En quoi ces révélations  confinant parfois au pathétique contribuent-elles à leur crédibilité, à  l&apos;affirmation de leurs compétences, à la défense de leurs valeurs et  programme ?


Ce type d&apos;article n&apos;est pas nouveau mais c&apos;est, à ma  connaissance, la première fois qu&apos;il fait partie intégrante de la  couverture d&apos;une campagne électrorale. Et il m&apos;apparaît difficile d&apos;y  voir un signe de la vigueur et de la qualité de notre vie politique...  Les  politiciens  (à prononcer avec une moue mêlant dégoût et mépris)  souffrent déjà d&apos;une image négative voire déplorable. Loin de contribuer  à l&apos;améliorer, ces sorties entre  people  et café du commerce  contribuent de facto à miner le peu de respect qui entoure encore une  fonction pourtant intrinsèquement noble. C&apos;est la raison pour laquelle  on ne peut se contenter de les ignorer en les considérant comme  insignifiantes.


Alors que l&apos;actualité décline la crise sous toutes ses  formes (institutionnelle, financière, économique, monétaire,  sociale...), ceux qui sont censés être en état d&apos;urgence pour sortir le  pays du bourbier dans lequel il s&apos;enlise trouvent le temps   et  considèrent opportun...   de nous parler de fricandelle, djellabah,  système pileux et transports amoureux. Il n&apos;y a pas à dire, ça fait  sérieux ! Mais il est vrai que les succès électoraux de papa Daerden et  Don Berlusconi, respectivement chantres de la bonne humeur éthilique et  de la séduction botoxée, ont démontré par l&apos;exemple que le sérieux  n&apos;était pas le meilleur moyen de racoler l&apos;électeur... Car c&apos;est bien de  cela qu&apos;il s&apos;agit : se montrer sous un autre jour, éminemment  sympathique, pour tenter de capter quelques suffrages sourds aux  discours programmatiques mais pas insensibles à la dimension humaine.  C&apos;est une autre façon de faire de la politique ; reste à savoir si la  fin justifie ces moyens...


Je note en ce qui me concerne qu&apos;on ne verra jamais un  haut responsable économique sacrifier à ce genre de facétie. « Alors, vicomte Davignon, plutôt slip kangourou, boxer ou  caleçon ? » -  « Dites-moi, Albert Frère, vous êtes  aussi bon au lit qu&apos;en affaires ? » Ca aurait de la gueule, non ?    De même, ces frasques journalistiques sont exclusivement réservées à des  hommes (jusqu&apos;à présent du moins ; sans doute y aura-t-il bien l&apos;une ou  l&apos;autre candidate pour faire mentir la règle avant le 13 juin). Ces  dames n&apos;ont-elles pas été sollicitées ou sont-elles simplement plus  dignes ? Dommage, je rêve de ces questions pleines de tact : « Sarah Turine, c&apos;est quoi votre préférence en lingerie :  string ou culotte Petit Bateau ? »   « Laurette  Onckelinkx, dites-nous, Maître Marc, au lit, c&apos;est aussi un as du  barreau ? » -   « Sans langue de bois, Joëlle  Milquet, cette noirceur capillaire, c&apos;est un don de la nature ou le  résultat d&apos;une bonne teinture ? »   « Sabine  Laruelle, vous pouvez nous raconter votre dernière cuite ? »


Et pendant ce temps, on attend vainement de voir l&apos;enjeu  environnemental et toutes ses dimensions sociétales surgir dans la  campagne...  Comme il paraît loin, le temps où nos ténors entonnaient en choeur le  crédo de l&apos;urgence écologique et se revendiquaient unanimement des  préceptes d&apos;Al Gore et Nicolas Hulot. C&apos;était en 2007. Depuis, l&apos;urgence  n&apos;a cessé de croître... mais est passée de mode. Et ça, en période  électorale, c&apos;est un handicap fatal.




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/a-poil-electoral"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/a-poil-electoral</id>
		<issued>2010-05-27T08:28:57Z</issued>
		<modified>2010-05-27T08:28:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div class="interNotes" id="boiteInfo" style="height: auto;"><span>Par </span><a href="http://www.iewonline.be/spip.php?auteur5">Pierre Titeux</a>, le 27 mai 2010</div>
<div id="boiteBase" style="width: 100%;">&#160;</div>
<span class="crayon article-texte-3600 texte">
<p class="spip"><span class="spip_document_3382 spip_documents
spip_documents_left" style="float: left; width: 550px;"> <img height="159" width="550" src="http://www.iewonline.be/IMG/jpg/bandeauincorrect-6.jpg" alt="" /></span></p>
<p class="spip">Je dors à poil, été comme hiver. D’une manière générale,  les vêtements m’oppressent, je me sens comme dans un carcan. C’est la  raison pour laquelle je ne porte que des chemises, trop grandes de  quelques tailles et avec toujours deux-trois boutons ouverts.</p>
<p class="spip">Oui, j’ai déjà pratiqué le naturisme. Mais pas dans un  centre de vacances ou un camping spécialisé&#160;; le côté ghetto me dérange.  Le pied, ce sont les vastes plages réservées que l’on trouve sur le  littoral français, des kilomètres où chacun peut profiter du soleil, du  vent et de l’eau sans être le nez sur les fesses de l’autre&#160;!</p>
<p class="spip">Comme pour tous les gosses – surtout de ma génération où  le tabac n’était pas encore classé poison mortel, la cigarette a fait  partie d’un processus d’affirmation de soi... un brin ridicule, j’avoue.  La première taf remonte à mes neuf-dix ans. C’était une “Sprint”, que  j’avais piquée à mon père. J’ai continué à “en griller une”  régulièrement mais sans jamais devenir accroc. Et j’ai arrêté lorsque  j’ai débarqué à l’université. Tout le monde y fumait et comme j’ai un  caractère qui ne s’accommode pas des pratiques grégaires...</p>
<p class="spip">Lorsque je ne suis pas au top, cela peut déboucher sur  une crise de boulimie aiguë. Il m’arrive ainsi d’ingérer trois  fricandelles avec deux grandes frites mayonnaises et une bouteille de  vin blanc pour faire passer le tout...</p>
<p class="spip">Entre vin et bière, il n’y a pas photo&#160;: vin&#160;! Bordeaux  pour le rouge&#160;; chardonnay pour le blanc. Mais je ne sais pas vraiment  apprécier et consommer avec modération alors j’applique souvent le  principe de l’alcoolique selon lequel il est plus facile de refuser le  premier verre que les suivants.</p>
<p class="spip">Vingt-deux ans de vie commune, c’est un bail. Pourtant,  entre nous, c’est comme au premier jour&#160;: toujours aussi difficile&#160;!</p>
<p class="spip">J’échangerais sans hésiter une nuit avec Monica  Bellucci, Sophie Marceau, Eva Mendès, Emmanuelle Beart, Penelope Cruz ou  Scarlett Johanson contre une heure en tête-à-tête avec Jodie Foster.</p>
<p class="spip">Je suis plus douche que bain, dessert que fromages,  rugby que football, Stones que Beatles&#160;; je ne se supporte pas de rester  inactif, devrais perdre 20 kilos pour retrouver mon poids de forme, ne  crois plus au Père Noël et rêve de faire un jour tous les grands cols du  Tour de France à vélo.</p>
<p class="spip">Voilà&#160;: vous en savez un peu plus sur moi... Cela ne  présente pas le moindre intérêt, vous vous en foutez dès lors royalement  et vous avez on ne peut plus raison&#160;!</p>
<p class="spip">Pourtant, à en croire le contenu d’une rubrique  électorale lancée depuis quelques jours par le quotidien belge préféré  des amateurs de sports, de faits divers et de populisme, certains  politiques semblent considérer que ce type d’informations personnelles  voire intimes contribue utilement au débat démocratique sinon à  l’édification des foules. Comment comprendre sinon qu’ils acceptent avec  tant de complaisance de se donner en pâture au voyeurisme ordinaire à  travers l’interview décalée évoquée ci-dessus...&#160;?</p>
<p class="spip">On m’objectera la volonté d’aller vers l’électeur, de  montrer qu’ils sont des hommes (et des femmes) comme les autres. Mais  est-ce vraiment ce qu’on attend d’eux&#160;? En quoi ces révélations  confinant parfois au pathétique contribuent-elles à leur crédibilité, à  l’affirmation de leurs compétences, à la défense de leurs valeurs et  programme&#160;?</p>
<p class="spip">Ce type d’article n’est pas nouveau mais c’est, à ma  connaissance, la première fois qu’il fait partie intégrante de la  couverture d’une campagne électrorale. Et il m’apparaît difficile d’y  voir un signe de la vigueur et de la qualité de notre vie politique...  Les “politiciens” (à prononcer avec une moue mêlant dégoût et mépris)  souffrent déjà d’une image négative voire déplorable. Loin de contribuer  à l’améliorer, ces sorties entre “people” et café du commerce  contribuent de facto à miner le peu de respect qui entoure encore une  fonction pourtant intrinsèquement noble. C’est la raison pour laquelle  on ne peut se contenter de les ignorer en les considérant comme  insignifiantes.</p>
<p class="spip">Alors que l’actualité décline la crise sous toutes ses  formes (institutionnelle, financière, économique, monétaire,  sociale...), ceux qui sont censés être en état d’urgence pour sortir le  pays du bourbier dans lequel il s’enlise trouvent le temps – et  considèrent opportun... – de nous parler de fricandelle, djellabah,  système pileux et transports amoureux. Il n’y a pas à dire, ça fait  sérieux&#160;! Mais il est vrai que les succès électoraux de papa Daerden et  Don Berlusconi, respectivement chantres de la bonne humeur éthilique et  de la séduction botoxée, ont démontré par l’exemple que le sérieux  n’était pas le meilleur moyen de racoler l’électeur... Car c’est bien de  cela qu’il s’agit&#160;: se montrer sous un autre jour, éminemment  sympathique, pour tenter de capter quelques suffrages sourds aux  discours programmatiques mais pas insensibles à la dimension humaine.  C’est une autre façon de faire de la politique&#160;; reste à savoir si la  fin justifie ces moyens...</p>
<p class="spip">Je note en ce qui me concerne qu’on ne verra jamais un  haut responsable économique sacrifier à ce genre de facétie. <i class="spip">«&#160;Alors, vicomte Davignon, plutôt slip kangourou, boxer ou  caleçon&#160;?&#160;»</i> -  <i class="spip">«&#160;Dites-moi, Albert Frère, vous êtes  aussi bon au lit qu’en affaires&#160;?&#160;»</i> Ca aurait de la gueule, non&#160;?    De même, ces frasques journalistiques sont exclusivement réservées à des  hommes (jusqu’à présent du moins&#160;; sans doute y aura-t-il bien l’une ou  l’autre candidate pour faire mentir la règle avant le 13 juin). Ces  dames n’ont-elles pas été sollicitées ou sont-elles simplement plus  dignes&#160;? Dommage, je rêve de ces questions pleines de tact&#160;: <i class="spip">«&#160;Sarah Turine, c’est quoi votre préférence en lingerie&#160;:  string ou culotte Petit Bateau&#160;?&#160;»</i> – <i class="spip">«&#160;Laurette  Onckelinkx, dites-nous, Maître Marc, au lit, c’est aussi un as du  barreau&#160;?&#160;»</i> -   <i class="spip">«&#160;Sans langue de bois, Joëlle  Milquet, cette noirceur capillaire, c’est un don de la nature ou le  résultat d’une bonne teinture&#160;?&#160;»</i> – <i class="spip">«&#160;Sabine  Laruelle, vous pouvez nous raconter votre dernière cuite&#160;?&#160;»</i></p>
<p class="spip">Et pendant ce temps, on attend vainement de voir l’enjeu  environnemental et toutes ses dimensions sociétales surgir dans la  campagne...  Comme il paraît loin, le temps où nos ténors entonnaient en choeur le  crédo de l’urgence écologique et se revendiquaient unanimement des  préceptes d’Al Gore et Nicolas Hulot. C’était en 2007. Depuis, l’urgence  n’a cessé de croître... mais est passée de mode. Et ça, en période  électorale, c’est un handicap fatal.</p>
</span>]]></content>
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		<title>Tu ne tueras point a dit le Seigneur.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">« Tu ne tueras point a dit le Seigneur. Cela ne veut pas dire seulement occire son voisin, mais aussi ne pas respecter le code de la route »




 


Extrait d&apos;un prêche de 1953.[1]










Ma femme et moi avons failli mourir, il y a quelques semaines. Nous avons senti passer la faux sur une route près de chez nous, suffisamment près pour en entendre ce sifflement caractéristique pour ceux qui connaissent ce son d&apos;un jour d&apos;été, beaucoup moins rural et sympathique dans une voiture 




Cela vaut-il la peine d&apos;en faire une chronique ? C&apos;est déjà si difficile d&apos;en relater les circonstances sans tomber dans le procès-verbal ou le constat et puis, je raconte déjà tellement mes déboires circulatoires.




