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<title type="text/plain">Les humeurs</title>
<tagline type="text/plain">Des billets du collectif Calvin &amp;#38; Hobbes et de leurs amis</tagline>
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<name>Denis Marion</name>
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<modified>2019-02-13T10:05:49Z</modified>
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		<title> S&apos;identifier à un lieu est-il un problème ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Dernièrement, à la fin d&apos;un débat mené dans une Agora, nous avons été interpellés sur la confusion possible entre identification et identité. Nous avions soutenu qu&apos;il n&apos;était pas inutile de pouvoir s&apos;identifier à une cité pour faciliter son investissement personnel dans la politique de ladite cité.


S&apos;identifier ! Le terme avait alors soulevé quelque inquiétude. S&apos;il y a confusion, il s&apos;agit en partie d&apos;un problème d&apos;acception des mots. Nous entendons par identification, l&apos;idée que nous soyons d&apos;un lieu qui nous donne l&apos;envie de nous impliquer, par affinité ou enracinement. L&apos;identification favorise l&apos;action d&apos;autant plus facilement que cette dernière porte sur des éléments concrets qui nous touchent directement ou dont les résultats sont bien visibles. L&apos;identification combat à notre sens l&apos;indifférence diffuse que beaucoup portent à leur lieu de vie ou du moins à leur lieu de sommeil : éloignement du travail et urbanisme de repli y contribuent. . Il y a bien entendu des personnes pour lesquelles l&apos;identification à un lieu n&apos;est pas nécessaire à leur engagement, mais c&apos;est alors bien souvent que l&apos;âme militante porte son regard sur l&apos;horizon facile à repeindre en idées au lieu d&apos;empoigner le pinceau à portée de main. Combien de temps perdu en débats généralistes sur l&apos;avenir du monde alors qu&apos;il faudrait s&apos;ateller à comprendre la complexité parfois ingrate de l&apos;agir local ?


L&apos;identité, dans son acception dévoyée, au sens trivial de « moi, d&apos;abord, les étrangers ensuite» n&apos;a rien à voir avec cette démarche. Même si nous ne pouvons exclure que certains puissent être tentés, dans leur investissement pour la cité, de penser uniquement à elle et à ses ressortissants.


De là découlent pour quelques-uns une sorte d&apos;antagonisme entre le local et le global : penser local induirait directement une forme d&apos;égoïsme. N&apos;y a-t-il pas là un  rapport abusif, voire contre-productif ? Sortir à tout bout de champs le slogan « penser global, agir local » est à notre sens inutile quand la démarche au niveau local s&apos;inscrit dans un patron positif. A tout le moins est-il utile de veiller à ce que le penser en rond n&apos;inhibe pas l&apos;agir local.


Le réseau des « Villes en transition », qui a pour but de permettre une transition écologique et la création de territoires résilients, ne se fonde-t-il pas sur les dits territoires pour développer ses actions propres ? Pourquoi d&apos;emblée se gargariser de théories déconnectées en se référant perpétuellement à un univers bien abstrait pour nos concitoyens ? Par contre, l&apos;action elle, devrait être source d&apos;interrogations pratiques qui, à certains moments, pourraient être utilement éclairées par un brin de théorie. Celle-ci ne tomberait pas du ciel mais serait induite par un besoin concret.


En effet, si nous voulons que chacun consente à ces changements et y participe, il faut démontrer l&apos;intérêt de les faire et créer les conditions nécessaires. Nous estimons, et sans doute reviendrons-nous sur le sujet dans d&apos;autres chroniques, qu&apos;une large collaboration et une convivialité cultivée sont les socles sur lesquels se construiront les nouvelles pratiques.


Cela passe par une réanimation de l&apos;idée de « politique » telle que définie par Murray Bookchin : « Avant la formation de l&apos;État-nation, la politique avait un sens différent de celui d&apos;aujourd&apos;hui. Elle signifiait la gestion des affaires publiques par la population au niveau communautaire ; des affaires publiques qui ne sont qu&apos;ensuite devenues le domaine exclusif des politiciens et des bureaucrates. La population gérait la chose publique dans des assemblées citoyennes directes, en face-à-face, et élisait des conseils qui exécutaient les décisions politiques formulées dans ces assemblées. Celles-ci contrôlaient de près le fonctionnement de ces conseils, en révoquant les délégués dont l&apos;action était l&apos;objet de la désapprobation publique.[1]

 » Avec l&apos;idée que ce type de fonctionnement est parfaitement compatible avec la délégation de pouvoir proposée par le système démocratique actuel. Moyennant quelques ajustements.


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes.





[1]

 http://www.epures.be/news/le-municipalisme-libertaire







</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/s-identifier-a-un-lieu-est-il-un-probleme</id>
		<issued>2019-02-11T10:03:01Z</issued>
		<modified>2019-02-12T21:17:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p style="text-align:justify"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/ICI.png" width="400" height="197" align="right" alt="" />Dernièrement, à la fin d’un débat mené dans une Agora, nous avons été interpellés sur la confusion possible entre identification et identité. Nous avions soutenu qu’il n’était pas inutile de pouvoir s’identifier à une cité pour faciliter son investissement personnel dans la politique de ladite cité.</p>
<p style="text-align:justify">S’identifier&#160;! Le terme avait alors soulevé quelque inquiétude. S’il y a confusion, il s’agit en partie d’un problème d’acception des mots. Nous entendons par identification, l’idée que nous soyons d’un lieu qui nous donne l’envie de nous impliquer, par affinité ou enracinement. L’identification favorise l’action d’autant plus facilement que cette dernière porte sur des éléments concrets qui nous touchent directement ou dont les résultats sont bien visibles. L’identification combat à notre sens l’indifférence diffuse que beaucoup&#160;portent à leur lieu de vie ou du moins à leur lieu de sommeil&#160;: éloignement du travail et urbanisme de repli y contribuent. . Il y a bien entendu des personnes pour lesquelles l’identification à un lieu n’est pas nécessaire à leur engagement, mais c’est alors bien souvent que l’âme militante porte son regard sur l’horizon facile à repeindre en idées au lieu d’empoigner le pinceau à portée de main. Combien de temps perdu en débats généralistes sur l’avenir du monde alors qu’il faudrait s’ateller à comprendre la complexité parfois ingrate de l’agir local&#160;?</p>
<p style="text-align:justify">L’identité, dans son acception dévoyée, au sens trivial de «&#160;moi, d’abord, les étrangers ensuite» n’a rien à voir avec cette démarche. Même si nous ne pouvons exclure que certains puissent être tentés, dans leur investissement pour la cité, de penser uniquement à elle et à ses ressortissants.</p>
<p style="text-align:justify">De là découlent pour quelques-uns une sorte d’antagonisme entre le local et le global&#160;: penser local induirait directement une forme d’égoïsme. N’y a-t-il pas là un &#160;rapport abusif, voire contre-productif&#160;? Sortir à tout bout de champs le slogan «&#160;penser global, agir local&#160;» est à notre sens inutile quand la démarche au niveau local s’inscrit dans un patron positif. A tout le moins est-il utile de veiller à ce que le penser en rond n’inhibe pas l’agir local.</p>
<p style="text-align:justify">Le réseau des «&#160;Villes en transition&#160;», qui a pour but de permettre une transition écologique et la création de territoires résilients, ne se fonde-t-il pas sur les dits territoires pour développer ses actions propres&#160;? Pourquoi d’emblée se gargariser de théories déconnectées en se référant perpétuellement à un univers bien abstrait pour nos concitoyens&#160;? Par contre, l’action elle, devrait être source d’interrogations pratiques qui, à certains moments, pourraient être utilement éclairées par un brin de théorie. Celle-ci ne tomberait pas du ciel mais serait induite par un besoin concret.</p>
<p style="text-align:justify">En effet, si nous voulons que chacun consente à ces changements et y participe, il faut démontrer l’intérêt de les faire et créer les conditions nécessaires. Nous estimons, et sans doute reviendrons-nous sur le sujet dans d’autres chroniques, qu’une large collaboration et une convivialité cultivée sont les socles sur lesquels se construiront les nouvelles pratiques.</p>
<p style="text-align:justify">Cela passe par une réanimation de l’idée de «&#160;politique&#160;» telle que définie par Murray Bookchin&#160;: «&#160;Avant la formation de l'État-nation, la politique avait un sens différent de celui d'aujourd'hui. Elle signifiait la gestion des affaires publiques par la population au niveau communautaire&#160;; des affaires publiques qui ne sont qu'ensuite devenues le domaine exclusif des politiciens et des bureaucrates. La population gérait la chose publique dans des assemblées citoyennes directes, en face-à-face, et élisait des conseils qui exécutaient les décisions politiques formulées dans ces assemblées. Celles-ci contrôlaient de près le fonctionnement de ces conseils, en révoquant les délégués dont l'action était l'objet de la désapprobation publique.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[1]</span></a>&#160;» Avec l’idée que ce type de fonctionnement est parfaitement compatible avec la délégation de pouvoir proposée par le système démocratique actuel. Moyennant quelques ajustements.</p>
<div style="text-align:justify">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>.</div>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span style="font-size:10.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[1]</span></a> <a href="http://www.epures.be/news/le-municipalisme-libertaire">http://www.epures.be/news/le-municipalisme-libertaire</a></p>
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	<entry>
		<title>De l&apos;automobile en ces temps actuels.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">L&apos;automobile reste un sujet d&apos;actualité : c&apos;est encore et toujours ma liberté, liberté chérie depuis l&apos;objet jouet de l&apos;enfance jusqu&apos;à celui de l&apos;adulte car on ne peut nier la formidable attraction jouissive qu&apos;exerce cette faculté de se déplacer sans effort où l&apos;on veut et quand on veut. (Trop) Libre à nous aussi d&apos;afficher par notre carosserie-seconde peau une volonté de puissance, de domination,  un souci de confort familial ou un ascétisme plus citoyen.


Elle encombre autant nos esprits que nos routes. Elle se réinvite perpétuellement dans nos vies. Pour preuve, la quotidienne litanie des temps d&apos;attente au carrefour Léonard ou le ring obstrué par la convergence de toutes nos libertés individuelles.


La timide gestion de la place de l&apos;automobile par les pouvoirs publics est une source de tension sociale. Riverains aphyxiés, diminution de l&apos;espérance de vie, 4 morts par jour sur les routes belges, architecture urbaine morcelée et tributaire de chaussées dessinées pour l&apos;auto. Pas question pour autant de toucher à la voiture de société !


Alors comment ne pas tourner en rond ? Comment articuler liberté individuelle et bien-être collectif ?


D&apos;abord en ne limitant pas les débats. Ainsi celui entre l&apos;utilisation du diesel et de l&apos;essence[i]

. Débat finalement aussi médiatisé que contingenté : on a l&apos;impression que le choix se fait entre la peste et le choléra. Surtout, si l&apos;on considère en plus l&apos;impact sur le climat par la production de gaz à effets de serre. Certains ont même considéré que cette « campagne » pour l&apos;essence était finalement fallacieusement amenée, parce qu&apos;en fait, il s&apos;agissait de répondre à des  problèmes de capacités de raffinage : ramener la proportion entre essence et diesel à un niveau calqué sur celui de la production industrielle[ii]

.


Pourquoi ne pas élargir le champ de discussions qui portent rarement sur le coût du changement pour passer du diesel à l&apos;essence ? Considérons aussi l&apos;énergie grise nécessaire pour produire tous ces nouveaux véhicules, tout en sachant que les anciens continueront à tourner. Sans insister non plus sur le fait que les nouveaux véhicules sont généralement plus grands, plus puissants que les précédents.


Et les discussions portent encore plus rarement sur le type de véhicule et sur l&apos;opportunité de son choix . Tout à l&apos;électrique prôneraient certains, alors que nous devrions réaliser qu&apos;avancer dans cette direction ne peut se faire qu&apos;avec précaution[iii]

. Ce serait pourtant l&apos;occasion de changer notre manière de voir. Ainsi en 2014, naît l&apos;idée de la LISA Car[iv]

 : light and safe car, voiture légère et sûre. En lançant ce nouveau concept, la Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW) et l&apos;association Parents d&apos;enfants victimes de la route (PEVR) avaient pour objectif de sensibiliser le monde politique à la nécessité de limiter certaines caractéristiques fondamentales des voitures pour en réduire l&apos;impact sur la sécurité routière et sur l&apos;environnement[v]

.


On en est loin , les constructeurs réinventent par la publicité de nouveaux désirs et créent de nouvelles paranoïas. Ainsi la nouvelle pub Mitsubishi : « La Belgique compte près de 62.700 km de routes dans un piteux état avec d&apos;innombrables nids de poule, crevasses et affaissements. Cela coûte chaque année très cher à l&apos;automobiliste belge. Heureusement, Mitsubishi construit de robustes SUV qui résistent à toutes les épreuves. Même les routes belges ». Ou comment vendre un SUV à ceux qui n&apos;en n&apos;ont pas besoin. Mais dans un monde incertain et perçu comme dangereux , l&apos;idée d&apos;une lourde coque de protection supplémentaire semble séduire si l&apos;on en croit les ventes.


On pourrait en rire mais il y a dans cette confrontation entre désirs individuels de liberté, savamment entretenus, et souhait de protection environnementale et sociale un affrontement tragique qu&apos;il faudrait dénouer. D&apos;abord en liant les problèmes et en les expliquant même s&apos;il est fatigant de lire et de réfléchir. Ensuite en prenant des mesures publiques contraignantes : si la pub Mitsubishi devait être taxée à hauteur des dégâts sociaux et environnementaux qu&apos;elle engendre, pas sûr qu&apos;on la reverrait. De plus, elle désigne aussi l&apos;ennemi : les pouvoirs publics qui laissent nos routes à l&apos;abandon (ce qui est faux lorsqu&apos;on voit les sommes investies) alors qu&apos;on taxe tant nos carburants et nos SUV  


Que le pouvoir public retrouve sa dignité en veillant avec détermination et équité à l&apos;intérêt collectif. Cela suppose sans doute une plus forte intervention dans les normes imposées, mais aussi une réelle déconstruction du mythe de la voiture dans notre culture. Cela passe par l&apos;éducation, mais aussi par des mesures concrètes, comme l&apos;interdiction de la publicité non informative pour les véhicules, à l&apos;instar de ce qui se fait pour les cigarettes. 


Il est temps d&apos;agir pour qu&apos;on puisse encore rouler comme dans les pubs, dans des horizons élargis, oxygénés et lumineux.


 


EPURES ASBL

Avec le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 


Post-Scriptum en complément: L&apos;utilisation de la voiture a un coût environnemental. Sa présence constante a eu d&apos;énormes conséquences en termes d&apos;aménagement et de fonctionnement de nos sociétés. La place qui lui est accordée, particulièrement dans l&apos;espace publique est totalement disproportionnée. Elle a conduit à des erreurs fondamentales d&apos;organisation tant spatiale que sociale dont nous payons déjà les conséquences, qui vont du grignotage du territoire à la persistance ou au renforcement des comportements agressifs ou machistes[vi]




 





[i]

 https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/diesel-essence-qui-pollue-le-plus_5aaa926c4016d.html


https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/automobile-carburant-emet-plus-co2-essence-gasoil-947/


https://www.lesoir.be/77059/article/2017-01-11/essence-contre-diesel-la-chasse-aux-idees-recues






[ii]

 http://www.slate.fr/story/16861/raffinage-total-francais-malade-diesel-ecologie


https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/baisse-ventes-diesel-arrange-raffineries.html






[iii]

 Mais penser que nous pouvons procéder à l&apos;électrification rapide de véhicules qui conserveraient les mêmes caractéristiques de nombre, de masse et de puissance, en conservant une mobilité en voiture équivalente à celle que nous avons maintenant (15.000 km par an et par voiture pour les véhicules particuliers), est par contre une &apos;solution&apos; qui au mieux ne fait que déplacer le problème initial, sans le résoudre, et au pire le renforce, parce que nous ne préparons pas notre société industrielle à une baisse des flux pourtant difficilement évitable, pensant que la technique arrivera à temps pour résoudre le problème.


http://www.etopia.be/spip.php?article2839






[iv]

 Le Sénat recommande d&apos;investir massivement dans le développement des alternatives comme :[..] les voitures plus légères, moins puissantes, moins agressives et meilleures pour l&apos;environnement et la sécurité routière, comme la LISA Car (Light and Safe Car)...


https://www.senate.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&amp;amp;MIcolObj=pdf&amp;amp;MInamObj=pdfid&amp;amp;MItypeObj=application/pdf&amp;amp;MIvalObj=100663936






[v]

 https://www.iew.be/LISA-Car-la-voiture-du-21e-siecle


 






[vi]

 http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-un-urbanisme-et-un-amenagement-du-territoire-coherent


http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-le-partage-de-la-rue


http://humeur.tropdebruit.be/news/soyons-eventuellement-keynesiens-mais-surtout-circonspects







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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/de-l-automobile-en-ces-temps-actuels"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/de-l-automobile-en-ces-temps-actuels</id>
		<issued>2019-01-22T13:05:49Z</issued>
		<modified>2019-01-22T13:05:49Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align:justify"><img src="http://www.epures.be/images/voiture_t.png" width="400" height="323" align="right" alt="" />L’automobile reste un sujet d’actualité&#160;: c’est encore et toujours ma liberté, liberté chérie depuis l’objet jouet de l’enfance jusqu’à celui de l’adulte car on ne peut nier la formidable attraction jouissive qu’exerce cette faculté de se déplacer sans effort où l’on veut et quand on veut. (Trop) Libre à nous aussi d’afficher par notre carosserie-seconde peau une volonté de puissance, de domination, &#160;un souci de confort familial ou un ascétisme plus citoyen.</div>
<p style="text-align:justify">Elle encombre autant nos esprits que nos routes. Elle se réinvite perpétuellement dans nos vies. Pour preuve, la quotidienne litanie des temps d’attente au carrefour Léonard ou le ring obstrué par la convergence de toutes nos libertés individuelles.</p>
<p style="text-align:justify">La timide gestion de la place de l’automobile par les pouvoirs publics est une source de tension sociale. Riverains aphyxiés, diminution de l’espérance de vie, 4 morts par jour sur les routes belges, architecture urbaine morcelée et tributaire de chaussées dessinées pour l’auto. Pas question pour autant de toucher à la voiture de société&#160;!</p>
<p style="text-align:justify">Alors comment ne pas tourner en rond&#160;? Comment articuler liberté individuelle et bien-être collectif&#160;?</p>
<p style="text-align:justify">D’abord en ne limitant pas les débats. Ainsi celui entre l’utilisation du diesel et de l’essence<a href="#_edn1" name="_ednref1" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[i]</span></a>. Débat finalement aussi médiatisé que contingenté&#160;: on a l’impression que le choix se fait entre la peste et le choléra. Surtout, si l’on considère en plus l’impact sur le climat par la production de gaz à effets de serre. Certains ont même considéré que cette «&#160;campagne&#160;» pour l’essence était finalement fallacieusement amenée, parce qu’en fait, il s’agissait de répondre à des &#160;problèmes de capacités de raffinage&#160;: ramener la proportion entre essence et diesel à un niveau calqué sur celui de la production industrielle<a href="#_edn2" name="_ednref2" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[ii]</span></a>.</p>
<p style="text-align:justify">Pourquoi ne pas élargir le champ de discussions qui portent rarement sur le coût du changement pour passer du diesel à l’essence&#160;? Considérons aussi l’énergie grise nécessaire pour produire tous ces nouveaux véhicules, tout en sachant que les anciens continueront à tourner. Sans insister non plus sur le fait que les nouveaux véhicules sont généralement plus grands, plus puissants que les précédents.</p>
<p style="text-align:justify">Et les discussions portent encore plus rarement sur le type de véhicule et sur l’opportunité de son choix . Tout à l’électrique prôneraient certains, alors que nous devrions réaliser qu’avancer dans cette direction ne peut se faire qu’avec précaution<a href="#_edn3" name="_ednref3" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[iii]</span></a>. Ce serait pourtant l’occasion de changer notre manière de voir.&#160;Ainsi en 2014, naît l’idée de la <i>LISA Car<a href="#_edn4" name="_ednref4" title=""><b><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[iv]</span></b></a> : light and safe car, voiture légère et sûre. En lançant ce nouveau concept, la Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW) et l’association Parents d’enfants victimes de la route (PEVR) avaient pour objectif de sensibiliser le monde politique à la nécessité de limiter certaines caractéristiques fondamentales des voitures pour en réduire l’impact sur la sécurité routière et sur l’environnement</i><a href="#_edn5" name="_ednref5" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[v]</span></a>.</p>
<p style="text-align:justify">On en est loin&#160;, les constructeurs réinventent par la publicité de nouveaux désirs et créent de nouvelles paranoïas. Ainsi la nouvelle pub Mitsubishi&#160;: «&#160;<i>La Belgique compte près de 62.700 km de routes dans un piteux état avec d’innombrables nids de poule, crevasses et affaissements. Cela coûte chaque année très cher à l’automobiliste belge. Heureusement, Mitsubishi construit de robustes SUV qui résistent à toutes les épreuves. Même les routes belges&#160;».</i>&#160;Ou comment vendre un SUV à ceux qui n’en n’ont pas besoin. Mais dans un monde incertain et perçu comme dangereux , l’idée d’une lourde coque de protection supplémentaire semble séduire si l’on en croit les ventes.</p>
<p style="text-align:justify">On pourrait en rire mais il y a dans cette confrontation entre désirs individuels de liberté, savamment entretenus, et souhait de protection environnementale et sociale un affrontement tragique qu’il faudrait dénouer. D’abord en liant les problèmes et en les expliquant même s’il est fatigant de lire et de réfléchir. Ensuite en prenant des mesures publiques contraignantes&#160;: si la pub Mitsubishi devait être taxée à hauteur des dégâts sociaux et environnementaux qu’elle engendre, pas sûr qu’on la reverrait. De plus, elle désigne aussi l’ennemi&#160;: les pouvoirs publics qui laissent nos routes à l’abandon (ce qui est faux&#160;lorsqu’on voit les sommes investies) alors qu’on taxe tant nos carburants et nos SUV…&#160;</p>
<p style="text-align:justify">Que le pouvoir public retrouve sa dignité en veillant avec détermination et équité à l’intérêt collectif. Cela suppose sans doute une plus forte intervention dans les normes imposées, mais aussi une réelle déconstruction du mythe de la voiture dans notre culture. Cela passe par l’éducation, mais aussi par des mesures concrètes, comme l’interdiction de la publicité non informative pour les véhicules, à l’instar de ce qui se fait pour les cigarettes.&#160;</p>
<p style="text-align:justify">Il est temps d’agir pour qu’on puisse encore rouler comme dans les pubs, dans des horizons élargis, oxygénés et lumineux.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">EPURES ASBL<br />
Avec le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a></div>
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<p style="text-align:justify">Post-Scriptum en complément: L’utilisation de la voiture a un coût environnemental. Sa présence constante a eu d’énormes conséquences en termes d’aménagement et de fonctionnement de nos sociétés. La place qui lui est accordée, particulièrement dans l’espace publique est totalement disproportionnée. Elle a conduit à des erreurs fondamentales d’organisation tant spatiale que sociale dont nous payons déjà les conséquences, qui vont du grignotage du territoire à la persistance ou au renforcement des comportements agressifs ou machistes<a href="#_edn6" name="_ednref6" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[vi]</span></a></p>
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<div style="text-align:justify"><a href="#_ednref1" name="_edn1" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[i]</span></a> <a href="https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/diesel-essence-qui-pollue-le-plus_5aaa926c4016d.html">https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/diesel-essence-qui-pollue-le-plus_5aaa926c4016d.html</a></div>
<div style="text-align:justify"><a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/automobile-carburant-emet-plus-co2-essence-gasoil-947/">https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/automobile-carburant-emet-plus-co2-essence-gasoil-947/</a></div>
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<div style="text-align:justify"><a href="#_ednref2" name="_edn2" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[ii]</span></a> <a href="http://www.slate.fr/story/16861/raffinage-total-francais-malade-diesel-ecologie">http://www.slate.fr/story/16861/raffinage-total-francais-malade-diesel-ecologie</a></div>
<div style="text-align:justify"><a href="https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/baisse-ventes-diesel-arrange-raffineries.html">https://www.moniteurautomobile.be/actu-auto/decryptage/baisse-ventes-diesel-arrange-raffineries.html</a></div>
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<div id="edn3">
<p style="text-align:justify"><a href="#_ednref3" name="_edn3" title=""><span style="font-size:10.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[iii]</span></a> Mais penser que nous pouvons procéder à l’électrification rapide de véhicules qui conserveraient les mêmes caractéristiques de nombre, de masse et de puissance, en conservant une mobilité en voiture équivalente à celle que nous avons maintenant (15.000 km par an et par voiture pour les véhicules particuliers), est par contre une ’solution’ qui au mieux ne fait que déplacer le problème initial, sans le résoudre, et au pire le renforce, parce que nous ne préparons pas notre société industrielle à une baisse des flux pourtant difficilement évitable, pensant que la technique arrivera à temps pour résoudre le problème.</p>
<div style="text-align:justify"><a href="http://www.etopia.be/spip.php?article2839">http://www.etopia.be/spip.php?article2839</a></div>
</div>
<div id="edn4">
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4" title=""><span style="font-size:10.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[iv]</span></a> Le Sénat recommande d’investir massivement dans le développement des alternatives comme&#160;:[..] les voitures plus légères, moins puissantes, moins agressives et meilleures pour l’environnement et la sécurité routière, comme la LISA Car (Light and Safe Car)...</p>
<div>https://www.senate.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&amp;MIcolObj=pdf&amp;MInamObj=pdfid&amp;MItypeObj=application/pdf&amp;MIvalObj=100663936</div>
</div>
<div id="edn5">
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5" title=""><span style="font-size:10.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[v]</span></a> <a href="https://www.iew.be/LISA-Car-la-voiture-du-21e-siecle">https://www.iew.be/LISA-Car-la-voiture-du-21e-siecle</a></p>
<div>&#160;</div>
</div>
<div id="edn6">
<div style="text-align:justify"><a href="#_ednref6" name="_edn6" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[vi]</span></a> <a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-un-urbanisme-et-un-amenagement-du-territoire-coherent">http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-un-urbanisme-et-un-amenagement-du-territoire-coherent</a></div>
<div style="text-align:justify"><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-le-partage-de-la-rue">http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-le-partage-de-la-rue</a></div>
<div style="text-align:justify"><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/soyons-eventuellement-keynesiens-mais-surtout-circonspects">http://humeur.tropdebruit.be/news/soyons-eventuellement-keynesiens-mais-surtout-circonspects</a></div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>De ce que nous pouvons exprimer et de ce dont nous pouvons rire</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques.


Ainsi donc, il est possible de déraper. Il est possible que nos mots dépassent nos pensées (ou pas). Il est possible que nos plaisanteries soient mal comprises, ou blessent ceux à qui elles ne s&apos;adressent pas. Dernièrement, une photo où l&apos;on voit Emmanuel Macron, les mains bien à plat, les doigts bien écartés, et légendée « Le vernis n&apos;est pas encore sec » a valu à son auteur ou à ses partageurs la qualification d&apos;homophobe. Sans doute ne pouvons-nous comprendre, parce que nous sommes hétéros, nous dit-on. Ainsi donc, là où auparavant on voyait sarcasme persifleur ad hominem, on voit désormais atteinte à  

une catégorie sociale.


Se pose cette éternelle première question : « Pouvons-nous parler des choses qui ne nous toucheraient pas directement ? »  

Et cette seconde éternelle question : « Qu&apos;est-ce qui est acceptable en termes d&apos;humour ? »


En fait, mon cousin et moi n&apos;avons aucune idée d&apos;une quelconque réponse qui pourrait être formulée à ces deux questions. Même si 


Même s&apos;il est possible de parler, avec assurance et précision, des maladies mentales sans en être atteint, des enfants sans en avoir, du racisme sans en faire l&apos;objet. Parce que ne pas pouvoir en parler nierait notre capacité d&apos;empathie, d&apos;observation et d&apos;analyse. Faut-il avoir reçu une pomme sur la tête pour être touché par les théories de Newton et bien les comprendre ?


Se nourrissant de cette pseudo-impossibilité de parler de certaines choses, certains revendiquent même le droit de vous interdire de discourir sur le sujet[1]







. Il ne serait pas acceptable par exemple de « spectaculer » sur l&apos;esclavage si vous n&apos;êtes pas afro-américain. 


« Puisque le spectacle [finalement annulé] de Betty Bonifassi et Robert Lepage est basé, si j&apos;ai bien compris, sur plusieurs formes d&apos;esclavage, dont l&apos;esclavage de Blancs, en faisant le pont vers l&apos;esclavage noir avec l&apos;usage des chants des esclaves noirs, n&apos;est-ce pas légitime que les comédiens soient à la fois des Noirs et des Blancs? Où est le problème? »


Il serait indécent de vouloir en tirer « quelques profits d&apos;artiste », parce que vous êtes blanc par exemple. Il s&apos;agirait d&apos;une appropriation culturelle répréhensible, même s&apos;il n&apos;y eut pas que des esclaves noirs sur cette terre, même si l&apos;on a vu des roitelets africains, des marchands arabes et d&apos;antiques Romains participer à la traite. 






Faut-il ajouter que cette étroitesse mentale se base sur le principe d&apos;une indispensable appartenance qui, finalement, contribue à renforcer les barrières que ses promoteurs zélés sont supposés vouloir faire tomber ? Car enfin, dénoncer un Père fouettard noirci au cirage ne donne-t-il pas du grain à moudre à un libertarisme excédé par les contraintes morales qui pleuvent de toutes les nouvelles catégories modernes ? Dans la foulée, mais tout à l&apos;opposé, ne pourrait-on voir certains supprémacistes blancs  

s&apos;offusquer de cette chicote offerte à un noir Père fouettard pour battre des enfants de toutes les couleurs ?


Sans un brin de distance et d&apos;humanisme on peut faire pis que bien et renforcer les pulsions négatives qu&apos;on croit combattre en les projetant systématiquement sur un ennemi largement fantasmé. Qui fait l&apos;ange fait la bête , disait l&apos;autre. Parce qu&apos;au fond, quel est le moteur de ces dénonciations plutôt sectaires ? La bienveillance ou un besoin impérieux de dénoncer pour s&apos;offrir une virginité à bon compte ?


La question sur l&apos;humour est quant à elle aussi complexe. De ceux qui se plaignent que l&apos;on ne peut plus rien dire (honnêtement ou pour couvrir une haine de l&apos;autre) à ceux qui considèrent que la parole doit toujours être correcte, y a-t-il de la place pour les autres ?


Du président qui doit laisser son vernis sécher au journaliste qu&apos; « il faut abattre », phrase extraite d&apos;un échange sur Facebook se voulant sans doute comique, il y a là autant de limites à l&apos;humour que d&apos;aucuns estimeront dépassées. Mais sur quelle base ?


Nous pouvons  

bien entendu citer Desproges : «Je crois qu&apos;on a le droit de rire de tout. Mais rire avec tout le monde, ça, peut-être pas. [ ] Le rire est un exutoire et je ne comprends pas qu&apos;on dise qu&apos;il ne faut pas rire de ce qui fait mal. Ça fait moins mal quand on en a ri. A la fin de l&apos;été, quelqu&apos;un que j&apos;aimais énormément est mort d&apos;un cancer. Mais le cancer, comme Yves Montand, c&apos;est des choses dont il faut rire. Moi quand je parle de cancer, je parle de mes proches, pas des proches d&apos;autrui.[2]







»


Embrayons avec Frantz Durupt « On peut rire de tout, mais on peut aussi arrêter de citer Desproges n&apos;importe comment [3]







» en abordant dans son article l&apos;idée du pacte humoristique.


« Qu&apos;est-ce qui différencie donc Pierre Desproges des autres, ceux pour qui faire de l&apos;humour peut se limiter à réciter des points de vue racistes ? Avant tout, un «pacte humoristique», disent Paillet et Leca: «Pierre Desproges s&apos;est construit un ethos, une manière d&apos;être, qui est un contre-ethos : il présente une personnalité détestable», explique ainsi la première. Il n&apos;a jamais rompu ce pacte, contrairement par exemple à un Dieudonné, qui a fini par inviter le négationniste Robert Faurisson sur une scène. «On peut rire de tout à partir du moment où on s&apos;est bien positionné, quand on a bien réussi à nouer ce pacte humoristique», dit aussi Florence Leca, en rappelant que Pierre Desproges, qui considérait que son premier travail était d&apos;écrire et que le reste était du «service après-vente», «adaptait son humour à chaque média» : radio, télévision, scène, édition  Sur Twitter, où les débats sur l&apos;humour resurgissent régulièrement, ce pacte humoristique est très compliqué à établir, d&apos;où la nécessité pour certaines personnes de préciser qu&apos;elles font du «second degré»  ou d&apos;insulter les gens qui n&apos;ont pas su saisir leur finesse. Qu&apos;aurait fait Pierre Desproges de Twitter ? On a du mal à l&apos;imaginer. »


Le problème est sans doute que tous les humoristes ne signent pas ce pacte, et encore moins les commentateurs qui pullulent sur les réseaux sociaux. Pour les mêmes mots, nous passons de l&apos;humour de l&apos;un à la haine de l&apos;autre. Pour certains,  

l&apos;incompréhension d&apos;un second degré rend impossible une prise de distance par rapport à un discours. Ou à l&apos;inverse, le revendiquer cache une volonté réelle de nuire. 


Alors que faire ?  

De la rigueur au moindre doute ? C&apos;est vrai qu&apos;entre un vernis mal séché et un appel à l&apos;élimination, il y a sans (aucun) doute une différence Du coquin courant d&apos;air au revolver, c&apos;est affaire de contexte, de mots, d&apos;intention et d&apos;empathie minimale avec la cible.


 


Barkas et son cousin.






[1]







 https://quebec.huffingtonpost.ca/sophie-pascal/l-annulation-du-spectacle-slav-une-capitulation_a_23476505/?guccounter=1&amp;amp;guce_referrer_us=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&amp;amp;guce_referrer_cs=VDs8C_Pyw42A0a9bL8naVA


 






[2]







 https://medias.liberation.fr/photo/854485-interview-desproges-telerama-1982.jpg?modified_at=1456336744 






[3]







 https://www.liberation.fr/debats/2016/02/24/on-peut-rire-de-tout-mais-on-peut-aussi-arreter-de-citer-desproges-n-importe-comment_1435056