Je n&apos;aurais donc pas écrit cette chronique si, il y a peu, je n&apos;avais pas été à Lasne, pays des 4x4 qui avalent les casse-vitesse censés les ralentir (ce que ne peut pas faire ma petite voiture). Je ne sais pas vous, mais je me sens toujours mal à l&apos;aise quand je ne vois plus que la calandre d&apos;une jeep dans mon rétroviseur. J&apos;aime la convivialité, mais sur les routes, j&apos;apprécie que l&apos;on garde ses distances, quand bien même serait-ce une dame qui me suive.




J&apos;aurais pu mettre cela sur le compte de la distraction si cela n&apos;avait pas duré trois ou quatre cents mètres et quelques casse-vitesse. Alors, à un carrefour, je m&apos;en ouvris à la conductrice, très poliment je vous assure. Elle me renvoya, manant, par un vulgaire « dégage », avec une rare arrogance qui rime si bien avec violence.




Alors, pour en revenir à ma presque fin, l&apos;épisode relaté au début est simplement celui d&apos;un homme trop pressé qui ne tient pas compte des interdictions de dépasser et de la possibilité qu&apos;ont certains de tourner à gauche sur un trajet qu&apos;il connaît très bien puisqu&apos;il habite à quelques centaines de mètre de là.




Aurait-il provoqué  un accident, que l&apos;on aurait sans doute parlé de « pas de chance », peut-être aussi d&apos;homicide, mais si involontaire.




Et pourtant, je ne suis pas loin de croire que nous sommes plus près de la délinquance que de l&apos;imprévoyance. Il y a quelques 150 homicides par an en Belgique et un petit millier de morts sur les routes[2]





  Là-dedans, il doit bien en avoir quelques-uns qui tiennent plus du « meurtre »  que de l&apos;erreur humaine. 




Bruit, vitesse, intimidation du Matamore qui joue avec celle des autres, sont encore malgré toutes les campagnes de prévention, un modèle bien suivi, tant par les hommes que par les femmes d&apos;ailleurs. Même dans ses formes les plus bénignes, cela est vécu  quotidiennement par des milliers de personnes comme de la violence, une violence si ordinaire que leurs auteurs ne s&apos;en rendent pas compte ou ne s&apos;en sentent pas responsables.




Pourtant, quels ne sont pas les citoyens qui se plaignent, par exemple, de la vitesse excessive dans les rues de nos villages et ont peur pour leurs enfants. Ils mettent en avant la perte de convivialité liée à cette insécurité. Chacun connaît maintenant ce lien entre vitesse et risque d&apos;accident. Mais ce que l&apos;on connaît moins, c&apos;est le rapport entre la vitesse et le bruit. Passez dans une rue à 70 km/h plutôt qu&apos;à 50 km/h augmente le bruit de 2 à 3 décibels, soit un doublement du niveau sonore[3]





. Bien entendu, le revêtement de la route aura son rôle à jouer. Rouler à vive allure sur des pavés sera plus bruyant que sur de l&apos;asphalte. La manière de conduire influence aussi nettement la pression sonore. Freiner et accélérer vivement à un carrefour ou à un casse-vitesse augmentera le bruit perçu par les riverains. Les études montrent que tout ce bruit n&apos;est pas sans influence sur la santé et qu&apos;il accentue cette perte de convivialité évoquée plus haut.[4]








Si nous nous mettions à lever le pied, à respecter les riverains et les autres usagers, si nous nous arrêtions de penser qu&apos;un permis de conduire est un permis de port d&apos;arme. 


Denis MARION.


 




[1]





 Repris d&apos;un documentaire sur Fernand Raynaud, les trente glorieuses et la voiture.






[2]







 http://www.grip.org/bdg/g0944.htm


http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_pays_par_taux_d&apos;homicide_volontaire






[3]







 L&apos;échelle des décibels est logarithmique : si l&apos;on ajoute 3 décibels, cela correspond en fait au doublement du niveau sonore. Et si l&apos;on ajoute 10 décibels à un niveau sonore, celui-ci est en fait multiplié par 10.








[4]







 Tenez-en alors compte dans votre manière de vous déplacer. Privilégiez les déplacements à pieds ou en vélo. Et si vous devez utiliser un véhicule à moteur, adoptez un mode de conduite respectueux. La convivialité et la sécurité en seront augmentées.




 







</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/tu-ne-tueras-point-a-dit-le-seigneur</id>
		<issued>2010-05-19T23:49:41Z</issued>
		<modified>2010-05-19T23:50:03Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img width="250" vspace="5" hspace="5" height="167" align="left" alt="" src="http://humeur.tropdebruit.be/images/D2R.jpg" /><i><span>«&#160;Tu ne tueras point a dit le Seigneur. Cela ne veut pas dire seulement occire son voisin, mais aussi ne pas respecter le code de la route&#160;»</span></i></div>
<blockquote> </blockquote>
<div style="text-align: justify;">Extrait d’un prêche de 1953.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a></div>
<p style="text-align: justify;"><span>Ma femme et moi avons failli mourir, il y a quelques semaines. Nous avons senti passer la faux sur une route près de chez nous, suffisamment près pour en entendre ce sifflement caractéristique pour ceux qui connaissent ce son d'un jour d’été, beaucoup moins rural et sympathique dans une voiture…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Cela vaut-il la peine d’en faire une chronique&#160;? C’est déjà si difficile d’en relater les circonstances sans tomber dans le procès-verbal ou le constat et puis, je raconte déjà tellement mes déboires circulatoires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Je n’aurais donc pas écrit cette chronique si, il y a peu, je n’avais pas été à Lasne, pays des 4x4 qui avalent les casse-vitesse censés les ralentir (ce que ne peut pas faire ma petite voiture).&#160;Je ne sais pas vous, mais je me sens toujours mal à l’aise quand je ne vois plus que la calandre d’une jeep dans mon rétroviseur. J’aime la convivialité, mais sur les routes, j’apprécie que l’on garde ses distances, quand bien même serait-ce une dame qui me suive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>J’aurais pu mettre cela sur le compte de la distraction si cela n’avait pas duré trois ou quatre cents mètres et quelques casse-vitesse. Alors, à un carrefour, je m’en ouvris à la conductrice, très poliment je vous assure. Elle me renvoya, manant, par un vulgaire «&#160;dégage&#160;», avec une rare arrogance qui rime si bien avec violence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Alors, pour en revenir à ma presque fin, l’épisode relaté au début est simplement celui d’un homme trop pressé qui ne tient pas compte des interdictions de dépasser et de la possibilité qu’ont certains de tourner à gauche sur un trajet qu’il connaît très bien puisqu’il habite à quelques centaines de mètre de là.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Aurait-il provoqué&#160; un accident, que l’on aurait sans doute parlé de «&#160;pas de chance&#160;», peut-être&#160;aussi d’homicide, mais si involontaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Et pourtant, je ne suis pas loin de croire que nous sommes plus près de la délinquance que de l’imprévoyance. Il y a quelques 150 homicides par an en Belgique et un petit millier de morts sur les routes<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span><span><span>[2]</span></span></span></a>… Là-dedans, il doit bien en avoir quelques-uns qui tiennent plus du «&#160;meurtre&#160;» &#160;que de l’erreur humaine. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Bruit, vitesse,&#160;intimidation du Matamore qui joue avec celle des autres, sont encore malgré toutes les campagnes de prévention, un modèle bien suivi, tant par les hommes que par les femmes d’ailleurs. Même dans ses formes les plus bénignes, cela est vécu &#160;quotidiennement par des milliers de personnes comme de la violence, une violence si ordinaire que leurs <a class="wiki">auteurs</a> ne s’en rendent pas compte ou ne s’en sentent pas responsables.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, quels ne sont pas les citoyens qui se plaignent, par exemple, de la vitesse excessive dans les rues de nos villages et ont peur pour leurs enfants.&#160;Ils mettent en avant la perte de convivialité liée à cette insécurité. Chacun connaît maintenant ce lien entre vitesse et risque d’accident. Mais ce que l’on connaît moins, c’est le rapport entre la vitesse et le bruit. Passez dans une rue à 70 km/h plutôt qu’à 50 km/h augmente le bruit de 2 à 3 décibels, soit un doublement du niveau sonore<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span><span><span>[3]</span></span></span></a>. Bien entendu, le revêtement de la route aura son rôle à jouer. Rouler à vive allure sur des pavés sera plus bruyant que sur de l’asphalte.&#160;La manière de conduire influence aussi nettement la pression sonore. Freiner et accélérer vivement à un carrefour ou à un casse-vitesse augmentera le bruit perçu par les riverains.&#160;Les études montrent que tout ce bruit n’est pas sans influence sur la santé et qu’il accentue cette perte de convivialité évoquée plus haut.<a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""><span><span><span>[4]</span></span></span></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si nous nous mettions à lever le pied, à respecter les riverains et les autres usagers, si nous nous arrêtions de penser qu’un permis de conduire est un permis de port d’arme.&#160;</p>
<div style="text-align: justify;">Denis MARION.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div><hr width="33%" size="1" align="left" />
<div id="ftn1">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span><span><span>[1]</span></span></span></a> Repris d’un documentaire sur Fernand Raynaud, les trente glorieuses et la voiture.</p>
</div>
<div id="ftn2">
<div style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span><span><span><span>[2]</span></span></span></span></a> <a href="http://www.grip.org/bdg/g0944.htm">http://www.grip.org/bdg/g0944.htm</a></div>
<div style="text-align: justify;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_pays_par_taux_d%27homicide_volontaire">http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_pays_par_taux_d'homicide_volontaire</a></div>
</div>
<div id="ftn3">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title=""><span><span><span><span>[3]</span></span></span></span></a><span> L’échelle des décibels est logarithmique&#160;: si l’on ajoute 3 décibels, cela correspond en fait au doublement du niveau sonore. Et si l’on ajoute 10 décibels à un niveau sonore, celui-ci est en fait multiplié par 10.</span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title=""><span><span><span><span>[4]</span></span></span></span></a><span> Tenez-en alors compte dans votre manière de vous déplacer. Privilégiez les déplacements à pieds ou en vélo. Et si vous devez utiliser un véhicule à moteur, adoptez un mode de conduite respectueux. La convivialité et la sécurité en seront augmentées.</span></p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Les problèmes des vrais gens.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


 La Belgique, déchirée entre Flamands et francophones, serre les rangs contre la burqa. Dans un rare moment d&apos;unanimité, la Chambre des représentants a voté jeudi soir l&apos;interdiction totale du voile islamique intégral dans l&apos;espace public, faisant du royaume le premier Etat européen à légiférer sur le sujet 









 




souligne vendredi Le Figaro.[1]












Le gouvernement se ramasse sur BHV, un dossier qui finalement n&apos;intéresse que peu de monde, même en Flandres. Dans le même temps, nos députés trouvent le temps de voter une loi sur la burqa. Mettons les choses au point. Il est opportun de s&apos;inquiéter de pratiques d&apos;un autre âge, comme il serait opportun de se pencher sur les messages véhiculés par la publicité ou la mode, comme il est opportun de s&apos;indigner du sort fait aux plus démunis ou à la planète.




 Mais il est peut-être plus facile de se battre sur des symboles qui ne concernent objectivement que peu de monde que de s&apos;attaquer à des éléments fondamentaux : pauvreté, pollution, mode de vie destructeur, 




 


Serge Halimi, dans l&apos;édition d&apos;avril 2010 du Monde Diplomatique,  parlait de Burqa-bla-bla[2]  







Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept (

1

)) qu&apos;à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d&apos;euros à la suite d&apos;une décision « technique » de l&apos;exécutif.







 


Dans une chronique récente, Henri Goldman traite du même thème







À part les associations défenderesses des droits de l&apos;Homme dont les avis ont été souverainement ignorés (Amnesty international, Human Rights Watch, Ligue des droits de l&apos;Homme, Mrax ), rien n&apos;est venu troubler la belle et courageuse unanimité obtenue à si bon compte sur le dos d&apos;une poignée de semi-cloîtrées silencieuses qui du coup le seront encore un peu plus. 