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		<issued>2018-12-17T17:44:25Z</issued>
		<modified>2018-12-17T17:48:03Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><b style="mso-bidi-font-weight:&#10;normal"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/Macron.png" width="400" height="234" vspace="5" hspace="5" align="right" alt="" />Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a> accueille <a class="wiki">Barkas</a>, une vieille connaissance, pour ses chroniques.<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Ainsi donc, il est possible de déraper. Il est possible que nos mots dépassent nos pensées (ou pas). Il est possible que nos plaisanteries soient mal comprises, ou blessent ceux à qui elles ne s’adressent pas. Dernièrement, une photo où l’on voit Emmanuel Macron, les mains bien à plat, les doigts bien écartés, et légendée «&#160;Le vernis n’est pas encore sec&#160;» a valu à son auteur ou à ses partageurs la qualification d’homophobe. Sans doute ne pouvons-nous comprendre, parce que nous sommes hétéros, nous dit-on. Ainsi donc, là où auparavant on voyait sarcasme persifleur ad hominem, on voit désormais atteinte à <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>une catégorie sociale.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Se pose cette éternelle première question&#160;: «&#160;Pouvons-nous parler des choses qui ne nous toucheraient pas directement&#160;?&#160;»<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>Et cette seconde éternelle question&#160;: «&#160;Qu’est-ce qui est acceptable en termes d’humour&#160;?&#160;»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">En fait, mon cousin et moi n’avons aucune idée d’une quelconque réponse qui pourrait être formulée à ces deux questions. Même si…<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Même s’il est possible de parler, avec assurance et précision, des maladies mentales sans en être atteint, des enfants sans en avoir, du racisme sans en faire l’objet. Parce que ne pas pouvoir en parler nierait notre capacité d’empathie, d’observation et d’analyse. Faut-il avoir reçu une pomme sur la tête pour être touché par les théories de Newton et bien les comprendre&#160;?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Se nourrissant de cette pseudo-impossibilité de parler de certaines choses, certains revendiquent même le droit de vous interdire de discourir sur le sujet<a style="mso-footnote-id:&#10;ftn1" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;&#10;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:&#10;FR-BE;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>. Il ne serait pas acceptable par exemple de «&#160;spectaculer&#160;» sur l’esclavage si vous n’êtes pas afro-américain. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;text-align:justify"><i>«&#160;Puisque le spectacle [finalement annulé] de Betty Bonifassi et Robert Lepage est basé, si j'ai bien compris, sur plusieurs formes d'esclavage, dont l'esclavage de Blancs, en faisant le pont vers l'esclavage noir avec l'usage des chants des esclaves noirs, n'est-ce pas légitime que les comédiens soient à la fois des Noirs et des Blancs? Où est le problème?&#160;»<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Il serait indécent de vouloir en tirer «&#160;quelques profits d’artiste&#160;», parce que vous êtes blanc par exemple. Il s’agirait d’une appropriation culturelle répréhensible, même s’il n’y eut pas que des esclaves noirs sur cette terre, même si l’on a vu des roitelets africains, des marchands arabes et d’antiques Romains participer à la traite. <o:p></o:p></p>
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Faut-il ajouter que cette étroitesse mentale se base sur le principe d’une indispensable appartenance qui, finalement, contribue à renforcer les barrières que ses promoteurs zélés sont supposés vouloir faire tomber&#160;? Car enfin, dénoncer un Père fouettard noirci au cirage ne donne-t-il pas du grain à moudre à un libertarisme excédé par les contraintes morales qui pleuvent de toutes les nouvelles catégories modernes&#160;? Dans la foulée, mais tout à l’opposé, ne pourrait-on voir certains supprémacistes blancs <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>s’offusquer de cette chicote offerte à un noir Père fouettard pour battre des enfants de toutes les couleurs&#160;?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Sans un brin de distance et d’humanisme on peut faire pis que bien et renforcer les pulsions négatives qu’on croit combattre en les projetant systématiquement sur un ennemi largement fantasmé. Qui fait l’ange fait la bête , disait l’autre. Parce qu’au fond, quel est le moteur de ces dénonciations plutôt sectaires&#160;? La bienveillance ou un besoin impérieux de dénoncer pour s’offrir une virginité à bon compte&#160;?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">La question sur l’humour est quant à elle aussi complexe. De ceux qui se plaignent que l’on ne peut plus rien dire (honnêtement ou pour couvrir une haine de l’autre) à ceux qui considèrent que la parole doit toujours être correcte, y a-t-il de la place pour les autres&#160;?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Du président qui doit laisser son vernis sécher au journaliste qu’&#160;«&#160;il faut abattre&#160;», phrase extraite d’un échange sur Facebook se voulant sans doute comique, il y a là autant de limites à l’humour que d’aucuns estimeront dépassées. Mais sur quelle base&#160;?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Nous pouvons<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>bien entendu citer Desproges&#160;: «Je crois qu’on a le droit de rire de tout. Mais rire avec tout le monde, ça, peut-être pas. […] Le rire est un exutoire et je ne comprends pas qu’on dise qu’il ne faut pas rire de ce qui fait mal. Ça fait moins mal quand on en a ri. A la fin de l’été, quelqu’un que j’aimais énormément est mort d’un cancer. Mais le cancer, comme Yves Montand, c’est des choses dont il faut rire. Moi quand je parle de cancer, je parle de mes proches, pas des proches d’autrui.<a style="mso-footnote-id:ftn2" href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;&#10;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:&#10;FR-BE;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Embrayons avec Frantz Durupt <i>«&#160;On peut rire de tout, mais on peut aussi arrêter de citer Desproges n'importe comment&#160;<a style="mso-footnote-id:ftn3" href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character:&#10;footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:11.0pt;line-height:&#10;107%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;mso-fareast-font-family:Calibri;&#10;mso-ansi-language:FR-BE;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">[3]</span></b></span><!--[endif]--></span></span></a>»</i> en abordant dans son article l’idée du pacte humoristique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;text-align:justify"><i>«&#160;Qu’est-ce qui différencie donc Pierre Desproges des autres, ceux pour qui faire de l’humour peut se limiter à réciter des points de vue racistes&#160;? Avant tout, un «pacte humoristique», disent Paillet et Leca: «Pierre Desproges s’est construit un ethos, une manière d’être, qui est un contre-ethos&#160;: il présente une personnalité détestable», explique ainsi la première. Il n’a jamais rompu ce pacte, contrairement par exemple à un Dieudonné, qui a fini par inviter le négationniste Robert Faurisson sur une scène. «On peut rire de tout à partir du moment où on s’est bien positionné, quand on a bien réussi à nouer ce pacte humoristique», dit aussi Florence Leca, en rappelant que Pierre Desproges, qui considérait que son premier travail était d’écrire et que le reste était du «service après-vente», «adaptait son humour à chaque média» : radio, télévision, scène, édition… Sur Twitter, où les débats sur l’humour resurgissent régulièrement, ce pacte humoristique est très compliqué à établir, d’où la nécessité pour certaines personnes de préciser qu’elles font du «second degré»… ou d’insulter les gens qui n’ont pas su saisir leur finesse. Qu’aurait fait Pierre Desproges de Twitter&#160;? On a du mal à l’imaginer.&#160;»</i><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Le problème est sans doute que tous les humoristes ne signent pas ce pacte, et encore moins les commentateurs qui pullulent sur les réseaux sociaux. Pour les mêmes mots, nous passons de l’humour de l’un à la haine de l’autre. Pour certains,<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>l’incompréhension d’un second degré rend impossible une prise de distance par rapport à un discours. Ou à l’inverse, le revendiquer cache une volonté réelle de nuire. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Alors que faire&#160;?<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>De la rigueur au moindre doute&#160;? C’est vrai qu’entre un vernis mal séché et un appel à l’élimination, il y a sans (aucun) doute une différence…Du coquin courant d’air au revolver, c’est affaire de contexte, de mots, d’intention et d’empathie minimale avec la cible.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><o:p>&#160;</o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><a class="wiki">Barkas</a> et son cousin.<o:p></o:p></p>
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		<title>Chroniques d&apos;après-campagne : ne pas rire jaune.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le mouvement des gilets jaunes, initié en France, a fait tache d&apos;huile en Belgique francophone. Pour certains, ce mouvement n&apos;a aucune légitimité. Chez d&apos;autres, les opinions sont partagées schématiquement entre ceux qui considèrent que son existence suffit à justifier leur soutien et ceux qui interrogent davantage les motivations des manifestants. Question de sensibilités différentes ou de couleurs de lunettes. 


Simplifions-nous la vie. Partons du principe que le mouvement des gilets jaunes est un thermomètre. Il ne dit cependant pas clairement ce qui fait chauffer la marmite : revenus et impôts de plus en plus contrastés, campagnes délaissées,  manques de sens ? Un élément cependant aussi patent qu&apos;inquiétant : la perte de lien, cette rupture, non seulement entre des citoyens et des élus, mais aussi entre citoyens eux-mêmes. Perte de lien qui flirte avec le paradoxe : les écrans qui nous éloignent physiquement les uns des autres, nous permettent de nous relier rapidement, dans notre petite sphère virtuelle,  pour aller bloquer un centre commercial ou une autoroute. Actions rapides, émotions qui submergent souvent la raison, entre soi et absence de  débat sur le fond.


Les enjeux peuvent être diversement appréciés comme les solutions à y apporter. Toutefois, comment pourrait-on éviter l&apos;indispensable mise en contexte ? En toile de fond, un climat qui se réchauffe, une course aveugle au profit, des déchets et des rejets souvent négligés, des ressources qui se raréfient. Pour changer la donne, le temps est plutôt aux actes forts qu&apos;aux mesures cosmétiques. Et peut-on, sauf à rêver de dictature éclairée, poser des actes forts sans qu&apos;il y ait de cohésion sociale pour les porter ?  Il faut donc recréer du lien.


La commune est le premier lieu où cela pourrait se faire.. Il ressort en effet d&apos;une enquête sur la perception qu&apos;a le citoyen des villes et communes, réalisée par l&apos;Union des Villes et Communes de Wallonie en 2017, que les Wallons apprécient leur commune et qu&apos;un grand nombre (plus d&apos;un sur quatre) sont prêts à s&apos;investir dans la vie communale[1]. Il est possible à ce niveau-là de créer une véritable participation des citoyens à la vie de la cité en faisant de la « politique », au sens originel du terme, celui d&apos;un corps citoyen  actif gérant lui-même ses affaires.


« Comment la démocratie participative peut-elle féconder de ses idées la démocratie représentative?». C&apos;est la question que se pose l&apos;Union des villes et des communes wallonnes sur son site. Elle propose d&apos;ailleurs un guide de bonnes pratiques sur le sujet. La démocratie participative est un des médicaments au mal   être actuel : nous en sommes convaincus. Bien sûr, cela suppose un peu de lâcher-prise chez les élus : accepter de partager idées, enjeux et contingences. Mais ne pourraient-ils pas trouver dans cette méthode de gouvernance pas mal de fierté démocrate et de légitimité élargie ?  A la clef, ne pourrait-on aussi voir émerger un corps social plus resserré et prêt à affronter les défis ? 


La récente rupture d&apos;une canalisation d&apos;eau dans une commune du Brabant wallon nous a donné un aperçu des difficultés à gérer une crise locale dans le contexte encore trouble d&apos;une sortie d&apos;élections. Critiques parfois faciles à l&apos;égard des autorités et démarches de solidarité se sont côtoyées. Pourquoi ne pas faire évoluer, pour mieux affronter les crises à venir et raviver la démocratie, les rôles respectifs des citoyens et des autorités ? La participation renforcée ne pourrait  elle  être le ferment d&apos;une meilleure cohésion sociale ? 


 


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 


Post-scriptum : un exemple historique.


1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d&apos;engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l&apos;URSS et des anciens pays de l&apos;Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l&apos;île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. [ ] Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins alimentaires, la population se lance dans la culture de fruits et légumes[2]. 


Beaucoup prétendent que cette transition a réussi, mais nombreux sont ceux  qui pensent que (seul)un régime autocratique a pu « favoriser » cette marche forcée. La plus part d&apos;entre nous s&apos;accorde sur le fait qu&apos;une dictature n&apos;est pas souhaitable. Il faut donc que nous prenions les devants. Les toutes prochaines années seront primordiales, mais qui de nos élus en sont réellement convaincus.





 


 














[1] Source UVCW






[2] https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/290515/comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-l-agriculture-biologique 







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-apres-campagne-ne-pas-rire-jaune"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-apres-campagne-ne-pas-rire-jaune</id>
		<issued>2018-11-24T15:12:00Z</issued>
		<modified>2018-11-24T15:12:00Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/gilet_visioplus_1.jpg" width="300" height="300" vspace="5" hspace="5" align="right" alt="" />Le mouvement des gilets jaunes, initié en France, a fait tache d’huile en Belgique francophone. Pour certains, ce mouvement n’a aucune légitimité. Chez d’autres, les opinions sont partagées schématiquement entre ceux qui considèrent que son existence suffit à justifier leur soutien et ceux qui interrogent davantage les motivations des manifestants. Question de sensibilités différentes ou de couleurs de lunettes.&#160;</div>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Simplifions-nous la vie. Partons du principe que le mouvement des gilets jaunes est un thermomètre. Il ne dit cependant pas clairement ce qui fait chauffer la marmite&#160;: revenus et impôts de plus en plus contrastés, campagnes délaissées, &#160;manques de sens&#160;? Un élément cependant aussi patent qu’inquiétant&#160;: la perte de lien, cette rupture, non seulement entre des citoyens et des élus, mais aussi entre citoyens eux-mêmes. Perte de lien qui flirte avec le paradoxe&#160;: les écrans qui nous éloignent physiquement les uns des autres, nous permettent de nous relier rapidement, dans notre petite sphère virtuelle, &#160;pour aller bloquer un centre commercial ou une autoroute. Actions rapides, émotions qui submergent souvent la raison, entre soi et absence de&#160; débat sur le fond.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Les enjeux peuvent être diversement appréciés comme les solutions à y apporter. Toutefois, comment pourrait-on éviter l’indispensable mise en contexte&#160;? En toile de fond, un climat qui se réchauffe, une course aveugle au profit, des déchets et des rejets souvent négligés, des ressources qui se raréfient. Pour changer la donne, le temps est plutôt aux actes forts qu’aux mesures cosmétiques. Et peut-on, sauf à rêver de dictature éclairée, poser des actes forts sans qu’il y ait de cohésion sociale pour les porter&#160;? &#160;Il faut donc recréer du lien.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">La commune est le premier lieu où cela pourrait se faire.. Il ressort en effet d’une&#160;<a href="http://www.uvcw.be/no_index/files/189-enquete-perception-commnes---presentation-des-resultats---sonecom-uvcw-------4-.pdf">enquête sur la perception qu’a le citoyen des villes et communes</a>, réalisée par l’Union des Villes et Communes de Wallonie en 2017, que les Wallons apprécient leur commune et qu’un grand nombre (plus d’un sur quatre) sont prêts à s’investir dans la vie communale<a style="mso-footnote-id:ftn1" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--></a>. Il est possible à ce niveau-là de créer une véritable participation des citoyens à la vie de la cité en faisant de la «&#160;politique&#160;», au sens originel du terme, celui d’un corps citoyen&#160; actif gérant lui-même ses affaires.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">« Comment la démocratie participative peut-elle féconder de ses idées la démocratie représentative?». C’est la question que se pose l’Union des villes et des communes wallonnes <a href="http://www.uvcw.be/actualites/2,129,1,0,7772.htm">sur son site</a>. Elle propose d’ailleurs <a href="http://www.uvcw.be/actualites/2,129,1,0,7772.htm">un guide de bonnes pratiques</a> sur le sujet. La démocratie participative est un des médicaments au mal – être actuel&#160;: nous en sommes convaincus. Bien sûr, cela suppose un peu de lâcher-prise chez les élus&#160;: accepter de partager idées, enjeux et contingences. Mais ne pourraient-ils pas trouver dans cette méthode de gouvernance pas mal de fierté démocrate et de légitimité élargie&#160;? &#160;A la clef, ne pourrait-on aussi voir émerger un corps social plus resserré et prêt à affronter les défis&#160;? <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">La récente rupture d’une canalisation d’eau dans une commune du Brabant wallon nous a donné un aperçu des difficultés à gérer une crise locale dans le contexte encore trouble d’une sortie d’élections. Critiques parfois faciles à l’égard des autorités et démarches de solidarité se sont côtoyées. Pourquoi ne pas faire évoluer, pour mieux affronter les crises à venir et raviver la démocratie, les rôles respectifs des citoyens et des autorités&#160;? La participation renforcée ne pourrait –elle &#160;être le ferment d’une meilleure cohésion sociale&#160;? <o:p></o:p></p>
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<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a><o:p></o:p></p>
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<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Post-scriptum&#160;: un exemple historique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. […] Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins alimentaires, la population se lance dans la culture de fruits et légumes</i><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--></a>. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Beaucoup prétendent que cette transition a réussi, mais nombreux sont ceux&#160; qui pensent que (seul)un régime autocratique a pu «&#160;favoriser&#160;» cette marche forcée. La plus part d’entre nous s’accorde sur le fait qu’une dictature n’est pas souhaitable. Il faut donc que nous prenions les devants. Les toutes prochaines années seront primordiales, mais qui de nos élus en sont réellement convaincus.<o:p></o:p></p>
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<p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"><a style="mso-footnote-id:ftn2" href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]--></a> <a href="https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/290515/comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-l-agriculture-biologique">https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/290515/comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-l-agriculture-biologique</a> <o:p></o:p></p>
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	</entry>
	<entry>
		<title> Chronique d&apos;après campagne : La femme, avenir de l&apos;homme au conseil communal ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

 


Nous sortons d&apos;une période électorale où certains ont instillé un climat de campagne polarisante et populiste. Pratique qui leur a peut-être fait gagner des voix mais perdre des amis ; au niveau local en tous les cas. Dis-moi comment tu agis, je te dirai qui tu es. Un brin d&apos;ironie aussi dans le déni de démocratie de celui qui, a posteriori, remet en cause des règles du jeu démocratique qu&apos;il a lui-même pratiquées jadis : la perte du pouvoir n&apos;ouvre pas tous les droits.




Mais il y a beaucoup plus important. A Grez-Doiceau, treize femmes sur vingt-trois forment maintenant le conseil communal. En 30 ans, les électeurs ont changé de paradigme en passant d&apos;un patriarcat exclusif à un conseil communal majoritairement féminin. On peut espérer que maintenant les femmes pourront faire de la politique comme elles le souhaitent sans se sentir parfois obligées de singer la brutalité masculine pour s&apos;imposer. N&apos;avons-nous pas davantage besoin de nous rassembler autour de projets plutôt que de nous diviser autour d&apos;individus ? Les circonstances générales, politiques et climatiques, devraient nous pousser à cette sagesse.


Le machisme a été et est encore parfois bien prégnant dans la vie politique communale, théâtre de combats de coq et de saillies paternalistes. Il a toujours été difficile pour les femmes de casser ces codes. C&apos;est sans doute un moment opportun pour que des femmes de tout bord redessinent les contours de l&apos;exercice du pouvoir. Loin de l&apos;hystérie qu&apos;on leur prête et dont sont d&apos;ailleurs atteints beaucoup d&apos;hommes, elles peuvent développer des stratégies de rassemblement, de conciliation : ne pourraient-elles pas contribuer, pour le bien de la cité, à l&apos;émergence raisonnée d&apos;une intelligence collective ?


Les femmes qui siégeront dans la salle du conseil vont probablement amener une autre dynamique dans les relations, une autre rigueur dans les dossiers. Elles laisseront sans doute plus volontiers leur égo au vestiaire. Au bénéfice de tous.


 


Bonne chance !


 


Les femmes et les hommes du Collectif Calvin &amp;amp; Hobbes. 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-d-apres-campagne-la-femme-avenir-de-l-homme-au-conseil-communal"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-d-apres-campagne-la-femme-avenir-de-l-homme-au-conseil-communal</id>
		<issued>2018-10-16T16:28:28Z</issued>
		<modified>2018-10-16T16:28:28Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/femmes.jpg" width="700" height="427" alt="" /><br />
&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Nous sortons d’une période électorale où certains ont instillé un climat de campagne polarisante et populiste. Pratique qui leur a peut-être fait gagner des voix mais perdre des amis&#160;; au niveau local en tous les cas. Dis-moi comment tu agis, je te dirai qui tu es. Un brin d’ironie aussi dans le déni de démocratie de celui qui, a posteriori, remet en cause des règles du jeu démocratique&#160;qu’il a lui-même pratiquées jadis : la perte du pouvoir n’ouvre pas tous les droits.</div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Mais il y a beaucoup plus important. A Grez-Doiceau, treize femmes sur vingt-trois forment maintenant le conseil communal.&#160;En 30 ans, les électeurs ont changé de paradigme en passant d’un patriarcat exclusif à un conseil communal majoritairement féminin. On peut espérer que maintenant les femmes pourront faire de la politique comme elles le souhaitent sans se sentir parfois obligées de singer la brutalité masculine pour s’imposer. N’avons-nous pas davantage besoin de nous rassembler autour de projets plutôt que de nous diviser autour d’individus&#160;? Les circonstances générales, politiques et climatiques, devraient nous pousser à cette sagesse.</div>
<p style="text-align: justify;">Le machisme a été et est encore parfois bien prégnant dans la vie politique communale, théâtre de combats de coq et de saillies paternalistes. Il a toujours été difficile pour les femmes de casser ces codes. C’est sans doute un moment opportun pour que des femmes de tout bord redessinent les contours de l’exercice du pouvoir. Loin de l’hystérie qu’on leur prête et dont sont d’ailleurs atteints beaucoup d’hommes, elles peuvent développer des stratégies de rassemblement, de conciliation&#160;: ne pourraient-elles pas contribuer, pour le bien de la cité, à l’émergence raisonnée d’une intelligence collective&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes qui siégeront dans la salle du conseil vont probablement amener une autre dynamique dans les relations, une autre rigueur dans les dossiers. Elles laisseront sans doute plus volontiers leur égo au vestiaire. Au bénéfice de tous.</p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Bonne chance&#160;!</div>
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<div style="text-align: justify;">Les femmes et les hommes du Collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>.&#160;</div>]]></content>
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	<entry>
		<title> Chronique de campagne : rumeurs et autres dévoiements.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




Quelque part en Brabant wallon 




Dernier jour avant le vote, encore trop (à) chaud pour faire le bilan de la campagne électorale. Et sans doute trop tard pour attirer l&apos;attention sur certaines pratiques. Cependant  


Dans une petite commune, un club de foot a utilisé son carnet d&apos;adresse pour appeler à voter pour l&apos;une ou l&apos;autre personnalité. Chez sa voisine, la position d&apos;un candidat dans une association neutre lui permet d&apos;organiser un grand raout pour annoncer ses promesses et piéger ses adversaires. Là, ce sont les dirigeants d&apos;un mouvement de jeunesse à qui l&apos;on monte le bourrichon pour qu&apos;ils se plaignent auprès de leurs membres. Ailleurs, ce sont des données récoltées lors d&apos;enquêtes publiques qui sont vraisemblablement utilisées : une plateforme d&apos;associations environnementales s&apos;opposant au contournement de Wavre a dû préciser qu&apos;elle n&apos;avait communiqué aucune donnée à qui ce soit. Ceci pour répondre à des habitants qui s&apos;étonnaient de recevoir un courrier électoral personnalisé sur le sujet. 



Certaines de ces actions sont carrément illégales. L&apos;usage des données personnelles est réglementé, et particulièrement en période électorale. D&apos;autres actions sont à tout le moins douteuses et donnent une vision peu flatteuse de son acteur. Nous pouvons tous apprécier qu&apos;un candidat se penche sur nos besoins et écoute nos demandes, mais si la manière de le faire suppose une certaine manipulation Dis-moi comment tu agis, je te dirai qui tu es.


La rumeur n&apos;est pas une technique nouvelle, son efficacité est liée à son caractère non officiel et les réseaux sociaux accélèrent sa propagation avec, parfois, une influence décisive sur un scrutin.. . Est-elle encore efficace ? Nous sommes des gens intelligents qui savons faire la part des choses. Nous pouvons nous demander à qui profite le crime. Souvent, une recherche sur Internet nous permet de détruire le fondement de cette rumeur. Mais nous péchons par paresse, naïveté ou amitié. (Un petit renvoi vers cette Chronique de campagne : Ami, où as-tu mis ton tamis ?). Soyons critiques.


Demain, nous allons voter. Nous sommes quelques-uns à penser que cette élection locale est importante pour notre avenir et que son enjeu n&apos;est pas de régler (uniquement) le nombre de terrains de foot, de kilomètres de pistes cyclables, mais certainement de préparer nos communes à faire face aux défis environnementaux (y compris sociaux et climatiques). (un second renvoi vers une Chronique de campagne : le mur est là et nos oreilles ont des murs).


La capacité à affronter ces défis avec l&apos;honnêteté et la transparence requises peut aussi se mesurer à l&apos;aune des pratiques de campagne !


 


Le Collectif Calvin &amp;amp; Hobbes. 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-rumeurs-et-autres-devoiements"/>
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		<issued>2018-10-13T08:34:53Z</issued>
		<modified>2018-10-13T08:34:53Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/r.gif" width="700" height="466" align="middle" alt="" /></div>
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Quelque part en Brabant wallon…</div>
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Dernier jour avant le vote, encore trop (à) chaud pour faire le bilan de la campagne électorale. Et sans doute trop tard pour attirer l’attention sur certaines pratiques. Cependant…&#160;</div>
<p style="text-align: justify;">Dans une petite commune, un club de foot a utilisé son carnet d’adresse pour appeler à voter pour l’une ou l’autre personnalité. Chez sa voisine, la position d’un candidat dans une association neutre lui permet d’organiser un grand raout pour annoncer ses promesses et piéger ses adversaires. Là, ce sont les dirigeants d’un mouvement de jeunesse à qui l’on monte le bourrichon pour qu’ils se plaignent auprès de leurs membres. Ailleurs, ce sont des données récoltées lors d’enquêtes publiques qui sont vraisemblablement utilisées&#160;: une plateforme d’associations environnementales s’opposant au contournement de Wavre&#160;a dû préciser qu’elle n’avait communiqué aucune donnée à qui ce soit. Ceci pour répondre à des habitants qui s’étonnaient de recevoir un courrier électoral personnalisé sur le sujet.&#160;<br />
<br />
Certaines de ces actions sont carrément illégales. L’usage des données personnelles est réglementé, et <a href="http://electionslocales.wallonie.be/candidats/foire-aux-questions/reglementation-campagne-electorale">particulièrement en période électorale</a>. D’autres actions sont à tout le moins douteuses et donnent une vision peu flatteuse de son acteur. Nous pouvons tous apprécier qu’un candidat se penche sur nos besoins et écoute nos demandes, mais si la manière de le faire suppose une certaine manipulation…Dis-moi comment tu agis, je te dirai qui tu es.</p>
<p style="text-align: justify;">La rumeur n’est pas une technique nouvelle, son efficacité est liée à son caractère non officiel et les réseaux sociaux accélèrent sa propagation avec, parfois, une influence décisive sur un scrutin.. . Est-elle encore efficace&#160;? Nous sommes des gens intelligents qui savons faire la part des choses. Nous pouvons nous demander à qui profite le crime. Souvent, une recherche sur Internet nous permet de détruire le fondement de cette rumeur. Mais nous péchons par paresse, naïveté ou amitié. (Un petit renvoi vers cette <a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-ami-ou-as-tu-mis-ton-tamis" title="Lien permanent">Chronique de campagne&#160;: Ami, où as-tu mis ton tamis&#160;?</a>). Soyons critiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Demain, nous allons voter. Nous sommes quelques-uns à penser que cette élection locale est importante pour notre avenir et que son enjeu n’est pas de régler (uniquement) le nombre de terrains de foot, de kilomètres de pistes cyclables, mais certainement de préparer nos communes à faire face aux défis environnementaux (y compris sociaux et climatiques). (un second renvoi vers une <a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-le-mur-est-la-et-nos-oreilles-ont-des-murs" title="Lien permanent">Chronique de campagne&#160;: le mur est là et nos oreilles ont des murs</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">La capacité à affronter ces défis avec l’honnêteté et la transparence requises peut aussi se mesurer à l’aune des pratiques de campagne&#160;!</p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<p style="text-align: justify;">Le Collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>.&#160;</p>]]></content>
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	<entry>
		<title> Chronique de campagne : Voter, quelle corvée !</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




Près de 40% des Belges ne se rendraient plus aux urnes si le vote n&apos;était pas obligatoire[i].

Leurs motivations  nous sont inconnues. Certains, rares sans doute, n&apos;iront pas par conviction. D&apos;autres n&apos;iront pas par dépit ou par paresse.


Pour ceux que le dépit gagne, nous pouvons les comprendre. Cette impression que rien ne bouge ou pas assez vite n&apos;incline pas à remplir son devoir civique. Sans compter que des candidats et les motivations qui les poussent à se présenter ne soient pas toujours irréprochables. Un ancien élu qui a profité de sa fonction pour augmenter son parc immobilier, un candidat qui se présente parce qu&apos;il n&apos;a pas obtenu un marché public ou une diminution de ses taxes, un autre pour satisfaire un égo écervelé, c&apos;est de notoriété, plus ou moins publique. Mais la majorité de ces gens, particulièrement au niveau communal, sont des gens ordinaires, des voisins, comme nous avons l&apos;habitude de l&apos;écrire, qui ont au moins en partie le souci de la chose publique.


Mais voici la bonne nouvelle : 60% des gens continuent donc à croire que le vote peut changer les choses. Il existe une base de citoyens qui sont prêts à croire, dans une certaine mesure, à l&apos;utilité de notre système démocratique. Ne devrions-nous pas « capitaliser » sur cela, en proposant des alternatives pour renforcer cet intérêt ? Au niveau local à tout le moins, il est impératif de renforcer l&apos;implication citoyenne dans la chose publique. Il serait possible de revoir les méthodes de vote en introduisant le tirage au sort partiel ou le panachage entre les différentes listes. Mais au-delà de ces réformes n&apos;y a-t-il pas déjà des méthodes de gouvernance qui permettraient d&apos;intégrer les citoyens dans le souci de faire émerger une intelligence collective, bien au-delà d&apos;une participation de façade? Pour atteindre ces objectifs, il faudrait sans doute privilégier des listes dont le programme inclut cet esprit d&apos;ouverture et de co-construction, mais aussi celles où des candidats affichent une  capacité à travailler avec ceux d&apos;autres tendances.


Resterait alors à se demander ce que nous voulons laisser à nos élus ou à notre administration. Administration dont le rôle est dans tous les cas, primordial. Au bout du compte, elle est souvent la responsable ultime de la réalisation des projets[ii]. A nous de voir quelles sont les listes enclines à une gestion de l&apos;administration qui privilégierait stimulation et délégation intelligentes sans tomber dans le travers des pressions et du clientélisme.


 


Dimanche, votons donc.


 


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 




[i] https://www.lesoir.be/183114/article/2018-10-09/pres-de-40-des-belges-ne-se-rendraient-plus-aux-urnes-si-le-vote-netait-pas






[ii] http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-haro-sur-le-fonctionnaire-communal


 







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-voter-quelle-corvee"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-voter-quelle-corvee</id>
		<issued>2018-10-10T08:53:54Z</issued>
		<modified>2018-10-10T08:53:54Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/vote.png" width="691" height="411" alt="" /></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Près de 40% des Belges ne se rendraient plus aux urnes si le vote n’était pas obligatoire<a href="#_edn1" name="_ednref1" title="">[i]</a>.<br />
Leurs motivations &#160;nous sont inconnues. Certains, rares sans doute, n’iront pas par conviction. D’autres n’iront pas par dépit ou par paresse.</div>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux que le dépit gagne, nous pouvons les comprendre. Cette impression que rien ne bouge ou pas assez vite n’incline pas à remplir son devoir civique. Sans compter que des candidats et les motivations qui les poussent à se présenter ne soient pas toujours irréprochables. Un ancien élu qui a profité de sa fonction pour augmenter son parc immobilier, un candidat qui se présente parce qu’il n’a pas obtenu un marché public ou une diminution de ses taxes, un autre pour satisfaire un égo écervelé, c’est de notoriété, plus ou moins publique. Mais la majorité de ces gens, particulièrement au niveau communal, sont des gens ordinaires, des voisins, comme nous avons l’habitude de l’écrire, qui ont au moins en partie le souci de la chose publique.</p>
<div style="text-align: justify;">Mais voici la bonne nouvelle&#160;: 60% des gens continuent donc à croire que le vote peut changer les choses.&#160;Il existe une base de citoyens qui sont prêts à croire, dans une certaine mesure, à l’utilité de notre système démocratique. Ne devrions-nous pas «&#160;capitaliser&#160;» sur cela, en proposant des alternatives pour renforcer cet intérêt&#160;? Au niveau local à tout le moins, il est impératif de renforcer l’implication citoyenne dans la chose publique. Il serait possible de revoir les méthodes de vote en introduisant le tirage au sort partiel ou le panachage entre les différentes listes. Mais au-delà de ces réformes n’y a-t-il pas déjà des méthodes de gouvernance qui permettraient d’intégrer les citoyens dans le souci de faire émerger une intelligence collective, bien au-delà d’une participation de façade? Pour atteindre ces objectifs, il faudrait sans doute privilégier des listes dont le programme inclut cet esprit d’ouverture et de co-construction, mais aussi celles où des candidats affichent une &#160;capacité à travailler avec ceux d’autres tendances.</div>
<p style="text-align: justify;">Resterait alors à se demander ce que nous voulons laisser à nos élus ou à notre administration.&#160;Administration dont le rôle est dans tous les cas, primordial. Au bout du compte, elle est souvent la responsable ultime de la réalisation des projets<a href="#_edn2" name="_ednref2" title="">[ii]</a>.&#160;A nous de voir quelles sont les listes enclines à une gestion de l’administration qui privilégierait stimulation et délégation intelligentes sans tomber dans le travers des pressions et du clientélisme.</p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div style="text-align: justify;">Dimanche, votons donc.</div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<p style="text-align: justify;">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a></p>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
<div><hr align="left" size="1" width="33%" />
<div id="edn1">
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ednref1" name="_edn1" title="">[i]</a> <a href="https://www.lesoir.be/183114/article/2018-10-09/pres-de-40-des-belges-ne-se-rendraient-plus-aux-urnes-si-le-vote-netait-pas">https://www.lesoir.be/183114/article/2018-10-09/pres-de-40-des-belges-ne-se-rendraient-plus-aux-urnes-si-le-vote-netait-pas</a></p>
</div>
<div id="edn2">
<div style="text-align: justify;"><a href="#_ednref2" name="_edn2" title="">[ii]</a> <a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-haro-sur-le-fonctionnaire-communal">http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-haro-sur-le-fonctionnaire-communal</a></div>
<div style="text-align: justify;">&#160;</div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title> Chronique de campagne : le mur est là et nos oreilles ont des murs</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


Certains au collectif Calvin &amp;amp; Hobbes sont moins optimistes que d&apos;autres, ce qui donne aujourd&apos;hui un appel à vivement réagir. 




Quand elle voit le renard s&apos;infiltrer dans la basse-cour, la poule préfère picorer frénétiquement le sol plutôt que de fuir et mettre ses poussins à l&apos;abri




Les entendez-vous ? Depuis quelques temps, des artistes, des politiciens, des scientifiques nous interpellent sans équivoque sur le devenir de l&apos;humanité. Aurélien Barrau, un astrophysicien de renom, a lancé un message limpide et percutant le 12 septembre. L&apos;homme a enflammé les réseaux sociaux avec 4.000.000 de vues sur Facebook. La sentence est sans appel : « nous sommes en train d&apos;accélérer alors que le précipice est en vue ». Le dérèglement climatique, l&apos;exploitation irraisonnée de ressources naturelles limitées, la pollution de la terre, de l&apos;air et de l&apos;eau sont autant de facteurs qui vont contribuer à l&apos;appauvrissement de populations entières et générer des guerres. Et ce pas seulement chez les autres : en Europe aussi.


Face à l&apos;urgence, nous n&apos;avons plus le choix, nous devons réagir maintenant . Le Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Gutteres, a déclaré que nous avions deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à « affronter des conséquences désastreuses ».


Et pendant ce temps-là, les médias focalisent sur des incidents souvent lugubres et anecdotiques. Rares sont ceux qui rapportent les actions positives susceptibles de s&apos;inscrire dans le cadre d&apos;un « penser global, agir local ». De même, bon nombre d&apos;entre nous, emportés par les cadences d&apos;un travail alimentaire, trouvent un refuge à bon prix dans le déni, voire l&apos;agressivité vis-à-vis de toute remise en cause..


Les élections à Grez-Doiceau n&apos;échappent pas à la règle. Ni les citoyens, ni les candidats ne semblent mesurer l&apos;importance des enjeux auxquels nous sommes confrontés. On se retrouve souvent à débattre de problèmes secondaires avec une véhémence qui cache mal leur futilité. Pourquoi cette agressivité ? N&apos;est-elle pas finalement l&apos;expression détournée d&apos;un sentiment de malaise général ? Difficile de porter des débats parfois stériles à un niveau d&apos;échange rationnel débouchant sur des mesures pratiques.  En outre, beaucoup de  groupes politiques récupèrent des concepts à la mode dont ils ne semblent pas embrasser tous les contours (mobilité, circuits-courts, citoyenneté, ruralité,  ). Gagner la course aux sièges dans le tournoi inter équipes : voilà l&apos;important. Lesquels d&apos;entre eux anticipent la crise dont les premiers effets se feront, sans doute, déjà sentir pendant cette nouvelle législature ?


Soit, c&apos;est une occasion manquée et la réaction se fera somme toute lorsque la maison brulera. Mais ce qui est spécifique à Grez-Doiceau et incite à la réflexion, c&apos;est la forme et ses possibles impacts. On assiste impuissant depuis de nombreuses années à une polarisation nourrie de ranc urs personnelles cultivées. Durant la campagne, manipulations, pressions et invitations à l&apos;esprit partisan ont la part trop belle. Nous assistons  souvent à des dynamiques d&apos;exclusion et de défiance qui mettent à mal la cohésion sociale alors qu&apos;il faudrait favoriser des logiques de coopération que certains candidats cultivent déjà, au-delà des barrières de parti. Si les prédictions d&apos;effondrement se réalisent, Grez-Doiceau risque d&apos;offrir un terrain propice si les mentalités n&apos;évoluent pas.


Il est urgent que les candidats et les citoyens réalisent qu&apos;il est temps d&apos;enterrer les hostilités mesquines. Qu&apos;il est plus que temps de coopérer intelligemment afin de faire face aux défis de demain matin. Alors, pourquoi pas une petite dose salutaire de bienveillance pour occulter les egos et ouvrir la voie de la résilience et de la solidarité ?