[3]













Détournons les yeux des électeurs avec des symboles[4]







 (dont parfois, il est vrai, ils ne se foutent pas), des réels problèmes. Qu&apos;un arrondissement ne soit pas scindé ne contrariera que quelques excités et ceux dont le fonds de commerce est essentiellement le communautaire. L&apos;interdiction de la burqa ne concernera que quelques femmes dont il faut certes s&apos;inquiéter du sort, mais peut-être autrement 


Les mesures anti-crises pourraient ne pas être reconduites. Des propositions de loi intéressantes seront sans doute jetées aux paniers. Le travail des parlementaires sera à recommencer, avec toute la difficulté inhérente au parcours d&apos;un texte de loi.




« Les vrais problèmes des gens » ont à la bouche de nombreux politiques.  Je préferais que l&apos;on parle « des problèmes des vrais gens » parce que j&apos;ai l&apos;impression que certains élus ont quitté leur enveloppe charnelle.




 


Denis MARION


 


  





[1]







 http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-30/burqa-la-belgique-serait-le-premier-etat-europeen-a-legiferer-767356.php


 






[2]







 http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/HALIMI/18990




 






[3]







 http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/20100502_bhv_burqa_meme_combat.html




 






[4]







 Quand même bien ces symboles cachent aussi des appétits financiers, de carrière,...









</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/les-problemes-des-vrais-gens</id>
		<issued>2010-05-06T05:35:02Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<img width="400" vspace="5" hspace="5" align="right" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fa/Henry_Fuseli_rendering_of_Hamlet_and_his_father%27s_Ghost.JPG/790px-Henry_Fuseli_rendering_of_Hamlet_and_his_father%27s_Ghost.JPG" alt="" /><br />
<blockquote>
<div><i><span> La Belgique, déchirée entre Flamands et francophones, serre les rangs contre la burqa. Dans un rare moment d’unanimité, la Chambre des représentants a voté jeudi soir l’interdiction totale du voile islamique intégral dans l’espace public, faisant du royaume le premier Etat européen à légiférer sur le sujet <br />
</span></i></div>
</blockquote>
<div><i><span> </span></i></div>
<div><i><span>souligne vendredi Le Figaro.<a title="" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span><span><b><span>[1]</span></b></span></span></a></span></i></div>
<div><span><br />
Le gouvernement se ramasse sur BHV, un dossier qui finalement n’intéresse que peu de monde, même en Flandres. Dans le même temps, nos députés trouvent le temps de voter une loi sur la burqa. Mettons les choses au point. Il est opportun de s’inquiéter de pratiques d’un autre âge, comme il serait opportun de se pencher sur les messages véhiculés par la publicité ou la mode, comme il est opportun de s’indigner du sort fait aux plus démunis ou à la planète.</span></div>
<div><span>&#160;Mais il est peut-être plus facile de se battre sur des symboles qui ne concernent objectivement que peu de monde que de s’attaquer à des éléments fondamentaux&#160;: pauvreté, pollution, mode de vie destructeur,…</span></div>
<div>&#160;</div>
<div>Serge Halimi, dans l’édition d’avril 2010 du Monde Diplomatique, &#160;parlait de Burqa-bla-bla<a title="" name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>&#160; <i><span><br />
</span></i></div>
<blockquote>
<div><i><span>Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de «&#160;burqas&#160;» en France (trois cent soixante-sept&#160;(</span><a title="D’après un calcul, étrangement précis, de la direction centrale du&#160;(...)" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/HALIMI/18990#nb1"><span>1</span></a></i><i><span>)) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20&#160;milliards d’euros à la suite d’une décision «&#160;technique&#160;» de l’exécutif.</span></i></div>
</blockquote>
<div>&#160;</div>
<div>Dans une chronique récente, Henri Goldman traite du même thème<i><span><br />
</span></i></div>
<blockquote>
<div><i><span>À part les associations défenderesses des droits de l’Homme dont les avis ont été souverainement ignorés (Amnesty international, Human Rights Watch, Ligue des droits de l’Homme, Mrax…), rien n’est venu troubler la belle et courageuse unanimité obtenue à si bon compte sur le dos d’une poignée de semi-cloîtrées silencieuses qui du coup le seront encore un peu plus. </span><a title="" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span><span><span><b><span>[3]</span></b></span></span></span></a></i></div>
</blockquote>
<p>Détournons les yeux des électeurs avec des symboles<a title="" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span><span><span><span>[4]</span></span></span></span></a> (dont parfois, il est vrai, ils ne se foutent pas), des réels problèmes. Qu’un arrondissement ne soit pas scindé ne contrariera que quelques excités et ceux dont le fonds de commerce est essentiellement le communautaire. L’interdiction de la burqa ne concernera que quelques femmes dont il faut certes s’inquiéter du sort, mais peut-être autrement…</p>
<p><span>Les mesures anti-crises pourraient ne pas être reconduites. Des propositions de loi intéressantes seront sans doute jetées aux paniers. Le travail des parlementaires sera à recommencer, avec toute la difficulté inhérente au parcours d’un texte de loi.</span></p>
<p><span>«&#160;Les vrais problèmes des gens&#160;» ont à la bouche de nombreux politiques. &#160;Je préferais que l’on parle «&#160;des problèmes des vrais gens&#160;» parce que j’ai l’impression que certains élus ont quitté leur enveloppe charnelle.</span></p>
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<div>Denis MARION</div>
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<div id="ftn3">
<div><a title="" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span><span><span><span>[3]</span></span></span></span></a> <a href="http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/20100502_bhv_burqa_meme_combat.html"><span>http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/20100502_bhv_burqa_meme_combat.html</span></a></div>
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<p><a title="" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span><span><span><span>[4]</span></span></span></span></a> <span>Quand même bien ces symboles cachent aussi des appétits financiers, de carrière,...</span></p>
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		<title>Les cracks de la pollution.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
    
        
            

            Avec Bourvil-&quot;Les Cracks&quot;

            . -
        
    

J&apos;avais le choix pour cette chronique. M&apos;attaquer aux aides que réclament les compagnies aériennes, m&apos;indigner de l&apos;attitude des politiques belges ou vilipender les coureurs cyclistes pollueurs.


 Les compagnies aériennes belges peuvent attendre puisque le gouvernement est démissionnaire. Les politiques belges, eux, ne perdent rien pour attendre. Je leurs réserve un chien de ma chienne. Mais les cyclistes, c&apos;est de saison.



Trois coureurs, Benjamin Gourgue, Christopher Froome et Blel Kadri, qui ont participé mercredi dernier à la Flèche wallonne, en Belgique, font l&apos;objet d&apos;une plainte pour « pollution » à la suite de jets de bidons en bord de route





Incongru trouvez-vous qu&apos;une association porte plainte contre des coureurs qui auraient jeté leurs déchets sur la voie publique ? Je ne suis pas un criminel disait sur les antennes de la RTBF l&apos;un des sportifs cités plus haut. Pourtant, dans nos rues, cela vaudrait à l&apos;auteur une amende de quelques dizaines d&apos;euros. Mais c&apos;est la tradition. Les pauvres coureurs ne peuvent pas revenir avec leurs déchets sur le porte-bagage ou dans leurs fontes. 


Moi, je vous dis que cette association a pleinement raison.


Un, c&apos;est un mauvais exemple. Et il doit être pleinement suivi puisque que le long des routes, surtout à certains endroits privilégiés, c&apos;est la foire aux canettes et aux bouteilles. Et ce n&apos;est pas uniquement le fait des autres usagers.


Deux, par simple justice. Pourquoi le citoyen lambda et pas le cycliste dopé ? Ce qui me fait penser à un autre problème, mais trop délicat pour une rubrique de bon ton.


Trois, par goût du sport. Tout le monde à la même enseigne. Une paire de fontes. Un jambon beurre ou des tartines au choco, une fillette de rouge, une gourde, mais pas la même ou une canette de bière (pas d&apos;affreux sodas) et contrôle à l&apos;arrivée, y compris le pot de rillettes éventuel. Pourquoi ne pas aller à quelques boyaux de rechange et une trousse à outils. On supprimerait les voitures suiveuses. Ce serait du CO2 en moins. Et tant que l&apos;on y est, supprimons la caravane. Il n&apos;y a plus d&apos;Yvette Horner. Et la publicité Rodania est plutôt énervante. Cela fera certes des brols en moins pour les gamins, mais surtout sur les accotements. 


Allez. Avouez  Pour tous ceux qui regardent le Tour de Chose pour les paysages  Ce serait plaisant de voir des coureurs pique-niquer. Ce serait didactique aussi. Comment réparer une crevaison ? Ou reforger une fourche ? Une prime au sportif débrouillard. Ce serait édifiant de voir les joueurs arriver à l&apos;étape et trier leurs déchets.


Et puis pensez à nos talus, accotements, prés et champs, cela fera des crasses en moins à ramasser par les cantonniers, les scouts, le club des jeunes cyclistes, les amateurs de paysages, notre sympathique Jojo[1], les défenseurs de la nature, les machines agricoles,  


 


Denis MARION


 


PS. A ce train-là, diront les grincheux, on pourrait fiche des amendes aux formules un. Pourquoi pas ? Pour ce que cela sert. 


 


 




[1] J&apos;ai évité l&apos;affreux Jojo.







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		<issued>2010-04-29T07:29:11Z</issued>
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            <a href="http://www.dailymotion.com/video/xa20fr_avec-bourvil-les-cracks_fun">Avec Bourvil-"Les Cracks"</a><br />
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<div style="text-align: justify;">J’avais le choix pour cette chronique. M’attaquer aux aides que réclament les compagnies aériennes, m’indigner de l’attitude des politiques belges ou vilipender les coureurs cyclistes pollueurs.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;Les compagnies aériennes belges peuvent attendre puisque le gouvernement est démissionnaire. Les politiques belges, eux, ne perdent rien pour attendre. Je leurs réserve un chien de ma chienne. Mais les cyclistes, c’est de saison.</div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">Trois coureurs, Benjamin Gourgue, Christopher Froome et Blel Kadri, qui ont participé mercredi dernier à la Flèche wallonne, en Belgique, font l'objet d'une plainte pour «&#160;pollution&#160;» à la suite de jets de bidons en bord de route</div>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Incongru trouvez-vous qu’une association porte plainte contre des coureurs qui auraient jeté leurs déchets sur la voie publique&#160;? Je ne suis pas un criminel disait sur les antennes de la RTBF l’un des sportifs cités plus haut. Pourtant, dans nos rues, cela vaudrait à l’auteur une amende de quelques dizaines d’euros. Mais c’est la tradition. Les pauvres coureurs ne peuvent pas revenir avec leurs déchets sur le porte-bagage ou dans leurs fontes.&#160;</p>
<div style="text-align: justify;">Moi, je vous dis que cette association a pleinement raison.</div>
<p style="text-align: justify;">Un, c’est un mauvais exemple. Et il doit être pleinement suivi puisque que le long des routes, surtout à certains endroits privilégiés, c’est la foire aux canettes et aux bouteilles. Et ce n’est pas uniquement le fait des autres usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux, par simple justice. Pourquoi le citoyen lambda et pas le cycliste dopé&#160;? Ce qui me fait penser à un autre problème, mais trop délicat pour une rubrique de bon ton.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois, par goût du sport. Tout le monde à la même enseigne. Une paire de fontes. Un jambon beurre ou des tartines au choco, une fillette de rouge, une gourde, mais pas la même ou une canette de bière (pas d’affreux sodas) et contrôle à l’arrivée, y compris le pot de rillettes éventuel. Pourquoi ne pas aller à quelques boyaux de rechange et une trousse à outils. On supprimerait les voitures suiveuses. Ce serait du CO2 en moins. Et tant que l’on y est, supprimons la caravane. Il n’y a plus d’Yvette Horner. Et la publicité Rodania est plutôt énervante. Cela fera certes des brols en moins pour les gamins, mais surtout sur les accotements.&#160;</p>
<p style="text-align: justify;">Allez. Avouez… Pour tous ceux qui regardent le Tour de Chose pour les paysages… Ce serait plaisant de voir des coureurs pique-niquer. Ce serait didactique aussi. Comment réparer une crevaison&#160;? Ou reforger une fourche&#160;? Une prime au sportif débrouillard. Ce serait édifiant de voir les joueurs arriver à l’étape et trier leurs déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis pensez à nos talus, accotements, prés et champs, cela fera des crasses en moins à ramasser par les cantonniers, les scouts, le club des jeunes cyclistes, les amateurs de paysages, notre sympathique Jojo<a title="" name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>, les défenseurs de la nature, les machines agricoles, …</p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Denis MARION</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<p style="text-align: justify;">PS. A ce train-là, diront les grincheux, on pourrait fiche des amendes aux formules un. Pourquoi pas&#160;?&#160;Pour ce que cela sert.&#160;</p>
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<p style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> J’ai évité l’affreux Jojo.</p>
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	<entry>
		<title>Les fossiles sont à terre.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">A cause des avions, ils n&apos;auront pas été « promené leur c  sur les remparts de Varsovie. »


En guise d&apos;oraison funèbre pour un président.