 


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-le-mur-est-la-et-nos-oreilles-ont-des-murs"/>
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		<issued>2018-10-08T07:21:28Z</issued>
		<modified>2018-10-08T07:21:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/renard.jpg" width="599" height="280" align="middle" alt="" /></div>
<div style="text-align: justify;">Certains au collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a> sont moins optimistes que d'autres, ce qui donne aujourd'hui un appel à vivement réagir.&#160;</div>
<div style="text-align: justify;"><i><br />
</i><b><i>Quand elle voit le renard s’infiltrer dans la basse-cour, la poule préfère picorer frénétiquement le sol plutôt que de fuir et mettre ses poussins à l’abri</i></b></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Les entendez-vous&#160;? Depuis quelques temps, des artistes, des politiciens, des scientifiques nous interpellent sans équivoque sur le devenir de l’humanité. Aurélien Barrau, un astrophysicien de renom, a lancé un message limpide et percutant le 12 septembre. L’homme a enflammé les réseaux sociaux&#160;avec 4.000.000 de vues sur Facebook. La sentence est sans appel&#160;: «<i>&#160;nous sommes en train d’accélérer alors que le précipice est en vue&#160;</i>». Le dérèglement climatique, l’exploitation irraisonnée de ressources naturelles limitées, la pollution de la terre, de l’air et de l’eau sont autant de facteurs qui vont contribuer à l’appauvrissement de populations entières et générer des guerres. Et ce pas seulement chez les autres&#160;: en Europe aussi.</div>
<p style="text-align: justify;">Face à l’urgence, nous n’avons plus le choix, nous devons réagir maintenant&#160;. Le Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Gutteres, a déclaré que nous avions deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à «&#160;<i>affronter des conséquences désastreuses</i>&#160;».</p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant ce temps-là, les médias focalisent sur des incidents souvent lugubres et anecdotiques. Rares sont ceux qui rapportent les actions positives susceptibles de s’inscrire dans le cadre d’un «&#160;penser global, agir local&#160;». De même, bon nombre d’entre nous, emportés par les cadences d’un travail alimentaire, trouvent un refuge à bon prix dans le déni, voire l’agressivité vis-à-vis de toute remise en cause..</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections à Grez-Doiceau n’échappent pas à la règle. Ni les citoyens, ni les candidats ne semblent mesurer l’importance des enjeux auxquels nous sommes confrontés. On se retrouve souvent à débattre de problèmes secondaires avec une véhémence qui cache mal leur futilité. Pourquoi cette agressivité&#160;? N’est-elle pas finalement l’expression détournée d’un sentiment de malaise général&#160;?&#160;Difficile de porter des débats parfois stériles à un niveau d’échange rationnel débouchant sur des mesures pratiques. &#160;En outre, beaucoup de &#160;groupes politiques récupèrent des concepts à la mode dont ils ne semblent pas embrasser tous les contours (mobilité, circuits-courts, citoyenneté, ruralité, …). Gagner la course aux sièges dans le tournoi inter équipes&#160;: voilà l’important. Lesquels d’entre eux anticipent la crise dont les premiers effets se feront, sans doute, déjà sentir pendant cette nouvelle législature&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Soit, c’est une occasion manquée et la réaction se fera somme toute lorsque la maison brulera. Mais ce qui est spécifique à Grez-Doiceau et incite à la réflexion, c’est la forme et ses possibles impacts. On assiste impuissant depuis de nombreuses années à une polarisation nourrie de rancœurs personnelles cultivées. Durant la campagne, manipulations, pressions et invitations à l’esprit partisan ont la part trop belle. Nous assistons &#160;souvent à des dynamiques d’exclusion et de défiance qui mettent à mal la cohésion sociale alors qu’il faudrait favoriser des logiques de coopération que certains candidats cultivent déjà, au-delà des barrières de parti. Si les prédictions d’effondrement se réalisent, Grez-Doiceau risque d’offrir un terrain propice si les mentalités n’évoluent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est urgent que les candidats et les citoyens réalisent qu’il est temps d’enterrer les hostilités mesquines. Qu’il est plus que temps de coopérer intelligemment afin de faire face aux défis de demain matin. Alors, pourquoi pas une petite dose salutaire de bienveillance pour occulter les egos et ouvrir la voie de la résilience et de la solidarité&#160;?</p>
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<div style="text-align: justify;">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a></div>
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	<entry>
		<title>Chronique de campagne : haro sur le fonctionnaire communal ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




Les candidats s&apos;époumonent à crier à tue-tête leurs envies, mais ils oublient souvent une chose : c&apos;est le personnel communal qui doit les réaliser.


Qui ne s&apos;est jamais gaussé de prétendue vie de cocagne ou de l&apos;incurie des fonctionnaires ? Et pourtant, ils sont la colonne vertébrale de la commune. Les élus passent, eux restent. Nous pourrions à tort les croire au service des politiques ou d&apos;une politique, mais ils sont d&apos;abord là pour répondre à des demandes précises et prévues par la loi, en matière de population, d&apos;urbanisme, d&apos;environnement, d&apos;enseignement, de services sociaux (si l&apos;on inclut le CPAS). Ils sont ensuite chargés de l&apos;application des politiques décidées par les élus. Tout en étant également, d&apos;une certaine façon, garants de la légalité des actes posés. Position difficile s&apos;il en est, placés entre le marteau des élus, l&apos;enclume des citoyens souvent impatients ou mécontents et les éventuelles foudres de la tutelle.


De tout temps, il y a eu aussi des fonctionnaires plus ou moins encartés. Leur affiliation les conduit parfois à composer avec leur neutralité, à pratiquer la rétention d&apos;information ou à ralentir l&apos;exécution d&apos;une demande pour nuire à la majorité en place. Voire l&apos;inverse ! Ou alors c&apos;est  

l&apos;indignation sélective qui les amène à fermer les yeux sur certaines pratiques.


Certains candidats considèrent qu&apos;ils ont à  

encadrer le personnel de la commune.  

Cela ne laisse pas d&apos;être inquiétant. Est-ce au pouvoir politique d&apos;encadrer le personnel ? Cette fonction n&apos;est-elle pas dévolue au directeur général ?


Un directeur général, quel directeur général ? Oui, dans chaque commune, il existe un chef du personnel qui arrête le programme d&apos;évaluation des agents, qui assure le contrôle du fonctionnement des services, qui gère les ressources humaines. Il est le vrai directeur des services de l&apos;administration et il fait le lien entre services communaux et le collège. La qualité de son action influence donc directement  

le dynamisme, l&apos;atmosphère de travail et  

la neutralité de son administration.


Un second élément important est la qualité de statutaire attribuée aux fonctionnaires. Même si cela peut donner lieu à des dérives, le fait qu&apos;un fonctionnaire soit « nommé » lui permet, dans une certaine mesure, de résister à la pression politique. Certes, dans une commune modeste, la proximité a tendance à resserrer les liens  

entre élus et personnel administratif ;. Néanmoins, un fonctionnaire statutaire éludera plus facilement  

la demande d&apos;enterrement de première classe d&apos;un rapport polémique, d&apos;un abattage illégal ou d&apos;un arrangement entre amis. La situation des contractuels est beaucoup plus délicate, puisque leur job peut dépendre d&apos;un bon vouloir politique.


Pour une bonne gouvernance et une saine démocratie, il faut que le fonctionnaire puisse exercer sa charge en toute indépendance, en conservant sa neutralité. Il se doit d&apos;appliquer les décisions d&apos;un collège avec la diligence nécessaire, mais il conserve un droit de retrait, voire une possibilité de dénonciation s&apos;il juge la demande illégale ou contraire aux bonnes pratiques.


Il a besoin pour cela, puisque nous sommes  

dans un système hiérarchisé, d&apos;un directeur général qui prend ses responsabilités, aussi à l&apos;égard du collège. D&apos;autre part, il faut que le collège soit conscient de la nécessité d&apos;une véritable politique du personnel : il devrait dégager les moyens financiers pour la mettre en  uvre. Si chacun joue pleinement son rôle, dynamisme et respect des règles seront plus facilement au rendez-vous.



La vision politique au collège, l&apos;encadrement au directeur général.


 


Le Collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 




 



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		<issued>2018-10-06T18:58:28Z</issued>
		<modified>2018-10-06T19:19:01Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/XWwywyMv31w?rel=0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="text-align: justify;"><br />
Les candidats s’époumonent à crier à tue-tête leurs envies, mais ils oublient souvent une chose&#160;: c’est le personnel communal qui doit les réaliser.</div>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Qui ne s’est jamais gaussé de prétendue vie de cocagne ou de l’incurie des fonctionnaires&#160;? Et pourtant, ils sont la colonne vertébrale de la commune. Les élus passent, eux restent. Nous pourrions à tort les croire au service des politiques ou d’une politique, mais ils sont d’abord là pour répondre à des demandes précises et prévues par la loi, en matière de population, d’urbanisme, d’environnement, d’enseignement, de services sociaux (si l’on inclut le CPAS). Ils sont ensuite chargés de l’application des politiques décidées par les élus. Tout en étant également, d’une certaine façon, garants de la légalité des actes posés. Position difficile s’il en est, placés entre le marteau des élus, l’enclume des citoyens souvent impatients ou mécontents et les éventuelles foudres de la tutelle.<img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/messieurs_les_ronds_de_cuir.jpg" width="531" vspace="5" hspace="5" height="337" align="right" alt="" /></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">De tout temps, il y a eu aussi des fonctionnaires plus ou moins encartés. Leur affiliation les conduit parfois à composer avec leur neutralité, à pratiquer la rétention d’information ou à ralentir l’exécution d’une demande pour nuire à la majorité en place. Voire l’inverse&#160;! Ou alors c’est<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>l’indignation sélective qui les amène à fermer les yeux sur certaines pratiques.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Certains candidats considèrent qu’ils ont à<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>encadrer le personnel de la commune.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>Cela ne laisse pas d’être inquiétant. Est-ce au pouvoir politique d’encadrer le personnel&#160;? Cette fonction n’est-elle pas dévolue au directeur général&#160;?</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Un directeur général, quel directeur général&#160;? Oui, dans chaque commune, il existe un chef du personnel qui arrête le programme d’évaluation des agents, qui assure le contrôle du fonctionnement des services, qui gère les ressources humaines. Il est le vrai directeur des services de l’administration et il fait le lien entre services communaux et le collège. La qualité de son action influence donc directement <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>le dynamisme, l’atmosphère de travail et<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>la neutralité de son administration.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Un second élément important est la qualité de statutaire attribuée aux fonctionnaires. Même si cela peut donner lieu à des dérives, le fait qu’un fonctionnaire soit «&#160;nommé&#160;» lui permet, dans une certaine mesure, de résister à la pression politique. Certes, dans une commune modeste, la proximité a tendance à resserrer les <a class="wiki">liens</a> <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>entre élus et personnel administratif&#160;;. Néanmoins, un fonctionnaire statutaire éludera plus facilement <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>la demande d’enterrement de première classe d’un rapport polémique, d’un abattage illégal ou d’un arrangement entre amis. La situation des contractuels est beaucoup plus délicate, puisque leur job peut dépendre d’un bon vouloir politique.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Pour une bonne gouvernance et une saine démocratie, il faut que le fonctionnaire puisse exercer sa charge en toute indépendance, en conservant sa neutralité. Il se doit d’appliquer les décisions d’un collège avec la diligence nécessaire, mais il conserve un droit de retrait, voire une possibilité de dénonciation s’il juge la demande illégale ou contraire aux bonnes pratiques.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Il a besoin pour cela, puisque nous sommes <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>dans un système hiérarchisé, d’un directeur général qui prend ses responsabilités, aussi à l’égard du collège. D’autre part, il faut que le collège soit conscient de la nécessité d’une véritable politique du personnel&#160;: il devrait dégager les moyens financiers pour la mettre en œuvre. Si chacun joue pleinement son rôle, dynamisme et respect des règles seront plus facilement au rendez-vous.<br />
<br />
La vision politique au collège, l’encadrement au directeur général.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">&#160;</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Le Collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a></p>
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		<title> Chronique de campagne : du passé, faisons table rase.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

« Du passé faisons table rase [ ] ! Le monde va changer de base  »[i]






 
Les candidats se présentent à notre suffrage. A qui accorder notre voix ? Exercice ardu si vous n&apos;êtes ni partisan, ni fataliste, ni informé. Un ami écrivain a dressé naguère une intéressante check-list des élections. Nous n&apos;allons pas en écrire une resucée : majorité absolue et échevin entrepreneur ont déjà été bannis. Tentons toutefois de la compléter..


Le passé des élus


L&apos;un a accordé en son temps des dérogations dont il  fait profit maintenant. L&apos;autre fut autoritaire et craint. Le suivant s&apos;est fourvoyé une fois. Le dernier était mal entouré.


De certaines malversations, on  se fait difficilement pardonner. De certains défauts, on peut se corriger. Une équipe change et peut insuffler un vent nouveau  qui ne soufflera peut-être guère loin de la bouche de l&apos;orateur.


Des projets avaient été rondement menés. D&apos;autres ont capoté. L&apos;on vilipende aisément le capitaine, alors même que c&apos;est le moussaillon a ouvert la voie d&apos;eau.


L&apos;un vous a fait plaisir, mais c&apos;est pour mieux vous tenir. L&apos;autre vous a refusé une faveur, mais c&apos;est une honnête personne.


Alors, pas de table rase du passé mais un regard aiguisé: mieux on comprend hommes et agissements, mieux on conduit le changement.


Le présent des candidats


Les débats télévisuels lors des élections sont riches d&apos;enseignements. Ne dit-on pas que le non verbal parle autant que le verbal ? Il y a le candidat mal à l&apos;aise louchant sur ses notes, celui qui veut en imposer malgré sa gorge enrouée, celui dont le regard fuit sans doute la confrontation, celui chez qui maitrise cache roublardise.


Mais que disent-ils ? Il y a les destructeurs et les constructeurs, les passéistes, les revanchards, les consensuels, ceux qui font flèche de tout bois. Il y a ceux qui voient au loin pour ne pas regarder dans leur assiette, ceux qui ne sont pas dans leur assiette et qui restent vagues, ceux qui ont le nez sur le guidon. Rares sont ceux qui prônent ouverture et intelligence collective.


 


L&apos;avenir de tous


Bien sûr, pour se faire une idée de l&apos;avenir, mieux vaut se plonger dans les programmes des partis que dans son marc de café. Reste le plus ardu : en dégager les lignes de force, en déduire la praticabilité, en soustraire les promesses populistes. Les comparer avec les autres aussi et examiner leur compatibilité, parce qu&apos;à moins d&apos;une majorité absolue, il faudra composer.


 


Dans l&apos;urne 


A moindre d&apos;être un conservateur fossilisé par la ranc ur, tout le monde veut peu ou prou changer de base. Mais pourquoi faire table rase du passé dans le contexte de ces élections ? Le passé éclaire souvent la personnalité de certains candidats: tenons-en compte.

Considérons les leaders, leur capacité à collaborer, à évoluer, à s&apos;ouvrir, à déléguer. Comment fonctionnent leurs équipes : camarilla floue, brigade aux ordres, figurants sur la photo de famille, acteurs d&apos;une délégation intelligente ?


Reste à remettre le bulletin de vote : quelques points en moins pour le leader agressif, en plus pour le dynamisme d&apos;une équipe, en moins pour l&apos;affairiste, en plus pour la vision constructive 


Compliqué ! 


Pourtant, voter pour une bonne tête ou une plaisanterie reste un non-sens. Si les communes ont une atmosphère qui leur est propre, c&apos;est aussi, au moins en partie, parce que les équipes qui les dirigent pensent et agissent différemment. Alors, tant que nous en avons encore l&apos;occasion, pourquoi ne pas faire l&apos;effort de choisir avec discernement une liste ou un candidat qui correspond le mieux à notre vision du vivre ensemble communal ? C&apos;est loin de la table rase, mais c&apos;est déjà une bonne base.


 


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes


 


 





[i]

 Eugène POTTIER (1816-1887), paroles, et Pierre DEGEYTER (1848-1932), musique, L&apos;Internationale, chanson








</summary>
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		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-du-passe-faisons-table-rase</id>
		<issued>2018-10-03T11:31:32Z</issued>
		<modified>2018-10-04T05:42:38Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><d style="text-align:justify"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/wood_table_edward_barber_jay_osgerby_vitra_3_1.jpg" width="700" height="429" alt="" /><br />
«&#160;Du passé faisons table rase […] ! Le monde va changer de base… »<a href="#_edn1" name="_ednref1" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[i]</span><br />
</a></d></div>
<d style="text-align:justify"><a href="#_edn1" name="_ednref1" title=""> </a>
<p style="text-align:justify">Les candidats se présentent à notre suffrage. A qui accorder notre voix&#160;? Exercice ardu si vous n’êtes ni partisan, ni fataliste, ni informé. Un ami écrivain a dressé naguère <a href="http://plus.lesoir.be/179966/article/2018-09-22/la-check-list-des-elections-communales">une intéressante check-list des élections</a>. Nous n’allons pas en écrire une resucée&#160;: majorité absolue et échevin entrepreneur ont déjà été bannis. Tentons toutefois de la compléter..</p>
<div style="text-align:justify">Le passé…des élus</div>
<p style="text-align:justify">L’un a accordé en son temps des dérogations dont il &#160;fait profit maintenant. L’autre fut autoritaire et craint. Le suivant s’est fourvoyé une fois. Le dernier était mal entouré.</p>
<p style="text-align:justify">De certaines malversations, on &#160;se fait difficilement pardonner. De certains défauts, on peut se corriger. Une équipe change et peut insuffler un vent nouveau… qui ne soufflera peut-être guère loin de la bouche de l’orateur.</p>
<p style="text-align:justify">Des projets avaient été rondement menés. D’autres ont capoté. L’on vilipende aisément le capitaine, alors même que c’est le moussaillon a ouvert la voie d’eau.</p>
<p style="text-align:justify">L’un vous a fait plaisir, mais c’est pour mieux vous tenir. L’autre vous a refusé une faveur, mais c’est une honnête personne.</p>
<p style="text-align:justify">Alors, pas de table rase du passé&#160;mais un regard aiguisé: mieux on&#160;comprend hommes et agissements, mieux on conduit le changement.</p>
<div style="text-align:justify">Le présent…des candidats</div>
<p style="text-align:justify">Les débats télévisuels lors des élections sont riches d’enseignements. Ne dit-on pas que le non verbal parle autant que le verbal&#160;? Il y a le candidat mal à l’aise louchant sur ses notes, celui qui veut en imposer malgré sa gorge enrouée, celui dont le regard fuit sans doute la confrontation, celui chez qui maitrise cache roublardise.</p>
<p style="text-align:justify">Mais que disent-ils&#160;? Il y a les destructeurs et les constructeurs, les passéistes, les revanchards, les consensuels, ceux qui font flèche de tout bois. Il y a ceux qui voient au loin pour ne pas regarder dans leur assiette, ceux qui ne sont pas dans leur assiette et qui restent vagues, ceux qui ont le nez sur le guidon. Rares sont ceux qui prônent ouverture et intelligence collective.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">L’avenir…de tous</div>
<p style="text-align:justify">Bien sûr, pour se faire une idée de l’avenir, mieux vaut se plonger dans les programmes des partis que dans son marc de café. Reste le plus ardu&#160;: en dégager les lignes de force, en déduire la praticabilité, en soustraire les promesses populistes. Les comparer avec les autres aussi et examiner leur compatibilité, parce qu’à moins d’une majorité absolue, il faudra composer.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">Dans l’urne…</div>
<p style="text-align:justify">A moindre d’être un conservateur fossilisé par la rancœur, tout le monde veut peu ou prou changer de base. Mais pourquoi faire table rase du passé dans le contexte de ces élections&#160;? Le passé éclaire souvent la personnalité de certains&#160;candidats: tenons-en compte.<br />
Considérons les leaders, leur capacité à collaborer, à évoluer, à s’ouvrir, à déléguer. Comment fonctionnent leurs équipes&#160;: camarilla floue, brigade aux ordres, figurants sur la photo de famille, acteurs d’une délégation intelligente&#160;?</p>
<p style="text-align:justify">Reste à remettre le bulletin…de vote&#160;: quelques points en moins pour le leader agressif, en plus pour le dynamisme d’une équipe, en moins pour l’affairiste, en plus pour la vision constructive…</p>
<div style="text-align:justify">Compliqué&#160;!&#160;</div>
<p style="text-align:justify">Pourtant, voter pour une bonne tête ou une plaisanterie reste un non-sens. Si les communes ont une atmosphère qui leur est propre, c’est aussi, au moins en partie, parce que les équipes qui les dirigent pensent et agissent différemment. Alors, tant que nous en avons encore l’occasion, pourquoi ne pas faire l’effort de choisir avec discernement une liste ou un candidat qui correspond le mieux à notre vision du vivre ensemble communal&#160;? C’est loin de la table rase, mais c’est déjà une bonne base.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a></div>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div><br clear="all" />
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div id="edn1">
<p><a href="ednref1" name="_edn1" title=""><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[i]</span></a> Eugène POTTIER (1816-1887), paroles, et Pierre DEGEYTER (1848-1932), musique, L’Internationale, chanson</p>
</div>
</div>
</d>]]></content>
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	<entry>
		<title>Les citoyens à la reconquête de l&apos;espace public</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




Une carte blanche de Denis Marion et Jean-Louis Lamborey parue dans l&apos;Espace-Vie de septembre 2018.



« La co-construction d&apos;actions devrait permettre tant aux citoyens qu&apos;aux pouvoirs publics de jouer pleinement leur rôle au service du bien commun. »



Lors d&apos;une précédente carte blanche, nous avions évoqué une expérience de participation citoyenne autour de la mobilité à Grez-Doiceau : participation virtuelle sur les réseaux sociaux et physique dans le cadre d&apos;une agora, assemblée égalitaire régie par des règles de courtoisie et d&apos;écoute. En voici la suite. 



Pour le citoyen, il ne suffit plus de donner son vote tous les six ans, d&apos;attendre les réalisations des promesses électorales et de se plaindre (c&apos;est facile, sur les réseaux sociaux) quand les résultats ne lui conviennent pas. Du côté des élus, il ne suffit plus de rechercher les mandats, sans en partager l&apos;exercice d&apos;une manière plus ouverte et participative. L&apos;analyse des résultats de la campagne « Enragez-vous » (voir page 12, ndlr) a révélé que la coopération entre citoyens et pouvoir politique était indispensable pour relever nombre des défis exprimés lors de cette campagne. Il fallait dont engager le dialogue sur les chantiers à lancer. 



En vue des élections communales, un groupe d&apos;habitants de Grez-Doiceau a donc décidé d&apos;organiser une Agora, précédée d&apos;un dialogue continu « entre voisins » au sein d&apos;un groupe Facebook. Un espace de dialogue et de réflexion politique non affilié à un parti Certains groupes Facebook gréziens existaient, mais souhaitaient éviter les débats « politiques ». Un groupe Facebook « élections communales 2018 » a donc été créé pour permettre aux concitoyens, qu&apos;ils soient candidats ou non, de débattre de sujets de société qui relèvent de l&apos;action locale. 



Certaines règles ont été établies, visant à la plus grande transparence. Chaque liste qui se présente aux élections a désigné une personne en charge de Facebook. Les sujets abordés sont traités avec bienveillance et civilité par tous les membres du groupe. 

La conversation sur Facebook alimentera une Agora qui aura lieu le 28 septembre, pendant laquelle les citoyens pourront débattre et réfléchir ensemble aux actions à entreprendre conjointement. Cette Agora constitue un espace de dialogue et de réflexion politique non affilié à un quelconque parti. Ainsi les citoyens pourront concevoir avec les candidats des actions communes susceptibles d&apos;être mises au programme de la prochaine majorité. 



L&apos;organisation d&apos;agoras se poursuivra de manière régulière au-delà des élections. L&apos;interaction continue entre les citoyens et les élus devrait favoriser une meilleure compréhension réciproque des enjeux et des dynamiques à l&apos; uvre. La co-construction d&apos;actions devrait permettre tant aux citoyens qu&apos;aux pouvoirs publics de jouer pleinement leur rôle au service du bien commun. 



La réalisation par les citoyens de leur potentiel d&apos;action en harmonie avec les pouvoirs publics permettra de relever les nombreux défis qui attendent notre commune. Il y a, par exemple, la conservation et la valorisation des surfaces agricoles : comment préserver la ruralité en facilitant l&apos;accès à la terre et les circuits courts? Comment concilier aussi ce besoin criant de logements pour les jeunes actifs et les ainés, avec un rejet quasi systématique de toute nouvelle construction ? Pourquoi ne pas réfléchir à des manières de densifier harmonieusement l&apos;habitat pour minimiser son impact sur l&apos;environnement et recréer des relations de voisinage ? Comment repenser la mobilité ? Et enfin, comment remodeler une convivialité dans laquelle l&apos;individu comprendrait que son bonheur n&apos;est plus dans le retranchement amer mais dans l&apos;échange constructif ?</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/les-citoyens-a-la-reconquete-de-l-espace-public"/>
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		<issued>2018-09-19T08:44:13Z</issued>
		<modified>2018-09-19T08:44:26Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/ev284_titre.jpg" width="700" height="374" alt="" /></div>
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Une carte blanche de Denis Marion et Jean-Louis Lamborey parue dans l’Espace-Vie de septembre 2018.<br />
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«&#160;La co-construction d’actions devrait permettre tant aux citoyens qu’aux pouvoirs publics de jouer pleinement leur rôle au service du bien commun. »<br />
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Lors d’une précédente carte blanche, nous avions évoqué une expérience de participation citoyenne autour de la mobilité à Grez-Doiceau&#160;: participation virtuelle sur les réseaux sociaux et physique dans le cadre d’une agora, assemblée égalitaire régie par des règles de courtoisie et d’écoute. En voici la suite. <br />
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Pour le citoyen, il ne suffit plus de donner son vote tous les six ans, d’attendre les réalisations des promesses électorales et de se plaindre (c’est facile, sur les réseaux sociaux) quand les résultats ne lui conviennent pas. Du côté des élus, il ne suffit plus de rechercher les mandats, sans en partager l’exercice d’une manière plus ouverte et participative. L’analyse des résultats de la campagne «&#160;Enragez-vous&#160;» (voir page 12, ndlr) a révélé que la coopération entre citoyens et pouvoir politique était indispensable pour relever nombre des défis exprimés lors de cette campagne. Il fallait dont engager le dialogue sur les chantiers à lancer. <br />
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En vue des élections communales, un groupe d’habitants de Grez-Doiceau a donc décidé d’organiser une Agora, précédée d’un dialogue continu «&#160;entre voisins&#160;» au sein d’un groupe Facebook. Un espace de dialogue et de réflexion politique non affilié à un parti Certains groupes Facebook gréziens existaient, mais souhaitaient éviter les débats «&#160;politiques&#160;». Un groupe Facebook «&#160;élections communales 2018&#160;» a donc été créé pour permettre aux concitoyens, qu’ils soient candidats ou non, de débattre de sujets de société qui relèvent de l’action locale. <br />
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Certaines règles ont été établies, visant à la plus grande transparence. Chaque liste qui se présente aux élections a désigné une personne en charge de Facebook. Les sujets abordés sont traités avec bienveillance et civilité par tous les membres du groupe. <br />
La conversation sur Facebook alimentera une Agora qui aura lieu le 28 septembre, pendant laquelle les citoyens pourront débattre et réfléchir ensemble aux actions à entreprendre conjointement. Cette Agora constitue un espace de dialogue et de réflexion politique non affilié à un quelconque parti. Ainsi les citoyens pourront concevoir avec les candidats des actions communes susceptibles d’être mises au programme de la prochaine majorité. <br />
<br />
L’organisation d’agoras se poursuivra de manière régulière au-delà des élections. L’interaction continue entre les citoyens et les élus devrait favoriser une meilleure compréhension réciproque des enjeux et des dynamiques à l’œuvre. La co-construction d’actions devrait permettre tant aux citoyens qu’aux pouvoirs publics de jouer pleinement leur rôle au service du bien commun. <br />
<br />
La réalisation par les citoyens de leur potentiel d’action en harmonie avec les pouvoirs publics permettra de relever les nombreux défis qui attendent notre commune. Il y a, par exemple, la conservation et la valorisation des surfaces agricoles&#160;: comment préserver la ruralité en facilitant l’accès à la terre et les circuits courts? Comment concilier aussi ce besoin criant de logements pour les jeunes actifs et les ainés, avec un rejet quasi systématique de toute nouvelle construction&#160;? Pourquoi ne pas réfléchir à des manières de densifier harmonieusement l’habitat pour minimiser son impact sur l’environnement et recréer des relations de voisinage&#160;? Comment repenser la mobilité&#160;? Et enfin, comment remodeler une convivialité dans laquelle l’individu comprendrait que son bonheur n’est plus dans le retranchement amer mais dans l’échange constructif&#160;?]]></content>
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		<title> Chronique de campagne : quelle agriculture ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




« L&apos;agriculture ne représente plus, à l&apos;heure actuelle, la principale fonction du milieu rural. Devenus minoritaires, les agriculteurs doivent souvent se battre pour pouvoir continuer à exercer leur activité[1]

. » relations-nous dans une précédente chronique.




Dans une commune du Brabant wallon, lors d&apos;une récente campagne d&apos;épandage de lisiers, auxquels certains avaient ajouté des pommes de terre en fin de vie, de nouveau, l&apos;odeur a fait débat. Il est vrai que pour une fois, les remugles couvraient l&apos;ensemble du territoire.   Pour les uns, c&apos;était la preuve tangible que nous étions encore une commune rurale, pour d&apos;autres, ce n&apos;était que pestilentiel. D&apos;aucuns ont fait voulu faire la différence entre les fumiers d&apos;antan et les lisiers de maintenant, considérant que le parfum des premiers correspondait mieux à l&apos;image d&apos;une agriculture paysanne que la puanteur des seconds, liée à une agriculture (semi-)industrielle.


 

Les parents des enfants scolarisés dans une école proche des champs se sont émus du risque de pollution aux produits phytosanitaires. Comment faire autrement, répond l&apos;agriculteur concerné, avec la pression à laquelle nous sommes soumis. Nous avons besoin de cela pour produire.  Peu de chance que cette réponse satisfasse le joggeur qui a eu la malchance de croiser le double bras articulé d&apos;un pulvérisateur, entre prairie et champ de patates. Il s&apos;agissait là pour l&apos;agriculteur de défaner avant récolte. Les nuées du produit sont emportées par un vent de nord-ouest modéré : elles passent sur les vaches voisines, puis sur les habitations.  Rentré chez lui, notre sportif se renseigne sur le net. Qu&apos;a-t-il dégusté ? Basta de Bayer ou Reglone 2 de Syngenta ? Pour ce dernier, la firme précise : porter des gants, une combinaison imperméable et un appareil de protection respiratoire appropriés, pendant toutes les phases de mélange/chargement et d&apos;application pour les applications avec un pulvérisateur à rampe ou à l&apos;aide d&apos;un pulvérisateur à dos. Santé !


 

Pas étonnant dès lors que certains voient dans l&apos;agriculteur un prédateur de chemins et sentiers ou de biodiversité. D&apos;autres s&apos;inquiètent de voir les terres de plus en plus cultivées par des personnes n&apos;appartenant pas à la commune ou par des entreprises lointaines : déresponsabilisation et  lien  brisé entre le fermier et ses voisins. En fait de fermier, s&apos;agit-il du paysan qui se dévoue pour nous nourrir ou de l&apos;agriculteur coincé dans la chaine agro-alimentaire , nourri aux subsides et courant derrière ses emprunts ?


 

Comment reconnecter les uns aux autres ? Comment redonner sens et fierté au producteur, confiance au consommateur ? Les choses ne sont pas simples et mériteraient d&apos;être débattues entre les acteurs, les occupants du territoire. Pour sortir les uns du déni et les autres de la stigmatisation systématique, des pistes existent.


 


Deux ou trois choses nous semblent importantes :


·        

L&apos;accessibilité de la terre pour les jeunes producteurs dans un contexte de spéculation sur la terre ;


·        

La nécessité d&apos;encourager une agriculture résiliente dans le cadre de la transition, respectueuse de la santé et collaborative ;


·        

L&apos;usage des terres cultivables au sens large, du jardin pour un potager  aux surfaces destinées aux grandes cultures.


C&apos;est un enjeu, jusqu&apos;ici peu évoqué, pour les prochaines élections communales.


  


Le collectif « Calvin &amp;amp; Hobbes »





[1]

 http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf











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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-quelle-agriculture"/>
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		<issued>2018-09-17T19:44:16Z</issued>
		<modified>2018-09-17T19:58:18Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/DMAhiver_211_1.jpg" width="640" height="425" vspace="5" hspace="5" alt="" /></div>
<div style="text-align:justify"><br />
«&#160;<i>L’agriculture ne représente plus, à l’heure actuelle, la principale fonction du milieu rural. Devenus minoritaires, les agriculteurs doivent souvent se battre pour pouvoir continuer à exercer leur activité<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><b><span style="font-size:11.0pt;line-height:&#10;107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[1]</span></b></a>.&#160;» </i>relations-nous dans une précédente chronique.</div>
<div style="text-align:justify"><br />
Dans une commune du Brabant wallon, lors d’une récente campagne d’épandage de lisiers, auxquels certains avaient ajouté des pommes de terre en fin de vie, de nouveau, l’odeur a fait débat. Il est vrai que pour une fois, les remugles couvraient l’ensemble du territoire.&#160;&#160; Pour les uns, c’était la preuve tangible que nous étions encore une commune rurale, pour d’autres, ce n’était que pestilentiel. D’aucuns ont fait voulu faire la différence entre les fumiers d’antan et les lisiers de maintenant, considérant que le parfum des premiers correspondait mieux à l’image d’une agriculture paysanne que la puanteur des seconds, liée à une agriculture (semi-)industrielle.</div>
<div style="text-align:justify">&#160;<br />
Les parents des enfants scolarisés dans une école proche des champs se sont émus du risque de pollution aux produits phytosanitaires. Comment faire autrement, répond l’agriculteur concerné, avec la pression à laquelle nous sommes soumis. Nous avons besoin de cela pour produire. &#160;Peu de chance que cette réponse satisfasse le joggeur qui a eu la malchance de croiser le double bras articulé d’un pulvérisateur, entre prairie et champ de patates. Il s’agissait là pour l’agriculteur de défaner avant récolte. Les nuées du produit sont emportées par un vent de nord-ouest modéré&#160;: elles passent sur les vaches voisines, puis sur les habitations. &#160;Rentré chez lui, notre sportif se renseigne sur le net. Qu’a-t-il dégusté&#160;? Basta de Bayer ou Reglone 2 de Syngenta&#160;? Pour ce dernier, la firme précise&#160;: <i>porter des gants, une combinaison imperméable et un appareil de protection respiratoire appropriés, pendant toutes les phases de mélange/chargement et d'application pour les applications avec un pulvérisateur à rampe ou à l'aide d'un pulvérisateur à dos</i>. Santé&#160;!</div>
<div style="text-align:justify">&#160;<br />
Pas étonnant dès lors que certains voient dans l’agriculteur un prédateur de chemins et sentiers ou de biodiversité. D’autres s’inquiètent de voir les terres de plus en plus cultivées par des personnes n’appartenant pas à la commune ou par des entreprises lointaines&#160;: déresponsabilisation et &#160;lien &#160;brisé entre le fermier et ses voisins. En fait de fermier, s’agit-il du paysan qui se dévoue pour nous nourrir ou de l’agriculteur coincé dans la chaine agro-alimentaire , nourri aux subsides et courant derrière ses emprunts&#160;?</div>
<div style="text-align:justify">&#160;<br />
Comment reconnecter les uns aux autres&#160;? Comment redonner sens et fierté au producteur, confiance au consommateur&#160;? Les choses ne sont pas simples et mériteraient d’être débattues entre les acteurs, les occupants du territoire. Pour sortir les uns du déni et les autres de la stigmatisation systématique, des pistes existent.</div>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<p style="text-align:justify">Deux ou trois choses nous semblent importantes&#160;:</p>
<p style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;">·<span style="font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span>L’accessibilité de la terre pour les jeunes&#160;producteurs dans un contexte de spéculation sur la terre&#160;;</p>
<p style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;">·<span style="font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span>La nécessité d’encourager une agriculture résiliente dans le cadre de la transition, respectueuse de la santé et collaborative&#160;;</p>
<p style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;">·<span style="font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span>L’usage des terres cultivables au sens large, du jardin pour un potager &#160;aux surfaces destinées aux grandes cultures.</p>
<p style="text-align:justify">C’est un enjeu, jusqu’ici peu évoqué, pour les prochaines élections communales.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;&#160;</div>
<p style="text-align:justify">Le collectif «&#160;<a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>&#160;»</p>
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<div id="ftn1">
<div><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;Calibri&quot;,sans-serif;">[1]</span></a> <a href="http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf">http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf<br />
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		<title>Chronique de campagne : vroum, vroum, tut, tut.</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


Dans la DH du 31 juillet dernier, un article rapportait la large tolérance dans le suivi des contrôles routiers. Dans certaines zones de police, il faut dépasser la limite de 17 km/h avant de récolter une prune. En agglomération, vous pourriez donc accélérer impunément jusqu&apos;à 67 km/h. Par ailleurs, ces contrôles ne sont finalement pas aussi fréquents que le souhaiteraient bon nombre de riverains des voies à problème. Frustration et sentiment d&apos;abandon de ces derniers car nous sommes nombreux à ne pas respecter ces minimas qui renforcent leur  

sécurité et qui diminuent leur exposition à la pollution sonore et olfactive.