 


Magnifique, les ministres des transports savent maintenant qu&apos;ils peuvent rester chez eux et « vidéoconférencer ». Ils doivent limiter leurs transports, à tout le moins par avion et découvrir les « vertus » du débat à distance sur le trafic aérien.Cela me rappelle la réflexion d&apos;une amie qui m&apos;expliquait que certaines secrétaires de son entreprise préféraient commander un billet d&apos;avion plutôt que d&apos;organiser une vidéoconférence, trop complexe à leurs yeux.


 


A en croire les medias, nous vivons le chaos en ce moment. Soyons politiquement correct. Ayons certainement une pensée pour les personnes déplacées en Islande (dont les aéroports sont toujours ouverts). Ayons aussi une pensée pour les passagers perdus au soleil de Mexico ou d&apos;ailleurs. C&apos;est vrai que pris individuellement, chaque cas peut être dramatique .




Mais globalement, n&apos;est-ce pas l&apos;occasion de réfléchir à la place du transport aérien dans notre existence ?


Admettons que les réserves en énergie ne permettent plus ces déplacements frénétiques, ces voyages de biens et de personnes. Que ferons-nous ? Qu&apos;avons-nous prévu ? Nous sommes à ce point « accros » à ces drogues que nous éprouvons des difficultés à en voir la fin. Même des plus convaincus par la transition énergétique se laissent aller au voyage aérien bon marché.


Il est temps, plus que temps de se presser à réfléchir à l&apos;avenir des transports. Certains rêvent à un retour des lignes transatlantiques ou à celui des dirigeables. D&apos;autres estiment qu&apos;un retour aux transports « utiles » est nécessaire. Ne laissons pas cette occasion d&apos;y réfléchir.


 


Maintenant, soyons honnêtes. Cela fait quelques jours que je suis un homme heureux. Cela fait six ans que j&apos;attends cela. Plus un bruit d&apos;avion pour troubler les crépuscules ou les aurores. Même s&apos;il reste les fondus de la tondeuse volante ou de la moto pour comptable, c&apos;est quand même un plaisir indicible d&apos;entendre les oiseaux sans être perturbé par les fossiles volants.


Je serai certainement traité d&apos;égoïste sur les forums des journaux. Mais je ne dois pas être le seul. A en croire un sondage internet sur www.actu24.be, à la question « Le trafic aérien pourrait encore être perturbé pendant plusieurs jours. Qu&apos;en pensez-vous ? » près de 60%  ont répondu qu&apos;ils s&apos;en foutaient parce qu&apos;ils ne prenaient jamais l&apos;avion ou qu&apos;ils trouvaient plaisir à écouter le chant des oiseaux.


 


Denis MARION.

</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/les-fossiles-sont-a-terre</id>
		<issued>2010-04-19T12:49:00Z</issued>
		<modified>2010-04-19T13:07:39Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify"><i>A cause des avions, ils n’auront pas été «&#160;promené leur c… sur les remparts de Varsovie.&#160;»</i></div>
<div style="text-align: justify">En guise d’oraison funèbre pour un président.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify"><img alt="" hspace="5" align="left" vspace="5" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c6/Pterodactyl.jpg" />Magnifique, les ministres des transports savent maintenant qu’ils peuvent rester chez eux et «&#160;vidéoconférencer&#160;».&#160;Ils doivent limiter leurs transports, à tout le moins par avion et découvrir les «&#160;vertus&#160;» du débat à distance sur le trafic aérien.Cela me rappelle la réflexion d’une amie qui m’expliquait que certaines secrétaires de son entreprise préféraient commander un billet d’avion plutôt que d’organiser une vidéoconférence, trop complexe à leurs yeux.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">A en croire les medias, nous vivons le chaos en ce moment. Soyons politiquement correct. Ayons certainement une pensée pour les personnes déplacées en Islande (dont les aéroports sont toujours ouverts). Ayons&#160;aussi une pensée pour les passagers perdus au soleil de Mexico ou d’ailleurs. C’est vrai que pris individuellement, chaque cas peut être dramatique….</div>
<div style="text-align: justify"><br />
Mais globalement, n’est-ce pas l’occasion de réfléchir à la place du transport aérien dans notre existence&#160;?</div>
<div style="text-align: justify">Admettons que les réserves en énergie ne permettent plus ces déplacements frénétiques, ces voyages de <a target="_blank" href="http://tropdebruit.be/news/du-porc-ou-du-petrole">biens</a> et de <a target="_blank" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/de-vraies-truffes">personnes</a>. Que ferons-nous&#160;? Qu’avons-nous prévu&#160;? Nous sommes à ce point «&#160;accros&#160;»&#160;à ces drogues que nous éprouvons des difficultés à en voir la fin. Même des plus convaincus par la transition énergétique se laissent aller au voyage aérien bon marché.</div>
<div style="text-align: justify">Il est temps, plus que temps de se presser à réfléchir à l’avenir des transports. Certains rêvent à un retour des lignes transatlantiques ou à celui des dirigeables. D’autres estiment qu’un retour aux transports «&#160;utiles&#160;» est nécessaire. Ne laissons pas cette occasion d’y réfléchir.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Maintenant, soyons honnêtes. Cela fait quelques jours que je suis un homme heureux.&#160;Cela fait six ans que j’attends cela. Plus un bruit d’avion pour troubler les crépuscules ou les aurores. Même s’il reste les fondus de la tondeuse volante ou de la moto pour comptable, c’est quand même un plaisir indicible d’entendre les oiseaux sans être perturbé par les fossiles volants.</div>
<div style="text-align: justify">Je serai certainement traité d’égoïste sur les forums des journaux. Mais je ne dois pas être le seul. A en croire un sondage internet sur <a target="_blank" href="http://www.actu24.be/">www.actu24.be</a>,&#160;à la question «&#160;Le trafic aérien pourrait encore être perturbé pendant plusieurs jours. Qu'en pensez-vous&#160;?&#160;» près de 60% &#160;ont répondu qu’ils s’en foutaient parce qu’ils ne prenaient jamais l’avion ou qu’ils trouvaient plaisir à écouter le chant des oiseaux.</div>
<div style="text-align: justify">&#160;</div>
<div style="text-align: justify">Denis MARION.</div>]]></content>
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		<title>Droit de suite (Javaux, IEW, Ecolo, la rupture, les petits pas, et moi et moi et moi )</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


Par Pierre Titeux







Eh bien voilà, pour moi, c&apos;est fait : je les ai connues,  ces « 15 minutes of fame », ce « quart d&apos;heure de  célébrité », qu&apos;Andy Warhol prédisait à chaque locataire de la Planète.  Oh, je n&apos;en tire aucune gloire. A dire vrai, cela s&apos;est produit à l&apos;insu  de mon plein gré et j&apos;avoue ne toujours pas comprendre la logique d&apos;un  emballement médiatique confinant au surréalisme.


Tout est parti de ma  précédente chronique ; moins d&apos;une heure après l&apos;envoi de la  newsletter publiant ce billet, l&apos;agence Belga sortait une dépêche  répercutant mes propos et aussitôt reprise en « Une » des sites de la  presse écrite et audiovisuelle.


Là, celles et ceux qui n&apos;ont pas lu l&apos;objet du délire  doivent légitimement se demander ce qui put provoquer une telle  déferlante  Aurais-je évoqué quelque(s) rumeur(s) sulfureuse(s) ? Une  liaison extra-conjugale entre Paola et Eddy Merckx dont Albert se serait  consolé dans les bras de Sandra Kim ?? Un flirt entre Elio Di Rupo et  Dave lors de la soirée « God is good » organisée par Monseigneur Léonard  pour fêter son arrivée à la tête du diocèse de Malines-Bruxelles ???  L&apos;entrée prochaine de Freya Vandenbossche dans la troupe du Crazy  Horse ; la conversion de Joëlle Milquet à l&apos;Islam ; le retrait de Didier  Reynders de la vie politique afin de se consacrer à un projet de  communauté autarcique sur le terril d&apos;Herstal ; l&apos;inscription des  chapeaux de Fabiola au patrimoine mondial de l&apos;humanité ; la  participation de Justine Henin à la prochaine campagne d&apos;information de  l&apos;administration fiscale ; les secrets de tournage de la comédie des  frères Dardenne réunissant Chuck Norris et Arielle Dombasle sur un  scénario original des Frères Taloche ???? [1] Que nenni ; rien de tout cela.  Evoquant une interview de Jean-Michel Javaux dans laquelle le boss Ecolo  affirmait son refus d&apos;être « de nouveau le missionnaire  ou l&apos;éclaireur écologique » et de « porter des  politiques de rupture », je m&apos;interrogeais sur l&apos;adéquation entre  cette « politique des petits pas » revendiquée par  l&apos;homme politique préféré des électrices et les exigences de l&apos;urgence  environnementale. Autrement dit, si la maison brûle, est-il pertinent de  prétendre l&apos;éteindre avec un goutte-à-goutte ?


Cette réflexion était à mes yeux aussi révolutionnaire  que les antiennes proclamant que « nous nous battrons  sans relâche pour préserver les acquis sociaux », « la création d&apos;emploi  doit être au coeur de toutes les politiques », « nous devons tout faire  pour préserver le pouvoir d&apos;achat de nos concitoyens » ou encore « nous mobiliserons tous nos moyens et toute notre énergie  pour remettre la Wallonie sur les rails de la croissance ». Bref,  je pensais être dans l&apos;évidence la plus élémentaire voire dans une  lapalissade du style « si ça va mal, il vaut que cela  change ». Et pourtant   Ce propos moins qu&apos;anodin suffit à  déclencher la mécanique médiatique.


Belga sortit donc une dépêche titrée  « Le  discours trop édulcoré de Javaux critiqué » et annonçant en chapeau  « Inter-Environnement Wallonie se dit déçue du  co-président d&apos;Ecolo Jean-Michel Javaux. Dans un article signé de son  attaché de presse Pierre Titeux, la fédération lui reproche de tenir un  discours édulcoré pour ne pas choquer. » Au fil d&apos;une surenchère  dans la titraille, cela devint « Inter-Environnement  s&apos;en prend au discours trop édulcoré de Javaux », « Inter-Environnement  Wallonie déçue par Jean-Michel Javaux » et « Inter-Environnement  Wallonie s&apos;en prend à Jean-Michel Javaux ». Il s&apos;en est fallu de  peu qu&apos;on ne décèle dans mon billet d&apos;humeur un appel implicite à la  démission !


Je devrais sans doute me réjouir de cet écho aussi  retentissant qu&apos;inattendu donné à mon propos mais je suis surtout  interloqué par le  traitement qui lui fut réservé.


Il m&apos;apparaît ainsi à tout le moins regrettable  qu&apos;aucun(e) journaliste n&apos;ait pris la peine de me contacter pour affiner  son information. J&apos;aurais ainsi pu expliquer la nuance (loin d&apos;être  subtile) qu&apos;il existe entre une position officielle (en l&apos;occurrence  d&apos;IEW) et le commentaire d&apos;un chroniqueur. La rubrique abritant ma prose  (« La Lorgnette » hier, désormais « Politiquement incorrect ») a  toujours affiché sans la moindre équivoque sa volonté de proposer « une autre manière de voir l&apos;actualité environnementale » ;  elle revendique sa subjectivité et son impertinence, le refus de la  langue de bois et un discours volontiers provocateur. Les réflexions qui  y sont développées ne sauraient donc en aucun cas être assimilées à des  prises de position de la Fédération. Si celle-ci avait souhaité « s&apos;en prendre à Javaux », elle l&apos;aurait fait par  communiqué de presse ou Carte Blanche.


Dans ce cas d&apos;espèce, il se fait qu&apos;IEW n&apos;a pas de point  de vue sur la stratégie politique d&apos;Ecolo - pas plus d&apos;ailleurs que sur  celle du MR, du CDH ou du PS. Cela peut paraître bizarre mais c&apos;est  comme ça : ses prises de positions s&apos;opèrent par rapport à des actes et  décisions de gouvernants, pas sur base de déclarations de partis. Cela  permet d&apos;objectiver l&apos;argumentation et de commenter du concret, élément  non négligeable lorsqu&apos;il s&apos;agit de s&apos;exprimer au nom de 150  associations aux intérêts aussi divers - voire parfois contradictoires -  que la survie du triton palmé (Triturus Helveticus)  dans la basse-vallée du Houyoux, la préservation et l&apos;embellissement de  l&apos;environnement de l&apos;arrière-pays cinacien, la défense des piétons  quotidiens, la lutte contre l&apos;envahissement publicitaire dans l&apos;espace  public ou la promotion de la décroissance  Les propos tenus dans cette  chronique n&apos;engagent donc que leur auteur, fut-il par ailleurs attaché  de presse de la Fédération. A ce que je sache, lorsque Jean-Michel  Javaux fait sa profession de foi catholique ou son  coming out monarchique, (co-)Président ou pas, ce n&apos;est pas la  « ligne officielle » d&apos;Ecolo qu&apos;il exprime. Et lorsqu&apos;il déclare [2]  avoir visionné « Défonce-moi chéri » à 16 ans, garder un souvenir  vivace des photos de Bo Dereck nue sur un cheval ou encore apprécier  avec son amoureuse des fantaisies câlines faites de « petits  goûts, petites crèmes et bonnes odeurs », j&apos;ose espérer que  personne ne voit là un positionnement idéologique ou l&apos;ébauche d&apos;une  ligne programmatique 


Il n&apos;y avait donc d&apos;autre intérêt dans le montage en  épingle de mon propos que la recherche d&apos;une supposée tension entre  Ecolo et Inter-Environnement Wallonie, ce qui serait  d&apos;ailleurs une  non-information tant il est vrai que eux, c&apos;est eux et nous, c&apos;est nous  (et, de plus, ici, moi, c&apos;est moi !).


Voilà pour la forme. Sur le fond, je l&apos;ai déjà dit, il  me semble extravagant qu&apos;une réflexion aussi élémentaire que celle  développée dans ce qui restera la dernière « Lorgnette » [3] puisse provoquer un tel ramdam 


Il serait donc devenu politiquement incorrect de  considérer que la gravité et l&apos;urgence (environnementales) s&apos;accommodent  mal de la demi-mesure ? Moi, je veux bien. Mais il faudra alors  m&apos;expliquer comment on espère, par exemple, arriver à l&apos;indispensable  réduction de 80% à 90% de nos émissions de gaz à effet de serre d&apos;ici  2050  sans des ruptures claires et nettes avec le modèle économique  actuel. En remplaçant toutes les ampoules à incandescence par des  ampoules à basse consommation ? En éteignant tous les ans la lumière  pendant une heure ? En mangeant une pomme « locale et de saison » plutôt  qu&apos;une banane à la pause de 10 heures ? En allant faire ses courses à  vélo ? Ce sont quasiment là les seuls messages actuellement audibles et  recevables par le public. Or, s&apos;ils s&apos;inscrivent dans une logique de  changements de comportements bienvenue, ils représentent une solution  infime à un problème colossal qui relève moins de la nature de nos  consommations que du caractère excessif, « insoutenable » (et totalement  irrationnel) de celles-ci. Dès lors, en refusant de « porter  seuls des projets qui sont ressentis comme étant contre la population »,  on cautionne de facto la perpétuation d&apos;un système qui nous a amenés  dans une impasse et nous conduit à présent droit dans le mur des  inégalités renforcées, des pénuries généralisées et de la Planète  saccagée. La « politique des petits pas » retardera  peut-être le moment de l&apos;impact mais ne l&apos;empêchera pas. Nous devrons  dès lors assumer les conséquences de l&apos;inaction actuelle, dans un  contexte où la question de l&apos;adhésion citoyenne ne sera plus à l&apos;ordre  du jour : la situation imposera en effet des mesures plus drastiques  qu&apos;aujourd&apos;hui, forcément impopulaires mais non négociables.


Le « parler vrai » n&apos;est pas à la mode. Il est de  mauvais ton d&apos;appeler à la rupture, aux changements en profondeur, à une  remise en cause de nos modes de vie et, par conséquent, de notre  système de valeurs. Trop radical, catastrophiste, extrémiste. Mieux vaut  parler de transition, de nouveau paradigme, de « green  (ou sustainable) new deal ».  Cela ne veut pas dire grand-chose mais à l&apos;immense mérite de ne pas  effrayer les foules et de laisser croire qu&apos;il sera possible de  continuer à vivre selon le même modèle, réformé à la marge. Et tant pis  si pour rassurer, il faut être mensonger ; peu importe les chaos du long  terme pour autant que la quiétude relative du présent soit préservée 


Pourtant, quelle que soit la perception de ce discours,  on ne pourra m&apos;empêcher de penser et d&apos;écrire qu&apos;un système qui, en  dépit de décennies de croissance (son moteur et son indicateur de bonne  santé), creuse sans cesse davantage le fossé entre les individus et les  populations les plus riches et les plus pauvres, se montre incapable  d&apos;éradiquer les famines et de donner à tous l&apos;accès à l&apos;eau potable,  entretient ici la précarité et le chômage et ailleurs la misère et la  souffrance, un système qui pollue l&apos;eau, le sol et l&apos;air en épuisant les  ressources naturelles, exploite le patrimoine commun au profit de  quelques-uns, dénie à des millions d&apos;individus la plus élémentaire  dignité et accepte implicitement une hiérarchie dans la valeur d&apos;une  vie, ce système doit être changé. [4]. C&apos;est plus qu&apos;une question  politique, c&apos;est un devoir éthique.


Défendre l&apos;environnement, ce n&apos;est pas seulement  s&apos;émouvoir de la disparition du gecko à queue feuillue, du cacaotés ou  de la tortue à nez de cochon, combattre la déforestation et  l&apos;agriculture intensive, dénoncer les pollutions et les conséquences  d&apos;un abus de consommation ; défendre l&apos;environnement, c&apos;est surtout  combattre les causes de tout cela (qui, souvent, sont aussi celles des  maux économiques et sociaux listés plus haut) et faire en sorte de  rompre avec elles. Sinon, autant jouir sans entrave de notre statut de  privilégiés et, comme disait, Desproges, vivre heureux en attendant la  mort.




---------


[1] 	Précision que j&apos;espère inutile  mais on n&apos;est jamais assez prudent  : Les faits évoqués ici sont  purement imaginaires et créés pour les besoins de la démonstration. Que  les lecteurs ne les croient donc pas et que les personnes citées ne s&apos;en  offusquent surtout pas.


[2] 	Télé-Moustique du 31/03/10


[3] En effet, comme vous l&apos;aurez  sans doute noté, afin d&apos;éviter de nouvelles interprétations abusives,  cette chronique change d&apos;intitulé et de présentation, s&apos;entourant ainsi  de toutes les précautions utiles à la préservation de sa spécificité  identitaire, sa liberté d&apos;analyse et de ton.


[4] Pour ceux qui douteraient, je  conseille (entre beaucoup d&apos;autres ) deux ouvrages parus ces dernières  semaines : « Le triomphe de la cupidité », du Prix Nobel d&apos;Economie  2001, Joseph Stiglitz (Les Liens qui Libèrent) et « Parmi les perdants  du meilleur des mondes » de Günter Walraff (La Découverte)