Les arguments pour justifier ce « laxisme » sont nombreux. Le manque de personnel des zones de police et l&apos;engorgement des parquets en sont les deux principaux. Et ils sont diablement liés à des contraintes budgétaires. Contraintes budgétaires choisies et orientées par nos élus à différents niveaux en fonction de leurs convictions. Pourtant l&apos;insécurité routière est une des premières préoccupations de nos concitoyens. C&apos;est particulièrement vrai dans les communes rurales, où la voiture est privilégiée pour les déplacements, par confort et facilité, mais aussi bien souvent par crainte des autres automobilistes. Combien de parents préfèrent conduire leurs enfants à l&apos;école, parce qu&apos;atteindre à pied l&apos;arrêt de bus ou rouler à vélo leur semblent trop dangereux ? L&apos;insécurité reste un des premier s freins à l&apos;utilisation du vélo et cette crainte d&apos;enfourcher son vélo est plus forte en Wallonie qu&apos;en Flandre d&apos;après une étude de l&apos;IBSR réalisée en 2016. Loin d&apos;être injustifiée, cette crainte est objectivée par le risque réel encouru par kilomètre parcouru.


En cette période de campagne électorale, les problèmes de mobilité et d&apos;impunité routière  

reviennent davantage sur le devant de la scène. On en sent bien l&apos;importance pour les électeurs. Beaucoup veulent changer le paradigme du « Tout à la voiture », promouvoir les transports en commun et les modes doux. Un sursaut collectif est pourtant nécessaire pour atteindre ce but.


De la part des pouvoirs publics, (élus ou administrations) on attendrait des signes tangibles d&apos;un véritable souci de contrôle des injonctions routières : radars fonctionnels et judicieusement placés, renforcement des parquets pour les poursuites, cohérence dans la signalisation et protection renforcée pour les traversées cyclistes et piétonnes. Actions de prévention routière de sensibilisation à l&apos;usage du vélo pourraient davantage être encouragées dans les écoles. Enfin, le maillage des pistes cyclables et des trottoirs devrait être complété. Il est temps de passer à la vitesse supérieure si l&apos;on peut dire 


Ce sera un enjeu, tant pour les conseils communaux qui seront élus en octobre que pour les citoyens qui sont les premiers acteurs de la mobilité.


En attendant, c&apos;est souvent encore « vroum, vroum, tut, tut ».


Le collectif « Calvin &amp;amp; Hobbes »




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21


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		<issued>2018-09-14T12:18:39Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/radar.png" width="700" height="462" align="middle" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la DH du 31 juillet dernier, <a class="wiki" href="http://humeur.tropdebruit.be/images/DH_3007.png" onclick="window.open(this.href,'','resizable=yes,location=no,menubar=no,scrollbars=yes,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,width=900,height=900,left=500,status'); return false">un article</a> rapportait la large tolérance dans le suivi des contrôles routiers. Dans certaines zones de police, il faut dépasser la limite de 17 km/h avant de récolter une prune. En agglomération, vous pourriez donc accélérer impunément jusqu’à 67 km/h. Par ailleurs, ces contrôles ne sont finalement pas aussi fréquents que le souhaiteraient bon nombre de riverains des voies à problème. Frustration et sentiment d’abandon de ces derniers car nous sommes nombreux à ne pas respecter ces minimas qui renforcent leur<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>sécurité et qui diminuent leur exposition à la pollution sonore et olfactive.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Les arguments pour justifier ce «&#160;laxisme&#160;» sont nombreux. Le manque de personnel des zones de police et l’engorgement des parquets en sont les deux principaux. Et ils sont diablement liés à des contraintes budgétaires. Contraintes budgétaires choisies et orientées par nos élus à différents niveaux en fonction de leurs convictions. Pourtant l’insécurité routière est une des premières préoccupations de nos concitoyens. C’est particulièrement vrai dans les communes rurales, où la voiture est privilégiée pour les déplacements, par confort et facilité, mais aussi bien souvent par crainte des autres automobilistes. Combien de parents préfèrent conduire leurs enfants à l’école, parce qu’atteindre à pied l’arrêt de bus ou rouler à vélo leur semblent trop dangereux&#160;? L’insécurité reste un des premier s freins à l’utilisation du vélo et cette crainte d’enfourcher son vélo est plus forte en Wallonie qu’en Flandre d’après une étude de l’IBSR réalisée en 2016. Loin d’être injustifiée, cette crainte est objectivée par le risque réel encouru par kilomètre parcouru.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">En cette période de campagne électorale, les problèmes de mobilité et d’impunité routière <span style="mso-spacerun:yes">&#160;</span>reviennent davantage sur le devant de la scène. On en sent bien l’importance pour les électeurs. Beaucoup veulent changer le paradigme du «&#160;Tout à la voiture&#160;», promouvoir les transports en commun et les modes doux. Un sursaut collectif est pourtant nécessaire pour atteindre ce but.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">De la part des pouvoirs publics, (élus ou administrations) on attendrait des signes tangibles d’un véritable souci de contrôle des injonctions routières&#160;: radars fonctionnels et judicieusement placés, renforcement des parquets pour les poursuites, cohérence dans la signalisation et protection renforcée pour les traversées cyclistes et piétonnes. Actions de prévention routière de sensibilisation à l’usage du vélo pourraient davantage être encouragées dans les écoles. Enfin, le maillage des pistes cyclables et des trottoirs devrait être complété. Il est temps de passer à la vitesse supérieure si l’on peut dire…</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Ce sera un enjeu, tant pour les conseils communaux qui seront élus en octobre que pour les citoyens qui sont les premiers acteurs de la mobilité.</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">En attendant, c’est souvent encore «&#160;vroum, vroum, tut, tut&#160;».</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify">Le collectif «&#160;<a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>&#160;»</p>
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		<title> Chronique de campagne : la ruralité existe-t-elle ?</title>
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Dans nos communes périurbaines, cette notion de ruralité est régulièrement évoquée. Mais que recouvre-t-elle finalement ? Est-elle définie par son opposition à l&apos;urbanité ? A-t-elle ses propres critères ? Peut-on les réduire au  pourcentage de terres non encore bâties ou à la densité de population ?

Ne serait-ce pas finalement un fantasme ? Et pouvons-nous être d&apos;accord avec G. Luneau quand il écrit dans «Les nouveaux paysans » : « La ruralité est devenue un fantasme gigantesque de la société française. Tous les soirs à 20h, la France urbaine croit dîner d&apos;un pot-au-feu sur une toile cirée nappant du chêne, alors qu&apos;elle bâfre des Mac-Do ou des pizzas sur une table en aggloméré de chez Ikéa. Marianne s&apos;endort en comptant les moutons dans les verts prés pendant que les porcs bretons pissent le nitrate à discrétion, plus que ne peut en diluer l&apos;eau des sources. » [1]


Il est sans doute nécessaire d&apos;accepter le constat que « l&apos;agriculture ne représente plus, à l&apos;heure actuelle, la principale fonction du milieu rural. Devenus minoritaires, les agriculteurs doivent souvent se battre pour pouvoir continuer à exercer leur activité[2]. » Nous y reviendrons sans doute dans une prochaine chronique.


Doit-on faire nôtre cette affirmation que « les recompositions socio-spatiales modifient la donne « rurale ». Dans les pays anciennement industrialisés, le bâti de type « urbain » se diffuse dans des campagnes « mitées » par la « rurbanisation », les « ruraux » adoptent les mêmes modes de vie, les mêmes mobilités et représentations que les citadins, tandis que les catégories socioprofessionnelles se diversifient, conduisant à la marginalisation des agriculteurs ; désormais le rural n&apos;est plus l&apos;agricole et l&apos;on passe d&apos;une société d&apos;interconnaissance à un système plus ouvert et plus éclaté (dissociation des lieux de résidence et d&apos;emploi, résidences alternantes)[3]. »


En fait, n&apos;existe-t-il pas des ruralités, plutôt qu&apos;une ruralité ?


La ruralité n&apos;est pas un « donné » mais une construction sociale du monde, reposant sur des perceptions et des pratiques évolutives à identifier et à interpréter, devenant une clé de lecture des changements qui affectent la société toute entière. Dans leurs caractères et imaginaires, ces ruralités se recomposent rapidement. Les évolutions démographiques   entre accumulation, dépeuplement et nouvelles attractivités rurales selon les lieux  , la diversification des sociétés de plus en plus mobiles, le développement de nouveaux modes d&apos;habiter, la réorganisation des fonctions (productives mais aussi résidentielles, de loisirs ou de « nature ») et des formes de gouvernance, conduisent à une formidable diversité géographique[4].


L&apos;enjeu pour une commune rurale est certainement de définir ce qu&apos;est sa ruralité, mais aussi les conflits, les paradoxes, les antagonismes que cela peut soulever, dans la mesure où il importe aussi d&apos;orienter son développement vers un modèle durable qui concilie activités, mobilité ,logement et environnement.


Considérer ce qu&apos;en pensent les élus, les candidats aux élections communales ou la population est une première étape. Mais une seconde, et impérative, est de construire, dans un processus le plus consensuel possible, une définition qui s&apos;attacherait à un territoire donné dans une optique prospective.


 


C&apos;est un bel exercice.


 


Le collectif « Calvin &amp;amp; Hobbes 



[1] Cité par http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf






[2] http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf






[3] https://journals.openedition.org/ries/2267


 






[4] https://journals.openedition.org/ries/2267







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-la-ruralite-existe-t-elle"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/chronique-de-campagne-la-ruralite-existe-t-elle</id>
		<issued>2018-09-09T17:55:33Z</issued>
		<modified>2018-09-09T17:57:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/ruralite_1.jpg" width="800" height="354" alt="" /><br />
<br />
&#160;</div>
<div style="text-align:justify">Dans nos communes périurbaines, cette notion de ruralité est régulièrement évoquée. Mais que recouvre-t-elle finalement&#160;? Est-elle définie par son opposition à l’urbanité&#160;? A-t-elle ses propres critères&#160;? Peut-on les réduire au &#160;pourcentage de terres non encore bâties ou à la densité de population&#160;?<br />
Ne serait-ce pas finalement un fantasme&#160;? Et pouvons-nous être d’accord avec G. Luneau quand il écrit dans «Les nouveaux paysans&#160;»&#160;: <i>«&#160;La ruralité est devenue un fantasme gigantesque de la société française. Tous les soirs à 20h, la France urbaine croit dîner d’un pot-au-feu sur une toile cirée nappant du chêne, alors qu’elle bâfre des Mac-Do ou des pizzas sur une table en aggloméré de chez Ikéa. Marianne s’endort en comptant les moutons dans les verts prés pendant que les porcs bretons pissent le nitrate à discrétion, plus que ne peut en diluer l’eau des sources. »</i> <a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></div>
<p style="text-align:justify">Il est sans doute nécessaire d’accepter le constat que <i>«&#160;l’agriculture ne représente plus, à l’heure actuelle, la principale fonction du milieu rural. Devenus minoritaires, les agriculteurs doivent souvent se battre pour pouvoir continuer à exercer leur activité</i><a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><i>[2]</i></a><i>.&#160;» </i>Nous y reviendrons sans doute dans une prochaine chronique.</p>
<p style="text-align:justify">Doit-on faire nôtre cette affirmation que <i>« les recompositions socio-spatiales modifient la donne «&#160;rurale&#160;». Dans les pays anciennement industrialisés, le bâti de type «&#160;urbain&#160;» se diffuse dans des campagnes «&#160;mitées&#160;» par la «&#160;rurbanisation&#160;», les «&#160;ruraux&#160;» adoptent les mêmes modes de vie, les mêmes mobilités et représentations que les citadins, tandis que les catégories socioprofessionnelles se diversifient, conduisant à la marginalisation des agriculteurs&#160;; désormais le rural n’est plus l’agricole et l’on passe d’une société d’interconnaissance à un système plus ouvert et plus éclaté (dissociation des lieux de résidence et d’emploi, résidences alternantes)</i><a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><i>[3]</i></a><i>.&#160;»</i></p>
<p style="text-align:justify">En fait, n’existe-t-il pas des ruralités, plutôt qu’une ruralité&#160;?</p>
<p style="text-align:justify"><i>La ruralité n’est pas un «&#160;donné&#160;» mais une construction sociale du monde, reposant sur des perceptions et des pratiques évolutives à identifier et à interpréter, devenant une clé de lecture des changements qui affectent la société toute entière. Dans leurs caractères et imaginaires, ces ruralités se recomposent rapidement. Les évolutions démographiques –&#160;entre accumulation, dépeuplement et nouvelles attractivités rurales selon les lieux&#160;–, la diversification des sociétés de plus en plus mobiles, le développement de nouveaux modes d’habiter, la réorganisation des fonctions (productives mais aussi résidentielles, de loisirs ou de «&#160;nature&#160;») et des formes de gouvernance, conduisent à une formidable diversité géographique</i><a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><i>[4]</i></a><i>.</i></p>
<p style="text-align:justify">L’enjeu pour une commune rurale est certainement de définir ce qu’est sa ruralité, mais aussi les conflits, les paradoxes, les antagonismes que cela peut soulever, dans la mesure où il importe aussi d’orienter son développement vers un modèle durable qui concilie activités, mobilité ,logement et environnement.</p>
<p style="text-align:justify">Considérer ce qu’en pensent les élus, les candidats aux élections communales ou la population est une première étape. Mais une seconde, et impérative, est de construire, dans un processus le plus consensuel possible, une définition qui s’attacherait à un territoire donné dans une optique prospective.</p>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
<div style="text-align:justify">C’est un bel exercice.</div>
<div style="text-align:justify">&#160;</div>
Le collectif «&#160;<a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>&#160;
<div><br clear="all" />
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div id="ftn1">
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Cité par <a href="http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf">http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf</a></p>
</div>
<div id="ftn2">
<div><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf">http://www.acrf.be/wp-content/uploads/2014/11/etude_quand_rural.pdf</a></div>
</div>
<div id="ftn3">
<div><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://journals.openedition.org/ries/2267">https://journals.openedition.org/ries/2267</a></div>
<div>&#160;</div>
</div>
<div id="ftn4">
<div><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a>&#160;<a href="https://journals.openedition.org/ries/2267">https://journals.openedition.org/ries/2267</a></div>
</div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Chronique de campagne : Ami, où as-tu mis ton tamis ?</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


Sommes-nous à ce point sûr de notre bon droit ? Sommes-nous à ce point convaincus de notre probité ?

Que ne lit-on pas sur les réseaux sociaux à propos de la politique et de ceux qui la font. Les élections communales approchent et certains lâchent les vannes sans retenue 


 « Politicards », « véreux », « profiteurs », j&apos;en passe et des meilleurs. Vous pouvez être épinglé pour vos orientations sexuelles. Vous faites partie d&apos;une soi-disant minorité visible ? Vous en prendrez pour votre grade, même si vous habitez le village depuis cinq générations. Femme engagée en politique ? . On dira de vous « la Machin » ou pire « la mère Machin » quand on ne parlera pas de vos « r .. ».


Croyons-nous sincèrement que ces gens qui se présentent sur une liste, ces candidats qui veulent représenter leur village soient des êtres abjects, odieusement pervers, superbement intéressés par l&apos;argent et le pouvoir. Peut-être vrai pour certains. Il y a certainement l&apos;un ou l&apos;autre qui se présente pour des motifs aussi privés que dissimulés : le pouvoir en place ne lui a pas octroyé la faveur qu&apos;il sollicitait ou lui a imposé une limite perçue comme insupportable, quand bien même le bien commun en sortirait grandi.


Mais n&apos;avons-nous pas aussi dans notre cercle de connaissances des gens particulièrement revanchards, prêts à tout pour assouvir leur vengeance, des collègues avides de pouvoir, des voisins abjects ? Pourtant, la majorité des personnes que nous rencontrons, à moins de manquer cruellement de chance (et là, nous devrions nous poser des questions sur nous-mêmes), ont envie de vivre honnêtement, en paix. Ce n&apos;est pas différent en politique. La généralisation tue.


Ces gens que certains ne se privent pas  d&apos; injurier quotidiennement et copieusement, sont, et particulièrement pour les élections locales, nos voisins. Ils habitent notre rue ou notre quartier. Nous leur disons bonjour, nous les saluons dans la rue et peut-être taillons-nous une bavette avec eux. Mais pas sur les réseaux sociaux. Là, devant la nébuleuse de l&apos;écran, les distances se floutent et on se lâche un peu lâchement sans conscience de notre nuisance.


Antidote du collectif Calvin &amp;amp; Hobbes :  pas trop de moralisation mais une bonne pincée de Socrate qui garde tout son sel à l&apos;ère du numérique .


Un jour, quelqu&apos;un vint voir Socrate et lui dit :


- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s&apos;est conduit.


- Arrête ! Interrompit l&apos;homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?


- Trois tamis ? dit l&apos;autre, empli d&apos;étonnement.


- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?


- Non ; je l&apos;ai entendu raconter, et ...


- Bien, bien. Mais assurément, tu l&apos;as fait passer à travers le deuxième tamis. C&apos;est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n&apos;est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?


Hésitant, l&apos;autre répondit : non, ce n&apos;est pas quelque chose de bon, au contraire ...


- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s&apos;il est utile de me raconter ce que tu as à me dire ...


- Utile ? Pas précisément.


- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n&apos;est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l&apos;oublier ...


Peut-être que sur les réseaux sociaux, pour faire écran, il faudrait toujours un petit tamis à côté de soi. 


Le collectif Calvin &amp;amp; Hobbes

</summary>
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		<issued>2018-09-01T11:55:11Z</issued>
		<modified>2018-09-01T11:55:12Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/tamis_a_amorce_balzer_z_479_47909_1.jpg" width="487" height="300" alt="" /></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Sommes-nous à ce point sûr de notre bon droit&#160;? Sommes-nous à ce point convaincus de notre probité&#160;?<br />
Que ne lit-on pas sur les réseaux sociaux à propos de la politique et de ceux qui la font. Les élections communales approchent et certains lâchent les vannes sans retenue…<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">&#160;«&#160;Politicards&#160;», «&#160;véreux&#160;», «&#160;profiteurs&#160;», j’en passe et des meilleurs. Vous pouvez être épinglé pour vos orientations sexuelles. Vous faites partie d’une soi-disant minorité visible&#160;? Vous en prendrez pour votre grade, même si vous habitez le village depuis cinq générations. Femme engagée en politique&#160;? . On dira de vous «&#160;la Machin&#160;» ou pire «&#160;la mère Machin&#160;» quand on ne parlera pas de vos «&#160;r…..&#160;».<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Croyons-nous sincèrement que ces gens qui se présentent sur une liste, ces candidats qui veulent représenter leur village soient des êtres abjects, odieusement pervers, superbement intéressés par l’argent et le pouvoir. Peut-être vrai pour certains. Il y a certainement l’un ou l’autre qui se présente pour des motifs aussi privés que dissimulés&#160;: le pouvoir en place ne lui a pas octroyé la faveur qu’il sollicitait ou lui a imposé une limite perçue comme insupportable, quand bien même le bien commun en sortirait grandi.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Mais n’avons-nous pas aussi dans notre cercle de connaissances des gens particulièrement revanchards, prêts à tout pour assouvir leur vengeance, des collègues avides de pouvoir, des voisins abjects&#160;? Pourtant, la majorité des personnes que nous rencontrons, à moins de manquer cruellement de chance (et là, nous devrions nous poser des questions sur nous-mêmes), ont envie de vivre honnêtement, en paix. Ce n’est pas différent en politique. La généralisation tue.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Ces gens que certains ne se privent pas&#160; d’ injurier quotidiennement et copieusement, sont, et particulièrement pour les élections locales, nos voisins. Ils habitent notre rue ou notre quartier. Nous leur disons bonjour, nous les saluons dans la rue et peut-être taillons-nous une bavette avec eux. Mais pas sur les réseaux sociaux. Là, devant la nébuleuse de l’écran, les distances se floutent et on se lâche un peu lâchement sans conscience de notre nuisance.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Antidote du collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a>&#160;: &#160;pas trop de moralisation mais une bonne pincée de Socrate qui garde tout son sel à l’ère du numérique&#160;.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Arrête ! Interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Trois tamis ? dit l'autre, empli d'étonnement.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Non ; je l'ai entendu raconter, et ...<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Bien, bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n'est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>Hésitant, l'autre répondit : non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire ...<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as à me dire ...<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Utile ? Pas précisément.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i>- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier ...<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Peut-être que sur les réseaux sociaux, pour faire écran, il faudrait toujours un petit tamis à côté de soi. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Le collectif <a class="wiki">Calvin &amp; Hobbes</a><o:p></o:p></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Investir l&apos;Espace public : un urbanisme et un aménagement du territoire cohérent</title>
		<author>
		<name>chercheinfo</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




ENSEMBLE DE RÉFLEXIONS PUBLIÉES DANS LE CADRE DES ELECTIONS COMMUNALES 2018 À GREZ-DOICEAU


(Le préambule se trouve 

à cette adresse)

 


Urbanisme et espace public sont intimement liés. Le premier est un guide pour l&apos;aménagement du second, mais il est trop restrictif au sens, où communément, il ne traite que des aménagements urbains, ce qui sortirait les espaces non urbains comme les champs ou les bois de son champ d&apos;action. C&apos;est pourquoi, nous y avons associé l&apos;aménagement du territoire quand nous parlons. Nous n&apos;opposons pas non plus espace public et privé dans notre analyse. Le second a une influence directe sur le premier, par sa disposition, sa finalité ou ses aménagements.






L&apos;urbanisme est une discipline mal comprise. Peut-être parce que bien souvent le service de l&apos;urbanisme dans une commune fait parfois plus de l&apos;esthétisme que de l&apos;urbanisme et de l&apos;aménagement du territoire et ce pour des raisons réglementaires ou politiques. Il existe de nombreuses prescriptions (devenues des recommandations avec le CoDt)  

comme le RGBSR, le  

règlement général pour des bâtisses sans réflexion, interdisant une véritable innovation. En outre, tant à l&apos;administration que chez les politiques ou les citoyens, il y a de nombreuses idées reçues, dont la pertinence devrait être examinée.






Quelques exemples 

 




La ville à la campagne (1)




Certains considèrent que construire des maisons en alignement c&apos;est mettre la ville à la campagne, évoquant même des corons[i]







.  

Il est faux de dire que des maisons 2 façades n&apos;existent que dans des paysages citadins. La typologie de nos villages en est remplie. La maison 4 façades bourgeoise du docteur ou du négociant en grain y était présente, mais la villa (au sens actuel) est une invention récente. Par ailleurs, la maison 2 ou 3 façades est un excellent compromis pour un habitat peu énergivore.




La ville à la campagne (2)




La présence d&apos;appartements soulève le même tollé. Or, il existe, même en zone rurale, une réelle demande pour ce type de logement, pour des personnes seules, des couples âgés. Il est aussi intéressant par son besoin d&apos;espace réduit par logement et sa sobriété en énergie.




Le parcage des voitures




Le parcage est souvent une obsession pour les autorités. Un nombre de places de stationnement défini est imposé par logement. Il s&apos;agit d&apos;un problème réel, mais qui semble pris par le mauvais bout. Ce qui est craint est la présence massive de véhicules dans les rues. A certains endroits, une taxe est imposée à celui qui n&apos;a pas de garage, mais le garage ampute le logement d&apos;u lieu potentiel de rangement ou de vie, qui serait chauffé à meilleur escient. Pourquoi imposer d&apos;y mettre sa voiture ? Il serait sans doute plus approprié de prévoir des cartes de riverains ou d&apos;imposer le parking dans des zones un peu plus éloignées.




La circulation automobile




L&apos;étalement urbain a conduit à un usage immodéré de la voiture. Les zones économiques décentrées l&apos;ont renforcé. L&apos;insécurité routière conduit à remplacer les transports en commun par l&apos;automobile pour les trajets vers l&apos;école. Tout nouveau projet, même pertinent en termes de densification, doit passer sous les fourches caudines de la maîtrise de la mobilité. Argument valable à court terme, mais sans doute mal pensé à long terme. Ne vaut-il pas, comme le suggère un professeur de l&apos;université de Hasselt laisser les difficultés s&apos;amonceler pour provoquer un changement de comportement. 




Pensons en fait plus loin. Intégrons le maximum d&apos;éléments dans notre réflexion.




Nous devrions envisager les choses du point de vue :




·        





de l&apos;usager: ce bâtiment ou cet aménagement remplit-il ses fonctions et ajoute-t-il quelque chose à ma vie? 






o   





La gare de Liège par exemple ne remplit pas ces critères. 






·        





du gestionnaire: le budget alloué est-il cohérent entre autre avec la fonction? 






o   





La gare de Mons est un autre exemple.






·        





de l&apos;environnementaliste: quel impact a cette construction?






·        





de l&apos;aménageur : quel impact sur mon territoire ?






·        





du spécialiste en mobilité qui analysera plus finement cet aspect






·        





du citoyen qui doit vivre ou passer par là.






·        





voire de l&apos;esthète, parce qu&apos;il y a toujours quelqu&apos;un qui se piquera de l&apos;être.






Un urbanisme  

pratique et participatif donc, défendu chez nous dans les années septante par Lucien Kroll ou plus récemment en France par Thierry Paquot dans son ouvrage « L&apos;urbanisme, c&apos;est notre affaire ». Un urbanisme et un aménagement du territoire qui ne s&apos;arrêteraient pas à des formules toutes faites, à des visions étriquées, passéistes.







    
        
            
        
    

L&apos;urbanisme communal (et singulièrement dans les communes rurales) se limite encore trop souvent à la délivrance des permis. Il faut un travail de réflexion, prospectif, intellectuel au sens noble, pour imaginer les conditions idéales pour conserver ou créer un espace public convivial.






Pour terminer, il nous semble important de traiter de deux sujets : le caractère rural et le paysage. Mais comme ces sujets sont vastes, nous vous renvoyons à quelques textes plus anciens,  

encore d&apos;actualité toutefois.






Nous vous renvoyons à ces cartes blanches de notre association publiées dans Espace-Vie :







    Jusqu&apos;à quel point doit-on protéger les paysages ?









    Acteur et spectateur du paysage









    Quel avenir pour notre territoire ?











Ainsi qu&apos;à ces chroniques







    Décor de carton-pâte









    Le coup de pied de Lasne









    Retour à la « vraie » campagne









    Fantasia chez les ploucs.









    Le paysage est une partie de moi et comme moi, il peut changer











La plate-forme citoyen-grez-doiceau.be &amp;amp; Epures ASBL 






[i]







 http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-ete-la-douceur-de-la-rupinite






 







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-un-urbanisme-et-un-amenagement-du-territoire-coherent"/>
		<id>http://humeur.tropdebruit.be/news/investir-l-espace-public-un-urbanisme-et-un-amenagement-du-territoire-coherent</id>
		<issued>2018-08-31T08:05:54Z</issued>
		<modified>2018-08-31T08:13:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://humeur.tropdebruit.be"><![CDATA[<div style="font-size: 12.8px; text-align: center;"><img src="http://humeur.tropdebruit.be/images/29744252_1280801518717180_7754892689686058153_o_1.jpg" width="800" height="532" vspace="5" hspace="5" align="middle" alt="" /></div>
<div style="font-size: 12.8px; text-align: justify;"><br />
ENSEMBLE DE RÉFLEXIONS PUBLIÉES DANS LE CADRE DES ELECTIONS COMMUNALES 2018 À GREZ-DOICEAU</div>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size: 12.8px;">(Le préambule se trouve&#160;</span><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/pourquoi-ces-textes" target="_blank" style="font-size: 12.8px; color: rgb(140, 5, 5); text-decoration-line: none;">à cette adresse</a><span style="font-size: 12.8px;">)</span>&#160;</p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">Urbanisme et espace public sont intimement liés. Le premier est un guide pour l’aménagement du second, mais il est trop restrictif au sens, où communément, il ne traite que des aménagements urbains, ce qui sortirait les espaces non urbains comme les champs ou les bois de son champ d’action. C’est pourquoi, nous y avons associé l’aménagement du territoire quand nous parlons. <span style="background:white">Nous n’opposons pas non plus espace public et privé dans notre analyse. Le second a une influence directe sur le premier, par sa disposition, sa finalité ou ses aménagements.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">L’urbanisme est une discipline mal comprise. Peut-être parce que bien souvent le service de l’urbanisme dans une commune fait parfois plus de l’esthétisme que de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et ce pour des raisons réglementaires ou politiques. Il existe de nombreuses prescriptions (devenues des recommandations avec le CoDt)<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>comme le <span style="background:white">RGBSR, le<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>règlement&#160;général pour des bâtisses sans réflexion, interdisant une véritable innovation. En outre, tant à l’administration que chez les politiques ou les citoyens, il y a de nombreuses idées reçues, dont la pertinence devrait être examinée.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt;&#10;background:white">Quelques exemples…</span><span style="font-size: 10pt;">&#160;</span></p>
<p><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif">La ville à la campagne (1)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">Certains considèrent que construire des maisons en alignement c’est mettre la ville à la campagne, évoquant même des corons<a style="mso-endnote-id:edn1" href="file:///C:/Users/u63365/Documents/Communes/Espacepubliccompilation-docdef.docx#_edn1" name="_ednref1" title=""><span class="MsoEndnoteReference"><span style="mso-special-character:footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;&#10;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:&#10;FR-BE;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">[i]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>Il est faux de dire que des maisons 2 façades n’existent que dans des paysages citadins. La typologie de nos villages en est remplie. La maison 4 façades bourgeoise du docteur ou du négociant en grain y était présente, mais la villa (au sens actuel) est une invention récente. Par ailleurs, la maison 2 ou 3 façades est un excellent compromis pour un habitat peu énergivore.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif">La ville à la campagne (2)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">La présence d’appartements soulève le même tollé. Or, il existe, même en zone rurale, une réelle demande pour ce type de logement, pour des personnes seules, des couples âgés. Il est aussi intéressant par son besoin d’espace réduit par logement et sa sobriété en énergie.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif">Le parcage des voitures<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">Le parcage est souvent une obsession pour les autorités. Un nombre de places de stationnement défini est imposé par logement. Il s’agit d’un problème réel, mais qui semble pris par le mauvais bout. Ce qui est craint est la présence massive de véhicules dans les rues. A certains endroits, une taxe est imposée à celui qui n’a pas de garage, mais le garage ampute le logement d’u lieu potentiel de rangement ou de vie, qui serait chauffé à meilleur escient. Pourquoi imposer d’y mettre sa voiture&#160;? Il serait sans doute plus approprié de prévoir des cartes de riverains ou d’imposer le parking dans des zones un peu plus éloignées.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif">La circulation automobile<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">L’étalement urbain a conduit à un usage immodéré de la voiture. Les zones économiques décentrées l’ont renforcé. L’insécurité routière conduit à remplacer les transports en commun par l’automobile pour les trajets vers l’école. Tout nouveau projet, même pertinent en termes de densification, doit passer sous les fourches caudines de la maîtrise de la mobilité. Argument valable à court terme, mais sans doute mal pensé à long terme. Ne vaut-il pas, comme le suggère un professeur de l’université de Hasselt laisser les difficultés s’amonceler pour provoquer un changement de comportement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="font-size:10.0pt">Pensons en fait plus loin. Intégrons le maximum d’éléments dans notre réflexion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><a name="_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Nous devrions envisager les choses du point de vue&#160;:<o:p></o:p></span></a></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">de l'usager: ce bâtiment ou cet aménagement remplit-il ses fonctions et ajoute-t-il quelque chose à ma vie? <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:72.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level2 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:&quot;Courier New&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Courier New&quot;"><span style="mso-list:Ignore">o<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">La gare de Liège par exemple ne remplit pas ces critères. <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">du gestionnaire: le budget alloué est-il cohérent entre autre avec la fonction? <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:72.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level2 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:&quot;Courier New&quot;;mso-fareast-font-family:&quot;Courier New&quot;"><span style="mso-list:Ignore">o<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">La gare de Mons est un autre exemple.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">de l'environnementaliste: quel impact a cette construction?<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">de l’aménageur&#160;: quel impact sur mon territoire&#160;?<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">du spécialiste en mobilité qui analysera plus finement cet aspect<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">du citoyen qui doit vivre ou passer par là.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin-left:36.0pt;text-align:justify;text-indent:&#10;-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10.0pt;font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;&#10;mso-bidi-font-family:Symbol"><span style="mso-list:Ignore">·<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10.0pt">voire de l’esthète, parce qu’il y a toujours quelqu’un qui se piquera de l’être.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="mso-bookmark:&#10;_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Un urbanisme<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>pratique et participatif donc, défendu chez nous dans les années septante par Lucien Kroll ou plus récemment en France par Thierry Paquot dans son ouvrage «&#160;L'urbanisme, c'est notre affaire&#160;». Un urbanisme et un aménagement du territoire qui ne s’arrêteraient pas à des formules toutes faites, à des visions étriquées, passéistes.<o:p></o:p></span></span></p>
<table width="700" border="0" align="center" cellpadding="5" cellspacing="5">
    <tbody>
        <tr>
            <td><iframe src="https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/213a56fe-cb1a-11e0-b8ee-842b2b72cd1d" width="100%" height="64" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="mso-bookmark:&#10;_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">L’urbanisme communal (et singulièrement dans les communes rurales) se limite encore trop souvent à la délivrance des permis. Il faut un travail de réflexion, prospectif, intellectuel au sens noble, pour imaginer les conditions idéales pour conserver ou créer un espace public convivial.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="mso-bookmark:&#10;_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Pour terminer, il nous semble important de traiter de deux sujets&#160;: le caractère rural et le paysage. Mais comme ces sujets sont vastes, nous vous renvoyons à quelques textes plus anciens,<span style="mso-spacerun:yes">&#160; </span>encore d’actualité toutefois.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="mso-bookmark:&#10;_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Nous vous renvoyons à ces cartes blanches de notre association publiées dans Espace-Vie&#160;:<o:p></o:p></span></span></p>
<ul>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/jusqu-a-quel-point-doit-on-proteger-les-paysages" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Jusqu’à quel point doit-on protéger les paysages&#160;?</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/acteur-et-spectateur-du-paysage" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Acteur et spectateur du paysage</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/quel-avenir-pour-notre-territoire" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Quel avenir pour notre territoire&#160;?</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><span style="mso-bookmark:&#10;_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Ainsi qu’à ces chroniques<o:p></o:p></span></span></p>
<ul>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/decor-de-carton-pate" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Décor de carton-pâte</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/le-coup-de-pied-de-lasne" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Le coup de pied de Lasne</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/retour-a-la-vraie-campagne" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Retour à la «&#160;vraie&#160;» campagne</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/fantasia-chez-les-ploucs" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Fantasia chez les ploucs.</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
    <li><a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/le-paysage-est-une-partie-de-moi-et-comme-moi-il-peut-changer" title="Lien permanent"><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt">Le paysage est une partie de moi et comme moi, il peut changer</span></span></a><span style="mso-bookmark:_Hlk519188438"><span style="font-size:10.0pt"><o:p></o:p></span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align:justify"><b style="font-size: 12.8px;"><i>La plate-forme citoyen-grez-doiceau.be &amp; Epures ASBL&#160;</i></b></p>
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<!--[endif]-->
<div style="mso-element:endnote" id="edn1">
<p class="MsoEndnoteText"><a style="mso-endnote-id:edn1" href="file:///C:/Users/u63365/Documents/Communes/Espacepubliccompilation-docdef.docx#_ednref1" name="_edn1" title=""><span class="MsoEndnoteReference"><span style="mso-special-character:&#10;footnote"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoEndnoteReference"><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;&#10;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-ansi-language:FR-BE;mso-fareast-language:&#10;EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">[i]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> <a href="http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-ete-la-douceur-de-la-rupinite"><span style="font-size:9.5pt;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;background:white">http://humeur.tropdebruit.be/news/chroniques-d-ete-la-douceur-de-la-rupinite</span></a><span style="font-size:9.5pt;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;background:white"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoEndnoteText"><o:p>&#160;</o:p></p>
</div>
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