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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/droit-de-suite-javaux-iew-ecolo-la-rupture-les-petits-pas-et-moi-et-moi-et-moi"/>
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		<issued>2010-04-15T08:36:23Z</issued>
		<modified>2010-04-15T08:36:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p class="spip" style="text-align: justify;"><img height="159" width="550" alt="" src="http://www.iewonline.be/IMG/jpg/bandeauincorrect-3.jpg" /></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Par <a style="color: rgb(0, 112, 173); text-decoration: none;" href="http://www.iewonline.be/spip.php?auteur5">Pierre Titeux</a><span style="border-collapse: separate; color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;" class="Apple-style-span"><span style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: 'Trebuchet MS',Arial,sans-serif; font-size: 10px; text-align: left;" class="Apple-style-span"><br />
</span></span><br />
Eh bien voilà, pour moi, c’est fait&#160;: je les ai connues,  ces «&#160;15 minutes of fame&#160;», ce «&#160;quart d’heure de  célébrité&#160;», qu’Andy Warhol prédisait à chaque locataire de la Planète.  Oh, je n’en tire aucune gloire. A dire vrai, cela s’est produit à l’insu  de mon plein gré et j’avoue ne toujours pas comprendre la logique d’un  emballement médiatique confinant au surréalisme.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Tout est parti de <a class="spip_out" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3503" target="_blank">ma  précédente chronique</a>&#160;; moins d’une heure après l’envoi de la  newsletter publiant ce billet, l’agence Belga sortait une dépêche  répercutant mes propos et aussitôt reprise en «&#160;Une&#160;» des sites de la  presse écrite et audiovisuelle.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Là, celles et ceux qui n’ont pas lu l’objet du délire  doivent légitimement se demander ce qui put provoquer une telle  déferlante… Aurais-je évoqué quelque(s) rumeur(s) sulfureuse(s)&#160;? Une  liaison extra-conjugale entre Paola et Eddy Merckx dont Albert se serait  consolé dans les bras de Sandra Kim&#160;?? Un flirt entre Elio Di Rupo et  Dave lors de la soirée «&#160;God is good&#160;» organisée par Monseigneur Léonard  pour fêter son arrivée à la tête du diocèse de Malines-Bruxelles&#160;???  L’entrée prochaine de Freya Vandenbossche dans la troupe du Crazy  Horse&#160;; la conversion de Joëlle Milquet à l’Islam&#160;; le retrait de Didier  Reynders de la vie politique afin de se consacrer à un projet de  communauté autarcique sur le terril d’Herstal&#160;; l’inscription des  chapeaux de Fabiola au patrimoine mondial de l’humanité&#160;; la  participation de Justine Henin à la prochaine campagne d’information de  l’administration fiscale&#160;; les secrets de tournage de la comédie des  frères Dardenne réunissant Chuck Norris et Arielle Dombasle sur un  scénario original des Frères Taloche&#160;????&#160;[<a title="[1] Précision que j'espère inutile
mais on n'est jamais assez (...)" class="spip_note" id="nh1" name="nh1" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nb1">1</a>] Que nenni&#160;; rien de tout cela.  Evoquant une interview de Jean-Michel Javaux dans laquelle le boss Ecolo  affirmait son refus d’être «&#160;de nouveau le missionnaire  ou l’éclaireur écologique&#160;» et de «&#160;porter des  politiques de rupture&#160;», je m’interrogeais sur l’adéquation entre  cette «&#160;politique des petits pas&#160;» revendiquée par  l’homme politique préféré des électrices et les exigences de l’urgence  environnementale. Autrement dit, si la maison brûle, est-il pertinent de  prétendre l’éteindre avec un goutte-à-goutte&#160;?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cette réflexion était à mes yeux aussi révolutionnaire  que les antiennes proclamant que «&#160;nous nous battrons  sans relâche pour préserver les acquis sociaux&#160;», «&#160;la création d’emploi  doit être au coeur de toutes les politiques&#160;», «&#160;nous devons tout faire  pour préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens&#160;» ou encore «&#160;nous mobiliserons tous nos moyens et toute notre énergie  pour remettre la Wallonie sur les rails de la croissance&#160;». Bref,  je pensais être dans l’évidence la plus élémentaire voire dans une  lapalissade du style «&#160;si ça va mal, il vaut que cela  change&#160;». Et pourtant…  Ce propos moins qu’anodin suffit à  déclencher la mécanique médiatique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Belga sortit donc une dépêche titrée  «&#160;Le  discours trop édulcoré de Javaux critiqué&#160;» et annonçant en chapeau  «&#160;Inter-Environnement Wallonie se dit déçue du  co-président d’Ecolo Jean-Michel Javaux. Dans un article signé de son  attaché de presse Pierre Titeux, la fédération lui reproche de tenir un  discours édulcoré pour ne pas choquer.&#160;» Au fil d’une surenchère  dans la titraille, cela devint «&#160;Inter-Environnement  s’en prend au discours trop édulcoré de Javaux&#160;», «&#160;Inter-Environnement  Wallonie déçue par Jean-Michel Javaux&#160;» et «&#160;Inter-Environnement  Wallonie s’en prend à Jean-Michel Javaux&#160;». Il s’en est fallu de  peu qu’on ne décèle dans mon billet d’humeur un appel implicite à la  démission&#160;!</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je devrais sans doute me réjouir de cet écho aussi  retentissant qu’inattendu donné à mon propos mais je suis surtout  interloqué par le  traitement qui lui fut réservé.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il m’apparaît ainsi à tout le moins regrettable  qu’aucun(e) journaliste n’ait pris la peine de me contacter pour affiner  son information. J’aurais ainsi pu expliquer la nuance (loin d’être  subtile) qu’il existe entre une position officielle (en l’occurrence  d’IEW) et le commentaire d’un chroniqueur. La rubrique abritant ma prose  («&#160;La Lorgnette&#160;» hier, désormais «&#160;Politiquement incorrect&#160;») a  toujours affiché sans la moindre équivoque sa volonté de proposer «&#160;une autre manière de voir l’actualité environnementale&#160;»&#160;;  elle revendique sa subjectivité et son impertinence, le refus de la  langue de bois et un discours volontiers provocateur. Les réflexions qui  y sont développées ne sauraient donc en aucun cas être assimilées à des  prises de position de la Fédération. Si celle-ci avait souhaité «&#160;s’en prendre à Javaux&#160;», elle l’aurait fait par  communiqué de presse ou Carte Blanche.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans ce cas d’espèce, il se fait qu’IEW n’a pas de point  de vue sur la stratégie politique d’Ecolo - pas plus d’ailleurs que sur  celle du MR, du CDH ou du PS. Cela peut paraître bizarre mais c’est  comme ça&#160;: ses prises de positions s’opèrent par rapport à des actes et  décisions de gouvernants, pas sur base de déclarations de partis. Cela  permet d’objectiver l’argumentation et de commenter du concret, élément  non négligeable lorsqu’il s’agit de s’exprimer au nom de 150  associations aux intérêts aussi divers - voire parfois contradictoires -  que la survie du triton palmé (Triturus Helveticus)  dans la basse-vallée du Houyoux, la préservation et l’embellissement de  l’environnement de l’arrière-pays cinacien, la défense des piétons  quotidiens, la lutte contre l’envahissement publicitaire dans l’espace  public ou la promotion de la décroissance… Les propos tenus dans cette  chronique n’engagent donc que leur auteur, fut-il par ailleurs attaché  de presse de la Fédération. A ce que je sache, lorsque Jean-Michel  Javaux fait sa profession de foi catholique ou son  coming out monarchique, (co-)Président ou pas, ce n’est pas la  «&#160;ligne officielle&#160;» d’Ecolo qu’il exprime. Et lorsqu’il déclare&#160;[<a title="[2] Télé-Moustique du 31/03/10" class="spip_note" id="nh2" name="nh2" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nb2">2</a>]  avoir visionné «&#160;Défonce-moi chéri&#160;» à 16 ans, garder un souvenir  vivace des photos de Bo Dereck nue sur un cheval ou encore apprécier  avec son amoureuse des fantaisies câlines faites de «&#160;petits  goûts, petites crèmes et bonnes odeurs&#160;», j’ose espérer que  personne ne voit là un positionnement idéologique ou l’ébauche d’une  ligne programmatique…</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il n’y avait donc d’autre intérêt dans le montage en  épingle de mon propos que la recherche d’une supposée tension entre  Ecolo et Inter-Environnement Wallonie, ce qui serait  d’ailleurs une  non-information tant il est vrai que eux, c’est eux et nous, c’est nous  (et, de plus, ici, moi, c’est moi&#160;!).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà pour la forme. Sur le fond, je l’ai déjà dit, il  me semble extravagant qu’une réflexion aussi élémentaire que celle  développée dans ce qui restera la dernière «&#160;Lorgnette&#160;»&#160;[<a title="[3] En effet, comme vous l'aurez sans
doute noté, afin d'éviter (...)" class="spip_note" id="nh3" name="nh3" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nb3">3</a>] puisse provoquer un tel ramdam…</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il serait donc devenu politiquement incorrect de  considérer que la gravité et l’urgence (environnementales) s’accommodent  mal de la demi-mesure&#160;? Moi, je veux bien. Mais il faudra alors  m’expliquer comment on espère, par exemple, arriver à l’indispensable  réduction de 80% à 90% de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici  2050  sans des ruptures claires et nettes avec le modèle économique  actuel. En remplaçant toutes les ampoules à incandescence par des  ampoules à basse consommation&#160;? En éteignant tous les ans la lumière  pendant une heure&#160;? En mangeant une pomme «&#160;locale et de saison&#160;» plutôt  qu’une banane à la pause de 10 heures&#160;? En allant faire ses courses à  vélo&#160;? Ce sont quasiment là les seuls messages actuellement audibles et  recevables par le public. Or, s’ils s’inscrivent dans une logique de  changements de comportements bienvenue, ils représentent une solution  infime à un problème colossal qui relève moins de la nature de nos  consommations que du caractère excessif, «&#160;insoutenable&#160;» (et totalement  irrationnel) de celles-ci. Dès lors, en refusant de «&#160;porter  seuls des projets qui sont ressentis comme étant contre la population&#160;»,  on cautionne de facto la perpétuation d’un système qui nous a amenés  dans une impasse et nous conduit à présent droit dans le mur des  inégalités renforcées, des pénuries généralisées et de la Planète  saccagée. La «&#160;politique des petits pas&#160;» retardera  peut-être le moment de l’impact mais ne l’empêchera pas. Nous devrons  dès lors assumer les conséquences de l’inaction actuelle, dans un  contexte où la question de l’adhésion citoyenne ne sera plus à l’ordre  du jour&#160;: la situation imposera en effet des mesures plus drastiques  qu’aujourd’hui, forcément impopulaires mais non négociables.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le «&#160;parler vrai&#160;» n’est pas à la mode. Il est de  mauvais ton d’appeler à la rupture, aux changements en profondeur, à une  remise en cause de nos modes de vie et, par conséquent, de notre  système de valeurs. Trop radical, catastrophiste, extrémiste. Mieux vaut  parler de transition, de nouveau paradigme, de «&#160;green  (ou sustainable) new deal&#160;».  Cela ne veut pas dire grand-chose mais à l’immense mérite de ne pas  effrayer les foules et de laisser croire qu’il sera possible de  continuer à vivre selon le même modèle, réformé à la marge. Et tant pis  si pour rassurer, il faut être mensonger&#160;; peu importe les chaos du long  terme pour autant que la quiétude relative du présent soit préservée…</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pourtant, quelle que soit la perception de ce discours,  on ne pourra m’empêcher de penser et d’écrire qu’un système qui, en  dépit de décennies de croissance (son moteur et son indicateur de bonne  santé), creuse sans cesse davantage le fossé entre les individus et les  populations les plus riches et les plus pauvres, se montre incapable  d’éradiquer les famines et de donner à tous l’accès à l’eau potable,  entretient ici la précarité et le chômage et ailleurs la misère et la  souffrance, un système qui pollue l’eau, le sol et l’air en épuisant les  ressources naturelles, exploite le patrimoine commun au profit de  quelques-uns, dénie à des millions d’individus la plus élémentaire  dignité et accepte implicitement une hiérarchie dans la valeur d’une  vie, ce système doit être changé.&#160;[<a title="[4] Pour ceux qui douteraient, je
conseille (entre beaucoup (...)" class="spip_note" id="nh4" name="nh4" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nb4">4</a>]. C’est plus qu’une question  politique, c’est un devoir éthique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Défendre l’environnement, ce n’est pas seulement  s’émouvoir de la disparition du gecko à queue feuillue, du cacaotés ou  de la tortue à nez de cochon, combattre la déforestation et  l’agriculture intensive, dénoncer les pollutions et les conséquences  d’un abus de consommation&#160;; défendre l’environnement, c’est surtout  combattre les causes de tout cela (qui, souvent, sont aussi celles des  maux économiques et sociaux listés plus haut) et faire en sorte de  rompre avec elles. Sinon, autant jouir sans entrave de notre statut de  privilégiés et, comme disait, Desproges, vivre heureux en attendant la  mort.</p>
<div style="text-align: justify;"><br />
---------</div>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a title="Notes 1" class="spip_note" name="nb1" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nh1">1</a>] 	Précision que j’espère inutile  mais on n’est jamais assez prudent…&#160;: Les faits évoqués ici sont  purement imaginaires et créés pour les besoins de la démonstration. Que  les lecteurs ne les croient donc pas et que les personnes citées ne s’en  offusquent surtout pas.</p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a title="Notes 2" class="spip_note" name="nb2" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nh2">2</a>] 	Télé-Moustique du 31/03/10</p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a title="Notes 3" class="spip_note" name="nb3" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nh3">3</a>] En effet, comme vous l’aurez  sans doute noté, afin d’éviter de nouvelles interprétations abusives,  cette chronique change d’intitulé et de présentation, s’entourant ainsi  de toutes les précautions utiles à la préservation de sa spécificité  identitaire, sa liberté d’analyse et de ton.</p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<a title="Notes 4" class="spip_note" name="nb4" href="http://www.iewonline.be/spip.php?article3524#nh4">4</a>] Pour ceux qui douteraient, je  conseille (entre beaucoup d’autres…) deux ouvrages parus ces dernières  semaines&#160;: «&#160;Le triomphe de la cupidité&#160;», du Prix Nobel d’Economie  2001, Joseph Stiglitz (Les Liens qui Libèrent) et «&#160;Parmi les perdants  du meilleur des mondes&#160;» de Günter Walraff (La Découverte)</p>]]></content>
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		<title>Les tontons trompeurs</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
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J&apos;ai pas entendu dire que le Gouvernement t&apos;avait rappelé, qu&apos;est ce qui t&apos;a pris de revenir ?




D&apos;un chercheur du CNRS à Claude Allègre.


(Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura)




Un dialogue (mais n&apos;est pas Audiard qui veut) entendu dans la salle d&apos;un restaurant  quelques clients  Un pépère qui s&apos;essaye au spectacle, sans doute les mêmes blagues à chaque visite,  tout en reluquant les jambes d&apos;une jeune femme.





La serveuse - On essaye de nous faire peur pour tout. L&apos;insécurité dans nos rues est peut-être une réalité, mais il ne faut pas exagérer. Quand y a une vitre cassée dans le coin, c&apos;est que la voiture n&apos;est d&apos;ici.




Le pépère, hors de propos - Vous saviez pas qu&apos;on utilisait la pisse pour les laines à Verviers Y avait même des goûteurs pour vérifier qu&apos;il n&apos;y avait pas arnaque sur la marchandise.




Un client - A défaut d&apos;être élégant, c&apos;est au moins naturel.




Le pépère, ne relevant pas le regard parce que la femme vient de décroiser et recroiser les jambes - Faites pas chier avec ces trucs de la nature. C&apos;est comme le réchauffement, c&apos;est pour nous faire peur. On veut nous faire peur, mais c&apos;est pas vrai. C&apos;est un truc pour faire chier.




Le client - Vous n&apos;y croyez pas ?


Le pépère, qui quitte des yeux les jambes de la jeune femme - Non, je ne suis pas du tout écolo. C&apos;est un truc pour les bobos.




Le pépère revient sur les jambes, un rien cynique, mais nostalgique - J&apos;ai passé les soixante balais. J&apos;ai pas eu de gosses. Alors l&apos;écologie et le réchauffement, je m&apos;en fous. Je m&apos;en bats les c .




Un autre client - Peut-être parce que vous avez vraiment la trouille que quelque chose se passe avant que vous ne clamsiez. Le cynique, c&apos;est souvent un trouillard.




Le pépère perd un peu le fil


La serveuse vient au secours de son fidèle client - Qu&apos;on arrête aussi de nous faire peur avec ça. Merde, c&apos;est comme la clope. On nous a bourré le mou pendant des décennies et maintenant, on peut plus fumer dans son restaurant.




Le premier client au pépère qui s&apos;est remis à contempler les jambes de la jeune femme - Pourtant, vous dites que vous n&apos;avez pas de voiture, que vous triez vos déchets. 




Le second client - Vous êtes un Monsieur Jourdain de l&apos;écologie.




Le pépère qui s&apos;énerve - M&apos;emmerdez pas.


Le premier client  qui commence aussi à reluquer les jambes - L&apos;angoisse est donc une bonne excuse pour ne pas croire. 




Le pépère qui sent la concurrence - On veut nous me faire peur, on exagère, donc je ne crois à votre truc. Moi, c&apos;est après moi, les mouches.







 


Depuis le « climatgate » et l&apos;affaire des mails, certains s&apos;engouffrent dans la brèche. Le réchauffement climatique n&apos;existe pas disent les tenants d&apos;une économie ultralibérale, les militants nationalistes américains, les partisans du grand complot eugéniste, les prêts à tout pour se faire voir 




Ainsi André Langaney dit  Dédé la Science[1]





, dans le presque défunt journal satirique Siné hebdo, nous dit que rien n&apos;est prouvé. Il est généticien. Ainsi Claude Allègre nous assène des vérités[2]





 dans un domaine qu&apos;il ne connaît pas alors qu&apos;il s&apos;est déjà bien trompé dans sa spécialité, la géologie[3]





 ou avec le scandale de l&apos;amiante à Jussieu[4]





.




Peut-être ont-ils raison contre tous ? Galilée avait bien raison contre les pairs de l&apos;église ? Mais c&apos;était entre la science et la religion. 






Il est interpellant aussi de voir des défenseurs de la biodiversité se lancer dans la même direction. Dans un article, intitulé &quot;Les Caniculs-bénis:une nouvelle hystérie religieuse au service de l&apos;Ordre Mondial?&quot;




Dominique Guillet, créateur de Kokopelli, se lance aussi dans la « théorie du complot »[5]





. Ce à quoi a répondu Fabrice Nicolino, auteur entre autres de la « La faim, la bagnole, le blé et nous. »





Je crois que ceux qui se poussent du coude d&apos;un air entendu, prétendant à demi-mot qu&apos;on les mène en bateau, expriment à leur insu une peur terrible, une terreur même de l&apos;avenir. Je les comprends, notez-le bien, car en effet, les perspectives sont angoissantes. Mais ce n&apos;est pas une raison pour nous ressortir les vieilles lunes d&apos;une sorte de conspiration mondiale. Or c&apos;est bien ce que font la plupart des « objecteurs du réchauffement climatique ». Profitant des nombreuses zones d&apos;ombre d&apos;un dossier extraordinaire, qui cache encore d&apos;innombrables surprises, ils tentent de (se) rassurer en accusant les porteurs de mauvaises nouvelles. En l&apos;occurrence, et prioritairement, le GIEC.[6]















Maintenant, en fait-on trop pour parler du dérèglement climatique ? L&apos;angoisse tétanise les uns quand la peur stimule les autres. Personnellement, je ne connais pas de méthode parfaite. 






C&apos;est dans ce cadre que j&apos;apprécie la lettre ouverte de Jean-Marc JANCOVICI aux journalistes[7]





.





Depuis que la question de l&apos;influence de l&apos;homme sur le climat a été posée par une partie de la communauté scientifique, certains d&apos;entre vous, au nom d&apos;un &quot;droit au débat&quot; dont je vais essayer de montrer qu&apos;il est totalement dévoyé sur ce sujet précis, ouvrent régulièrement leurs colonnes à des individus qui expliquent combien la science raisonne de travers sur ce sujet précis, et combien il est urgent de surtout ne rien faire pour limiter les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une variante consiste à simplement faire part de leur point de vue - sans les inviter sur un plateau de télé ou sans leur ouvrir la page &quot;opinions&quot; - en mettant leurs arguments sur un &quot;pied d&apos;égalité&quot; avec le point de vue &quot;orthodoxe&quot;, ce qui laisse penser que chaque éventualité est possible et qu&apos;il appartient au lecteur de juger comme bon lui semble. Je vais peut-être vous faire beaucoup de peine, mais je considère qu&apos;en agissant de la sorte, vous êtes au mieux des inconscients, au pire des irresponsables, et dans tous les cas de figure des menteurs - et des menteuses, la parité est assez bien respectée dans le monde journalistique ! - à l&apos;égal des gens à qui vous donnez de l&apos;importance.







J&apos;ai beaucoup aimé ce texte qui replace le débat, là où il doit être pour un sujet aussi sensible que celui du dérèglement climatique.  Il convient bien entendu de ne pas être exagérément confiant. La corporation des scientifiques, comme toutes autres, compte ses filous, ses mythomanes, ses arrivistes  Cependant, comme la matière est si vaste et les intervenants si nombreux, le principe qui veut que la science a tellement l&apos;habitude, contrairement à une idée qui circule parfois, de gérer des débats où les gens ne sont pas d&apos;accord entre eux, qu&apos;elle s&apos;est organisée pour que ces débats soient menés là où il faut et comme il faut, peut certainement se vérifier.




Prenons cela comme un pari de Pascal, comme je l&apos;écrivais dans une précédente chronique. Une lutte contre le dérèglement, bien pensée, intégrée dans un plan global de préservation de notre environnement, ne pourra être que bénéfique pour tous. 




Si ce n&apos;est pas le climat, c&apos;est la raréfaction d&apos;une énergie bon marché, la dégradation des écosystèmes,  qui devraient nous conduire à modifier nos habitudes. Et tout cela, nous pousse, quoiqu&apos;on en pense, va dans la même direction  une civilisation qui réintègre la « nature » dans ses modes de pensée.




 


Denis MARION.


 




[1]







André Langaney

 (né en 1942) est un généticien français, spécialiste de l&apos;évolution et de la génétique des populations. Il a tenu une chronique de vulgarisation scientifique dans Charlie Hebdo pendant quelques mois. Il tient aujourd&apos;hui une chronique dans Siné Hebdo.




 






[2]







http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#R.C3.A9chauffement_climatique_et_activit.C3.A9s_humaines




 








[3]







http://fr.wikipedia.org/wiki/Haroun_Tazieff#.C3.89ruption_de_la_Soufri.C3.A8re




 






[4]







http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#D.C3.A9samiantage_du_Campus_de_Jussieu 








[5]







 http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html




http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html




(voir également des commentaires intéressant) à cette adresse: http://www.kokopelli-blog.org/?p=196








[6]







 http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=653








[7]







 http://tropdebruit.be/news/lettre-ouverte-aux-journalistes-qui-ouvrent-leurs-colonnes-a-n-importe-qui-et-n-importe-quoi-en-matiere-de-climat-et-de-science-pourvu-que-ca-mousse










 

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<div style="text-align: justify;"><i><span>J'ai pas entendu dire que le Gouvernement t'avait rappelé, qu'est ce qui t'a pris de revenir&#160;?</span></i></div>
<div style="text-align: justify;">D'un chercheur du CNRS à Claude Allègre.</div>
<p style="text-align: justify;"><span>(Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura)</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span>Un dialogue (mais n’est pas Audiard qui veut) entendu dans la salle d’un restaurant… quelques clients… Un pépère qui s’essaye au spectacle, sans doute les mêmes blagues à chaque visite, &#160;tout en reluquant les jambes d’une jeune femme.</span></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span>La serveuse&#160;- On essaye de nous faire peur pour tout. L’insécurité dans nos rues est peut-être une réalité, mais il ne faut pas exagérer. Quand y a une vitre cassée dans le coin, c’est que la voiture n’est d’ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le pépère, hors de propos&#160;- Vous saviez pas qu’on utilisait la pisse pour les laines à Verviers Y avait même des goûteurs pour vérifier qu’il n’y avait pas arnaque sur la marchandise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Un client&#160;- A défaut d’être élégant, c’est au moins naturel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le pépère, ne relevant pas le regard parce que la femme vient de décroiser et recroiser les jambes&#160;- Faites pas chier avec ces trucs de la nature. C’est comme le réchauffement, c’est pour nous faire peur. On veut nous faire peur, mais c’est pas vrai. C’est un truc pour faire chier.</span></p>
<div style="text-align: justify;">Le client&#160;- Vous n’y croyez pas&#160;?</div>
<p style="text-align: justify;"><span>Le pépère, qui quitte des yeux les jambes de la jeune femme&#160;- Non, je ne suis pas du tout écolo. C’est un truc pour les bobos.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le pépère revient sur les jambes, un rien cynique, mais nostalgique&#160;- J’ai passé les soixante balais. J’ai pas eu de gosses. Alors l’écologie et le réchauffement, je m’en fous. Je m’en bats les c….</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Un autre client&#160;- Peut-être parce que vous avez vraiment la trouille que quelque chose se passe avant que vous ne clamsiez. Le cynique, c’est souvent un trouillard.</span></p>
<div style="text-align: justify;">Le pépère perd un peu le fil</div>
<p style="text-align: justify;"><span>La serveuse vient au secours de son fidèle client&#160;- Qu’on arrête aussi de nous faire peur avec ça. Merde, c’est comme la clope. On nous a bourré le mou pendant des décennies et maintenant, on peut plus fumer dans son restaurant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le premier client au pépère qui s’est remis à contempler les jambes de la jeune femme&#160;- Pourtant, vous dites que vous n’avez pas de voiture, que vous triez vos déchets. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le second client&#160;- Vous êtes un Monsieur Jourdain de l’écologie.</span></p>
<div style="text-align: justify;">Le pépère qui s’énerve&#160;- M’emmerdez pas.</div>
<p style="text-align: justify;"><span>Le premier client&#160; qui commence aussi à reluquer les jambes&#160;- L’angoisse est donc une bonne excuse pour ne pas croire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Le pépère qui sent la concurrence&#160;- On veut nous me faire peur, on exagère, donc je ne crois à votre truc. Moi, c’est après moi,&#160;les mouches.</span></p>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<p style="text-align: justify;"><span>Depuis le «&#160;climatgate&#160;» et l’affaire des mails, certains s’engouffrent dans la brèche. Le réchauffement climatique n’existe pas disent les tenants d’une économie ultralibérale, les militants nationalistes américains, les partisans du grand complot eugéniste, les prêts à tout pour se faire voir…</span></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi André Langaney dit <span>&#160;Dédé la Science<a title="" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[1]</span></span></span></a>, dans le presque défunt journal satirique Siné hebdo, nous dit que rien n’est prouvé. Il est généticien. Ainsi Claude Allègre nous assène des vérités<a title="" name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[2]</span></span></span></a> dans un domaine qu’il ne connaît pas alors qu’il s’est déjà bien trompé dans sa spécialité, la géologie<a title="" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[3]</span></span></span></a> ou avec le scandale de l’amiante à Jussieu<a title="" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[4]</span></span></span></a>.</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span>Peut-être ont-ils raison contre tous&#160;? Galilée avait bien raison contre les pairs de l’église&#160;? Mais c’était entre la science et la religion. </span></div>
<div style="text-align: justify;"><span><br />
Il est interpellant aussi de voir des défenseurs de la biodiversité se lancer dans la même direction. Dans un article, intitulé "Les Caniculs-bénis:une nouvelle hystérie religieuse au service de l'Ordre Mondial?"</span></div>
<p style="text-align: justify;"><span>Dominique Guillet, créateur de Kokopelli, se lance aussi dans la «&#160;théorie du complot&#160;»<a title="" name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[5]</span></span></span></a>.&#160;Ce à quoi a répondu Fabrice Nicolino, auteur entre autres de la «&#160;La faim, la bagnole, le blé et nous.&#160;»</span></p>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span>Je crois que ceux qui se poussent du coude d’un air entendu, prétendant à demi-mot qu’on les mène en bateau, expriment à leur insu une peur terrible, une terreur même de l’avenir. Je les comprends, notez-le bien, car en effet, les perspectives sont angoissantes. Mais ce n’est pas une raison pour nous ressortir les vieilles lunes d’une sorte de conspiration mondiale. Or c’est bien ce que font la plupart des «&#160;objecteurs du réchauffement climatique&#160;». Profitant des nombreuses zones d’ombre d’un dossier extraordinaire, qui cache encore d’innombrables surprises, ils tentent de (se) rassurer en accusant les porteurs de mauvaises nouvelles. En l’occurrence, et prioritairement, le GIEC.<a title="" name="_ftnref6" href="#_ftn6"><span><span><b><span style="font-size: 10pt;">[6]</span></b></span></span></a></span></div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;"><br />
<span>Maintenant, en fait-on trop pour parler du dérèglement climatique&#160;? L’angoisse tétanise les uns quand la peur stimule les autres. Personnellement, je ne connais pas de méthode parfaite. </span></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
<span>C’est dans ce cadre que j’apprécie la&#160;lettre ouverte de Jean-Marc JANCOVICI aux journalistes<a title="" name="_ftnref7" href="#_ftn7"><span><span><span style="font-size: 10pt;">[7]</span></span></span></a>.</span></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><i><span>Depuis que la question de l'influence de l'homme sur le climat a été posée par une partie de la communauté scientifique, certains d'entre vous, au nom d'un "droit au débat" dont je vais essayer de montrer qu'il est totalement dévoyé sur ce sujet précis, ouvrent régulièrement leurs colonnes à des individus qui expliquent combien la science raisonne de travers sur ce sujet précis, et combien il est urgent de surtout ne rien faire pour limiter les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une variante consiste à simplement faire part de leur point de vue - sans les inviter sur un plateau de télé ou sans leur ouvrir la page "opinions" - en mettant leurs arguments sur un "pied d'égalité" avec le point de vue "orthodoxe", ce qui laisse penser que chaque éventualité est possible et qu'il appartient au lecteur de juger comme bon lui semble. Je vais peut-être vous faire beaucoup de peine, mais je considère qu'en agissant de la sorte, vous êtes au mieux des inconscients, au pire des irresponsables, et dans tous les cas de figure des menteurs - et des menteuses, la parité est assez bien respectée dans le monde journalistique&#160;! - à l'égal des gens à qui vous donnez de l'importance.</span></i></p>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span>J’ai beaucoup aimé ce texte qui replace le débat, là où il doit être pour un sujet aussi sensible que celui du dérèglement climatique. &#160;Il convient bien entendu de ne pas être exagérément confiant. La corporation des scientifiques, comme toutes autres, compte ses filous, ses mythomanes, ses arrivistes… Cependant, comme la matière est si vaste et les intervenants si nombreux, le principe qui veut que <i>la science a tellement l'habitude, contrairement à une idée qui circule parfois, de gérer des débats où les gens ne sont pas d'accord entre eux, qu'elle s'est organisée pour que ces débats soient menés là où il faut et comme il faut</i>, peut certainement se vérifier.</span></div>
<p style="text-align: justify;"><span>Prenons cela comme un pari de Pascal, comme je l’écrivais dans une précédente chronique.&#160;Une lutte contre le dérèglement, bien pensée, intégrée dans un plan global de préservation de notre environnement, ne pourra être que bénéfique pour tous. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Si ce n’est pas le climat, c’est la raréfaction d’une énergie bon marché, la dégradation des écosystèmes,… qui devraient nous conduire à modifier nos habitudes. Et tout cela, nous pousse, quoiqu’on en pense, va dans la même direction… une civilisation qui réintègre la «&#160;nature&#160;» dans ses modes de pensée.</span></p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Denis MARION.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
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<div id="ftn1">
<p style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[1]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;">André Langaney</span><span style="font-size: 8pt;"> (né en 1942) est un <a title="Génétique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9tique">généticien</a> <a title="France" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France">français</a>, spécialiste de l'<a title="Évolution (biologie)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89volution_%28biologie%29">évolution</a> et de la <a title="Génétique des populations" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9tique_des_populations">génétique des populations</a>. Il a tenu une chronique de vulgarisation scientifique dans <i><a title="Charlie Hebdo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Hebdo">Charlie Hebdo</a></i> pendant quelques mois. Il tient aujourd'hui une chronique dans <i><a title="Siné Hebdo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sin%C3%A9_Hebdo">Siné Hebdo</a></i>.</span></p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
</div>
<div id="ftn2">
<p style="text-align: justify;"><a title="" name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[2]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#R.C3.A9chauffement_climatique_et_activit.C3.A9s_humaines">http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#R.C3.A9chauffement_climatique_et_activit.C3.A9s_humaines</a></span></p>
<p><span style="font-size: 8pt;"> </span></p>
</div>
<div id="ftn3">
<div><a title="" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[3]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haroun_Tazieff#.C3.89ruption_de_la_Soufri.C3.A8re">http://fr.wikipedia.org/wiki/Haroun_Tazieff#.C3.89ruption_de_la_Soufri.C3.A8re</a></span></div>
<div>&#160;</div>
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<div id="ftn4">
<p><a title="" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[4]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#D.C3.A9samiantage_du_Campus_de_Jussieu">http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre#D.C3.A9samiantage_du_Campus_de_Jussieu</a> </span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p><a title="" name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[5]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"> <a href="http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html">http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html</a></span></p>
<div><a href="http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html"><span style="font-size: 8pt;">http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html</span></a></div>
<p><span style="font-size: 8pt;">(voir également des commentaires intéressant) à cette adresse: <a href="http://www.kokopelli-blog.org/?p=196">http://www.kokopelli-blog.org/?p=196</a></span></p>
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<div id="ftn6">
<p><a title="" name="_ftn6" href="#_ftnref6"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[6]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"> <a href="http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=653  ">http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=653</a></span></p>
</div>
<div id="ftn7">
<p><a title="" name="_ftn7" href="#_ftnref7"><span style="font-size: 8pt;"><span><span><span style="font-size: 8pt;">[7]</span></span></span></span></a><span style="font-size: 8pt;"> <a href="http://tropdebruit.be/news/lettre-ouverte-aux-journalistes-qui-ouvrent-leurs-colonnes-a-n-importe-qui-et-n-importe-quoi-en-matiere-de-climat-et-de-science-pourvu-que-ca-mousse">http://tropdebruit.be/news/lettre-ouverte-aux-journalistes-qui-ouvrent-leurs-colonnes-a-n-importe-qui-et-n-importe-quoi-en-matiere-de-climat-et-de-science-pourvu-que-ca-mousse</a></span></p>
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<span id="1270987007272E" style="display: none;">&#160;</span>]]></content>
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		<title>Une rivière couverte, un thon au plus bas et des patates mal pensantes : indéfendables ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Des anciennes éminences qui s&apos;excitent pour un centre de distribution[1]. D&apos;autres font grand cas d&apos;un centre commercial soi-disant vert[2]. Certains verraient bien la Vesdre recouverte par une dalle de béton et des buildings[3].  Ils en profitent pour monter le bourrichon des citoyens en mettant en avant « l&apos;emploi ». Les emplois sont une obsession qui justifie de faire tout, y compris le pire, pour les obtenir. Pour des emplois à court terme, nous pourrions hypothéquer sans vergogne l&apos;avenir, au nom du genre humain.


Convaincus par la détresse des personnes sans emploi ou simplement animés par des pensées électoralistes ou intéressées, des décideurs refusent encore de mesurer ces projets à l&apos;aune du développement durable. Point de réflexion à long terme, point de remise en question d&apos;un mode de pensée. Bien entendu, je ne suis pas cruel au point de méconnaître la souffrance de ceux qui ne trouvent pas de travail, dans une société où le fait d&apos;avoir un emploi est le signe que vous existez. Mais cela justifie-t-il les  illères, l&apos;absence de vision ? Il arrivera vraisemblablement un jour où les investissements se révéleront mal faits. Il faudra trouver de nouvelles affectations ou réhabiliter ces sites commerciaux ce qui ne se fera pas sans débours, payés par la communauté.


Le projet de Forum Invest à Verviers, cités plus haut, est exemplatif : grandeur, masse, destruction d&apos;un site pour un « return » finalement aléatoire pour la société. Revenir en arrière sera impossible. Les séquelles seront bien réelles. Un tel projet ne se juge pas sur sa valeur intrinsèque, mais en tenant compte de son environnement lato sensu : économique, social, urbanistique en intégrant autant l&apos;homme que la nature. Il n&apos;est pas sûr que cela soit rencontré en l&apos;occurrence.




Soyons de bons comptes. Nos élus locaux et régionaux ne sont pas les seuls. Quand la commission européenne autorise une pomme de terre OGM, elle ne peut pas prétendre rencontrer les exigences d&apos;un développement durable, pas plus qu&apos;elle ne peut assurer que la société en tirera un « profit ». Nous avons aussi des « sushis » avec le thon rouge dont les effectifs sont limites, mais les intérêts en jeu sont tels que sa disparition est finalement acceptée, programmée en quelque sorte. ean-Baptiste Say avait beau dire que les bienfaits de la nature sont « gratuits », deux siècles plus tard, nous ne pouvons pas tenir le même discours.


Pour autant, le développement durable est-il une panacée ? Y a-t-il une expression aussi mal interprétée ? Entre le développement de l&apos;homme et celui des activités humaines, il y a une telle distance.  Quelques-uns considèrent que le développement ne peut, par essence, être durable ; les moins radicaux lui préfèreraient l&apos;adjectif soutenable, les plus extrêmes pencheraient pour indéfendable. Loin d&apos;être arguties, ces réflexions méritent que nous nous y arrêtions pour mieux comprendre les enjeux. Parce que s&apos;il y a arguties, elles seront plus du fait, par exemple, de « l&apos;Europe » qui est tentée de considérer comme durable la monoculture de l&apos;huile de palme en Indonésie, sans considération pour la déforestation qu&apos;elle engendre. Le développement durable peut être une bonne excuse pour laisser de lourdes dettes aux générations futures.


Tout cela mériterait plus de développement.


 


Denis MARION.


 


 




[1] Andenne






[2] Farciennes






[3] http://vesdre-avenir.be/







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/une-riviere-couverte-un-thon-au-plus-bas-et-des-patates-mal-pensantes-indefendables"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/une-riviere-couverte-un-thon-au-plus-bas-et-des-patates-mal-pensantes-indefendables</id>
		<issued>2010-03-23T19:12:09Z</issued>
		<modified>2010-03-23T19:12:09Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des anciennes éminences qui s’excitent pour un centre de distribution<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a>. D’autres font grand cas d’un centre commercial soi-disant vert<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a>. Certains verraient bien la Vesdre recouverte par une dalle de béton et des buildings<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title="">[3]</a>. &#160;Ils en profitent pour monter le bourrichon des citoyens en mettant en avant «&#160;l’emploi&#160;». Les emplois sont une obsession qui justifie de&#160;faire tout, y compris le pire, pour les obtenir. Pour des emplois à court terme, nous pourrions hypothéquer sans vergogne l’avenir, au nom du genre humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Convaincus par la détresse des personnes sans emploi ou simplement animés par des pensées électoralistes ou intéressées, des décideurs refusent encore de mesurer ces projets à l’aune du développement durable. Point de réflexion à long terme, point de remise en question d’un mode de pensée. Bien entendu, je ne suis pas cruel au point de méconnaître la souffrance de ceux qui ne trouvent pas de travail, dans une société où le fait d’avoir un emploi est le signe que vous existez. Mais cela justifie-t-il les œillères, l’absence de vision&#160;?&#160;Il arrivera vraisemblablement un jour où les investissements se révéleront mal faits. Il faudra trouver de nouvelles affectations ou réhabiliter ces sites commerciaux ce qui ne se fera pas sans débours, payés par la communauté.</p>
<div style="text-align: justify;">Le projet de Forum Invest à&#160;Verviers, cités plus haut, est exemplatif&#160;: grandeur, masse, destruction d’un site pour un «&#160;return&#160;» finalement aléatoire pour la société. Revenir en arrière sera impossible. Les séquelles seront bien réelles. Un tel projet ne se juge pas sur sa valeur intrinsèque, mais en tenant compte de son environnement lato sensu&#160;: économique, social, urbanistique en intégrant autant l’homme que la nature. Il n’est pas sûr que cela soit rencontré en l’occurrence.</div>
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Soyons de bons comptes. Nos élus locaux et régionaux ne sont pas les seuls. Quand la commission européenne autorise une pomme de terre OGM, elle ne peut pas prétendre rencontrer les exigences d’un développement durable, pas plus qu’elle ne peut assurer que la société en tirera un «&#160;profit&#160;». Nous avons aussi des «&#160;sushis&#160;» avec le thon rouge dont les effectifs sont limites, mais les intérêts en jeu sont tels que sa disparition est finalement acceptée, programmée en quelque sorte. ean-Baptiste Say avait beau dire que les bienfaits de la nature sont «&#160;gratuits&#160;», deux siècles plus tard, nous ne pouvons pas tenir le même discours.</div>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, le développement durable est-il une panacée&#160;? Y a-t-il une expression aussi mal interprétée&#160;? Entre le développement de l’homme et celui des activités humaines, il y a une telle distance.&#160; Quelques-uns considèrent que le développement ne peut, par essence, être durable&#160;; les moins radicaux lui préfèreraient l’adjectif soutenable, les plus extrêmes pencheraient pour indéfendable. Loin d’être arguties, ces réflexions méritent que nous nous y arrêtions pour mieux comprendre les enjeux. Parce que s’il y a arguties, elles seront plus du fait, par exemple, de «&#160;l’Europe&#160;» qui est tentée de considérer comme durable la monoculture de l’huile de palme en Indonésie, sans considération pour la déforestation qu’elle engendre. Le développement durable peut être une bonne excuse pour laisser de lourdes dettes aux générations futures.</p>
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