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P…. de démocratie, chronique de campagne

• Jeudi 03/04/2014 • Version imprimable

 

Bulletins bilingues et figuratif utilisés pour le scrutin : à gauche pour l'indépendance, à droite pour le maintien au sein du Soudan. (source )
 
Tiens, les élections approchent. N’est-ce pas le bon (ou non) moment de commencer une série de chroniques sur le sujet. Au collectif , c’est le genre d’exercices dans lesquels on se perd avec délectation.

C’est sans doute le moment que détestent le plus les électeurs. Des électeurs obligés de se rendre aux urnes. Tout refus ou défection sera punie de l’opprobre public et d’amendes salées. L’opprobre, en général, le bon citoyen s’en moque et les amendes, la plupart y échappe.

Pourquoi nous obliger à sacrifier un dimanche pour remplir des devoirs électoraux ? Nous pourrions regarder les programmes du dimanche matin à la télévision, aller à la pêche ou faire nos dévotions. Nous pourrions paresser au lit ou sacrifier à la tradition nouvelle des commissions dominicales, particulièrement présentes dans le groupe des gens libres la semaine. Le vote doit-il être obligatoire ou non est un débat dans lequel nous ne rentrerons pas. 

Cependant, l’absence de participation à la vie de la cité est un symptôme qui peut, qui doit être inquiétant. Pourquoi certaines personnes ne s’intéressent-elles pas du tout à la chose publique. Et ce n’est pas uniquement une question de niveau d’éducation.

Nous connaissons une vieille dame, ancienne militante du Front Populaire, ancienne syndicaliste, ancienne résistante, qui n’aurait manqué aucune élection en France pour tout l’or du monde, prête à renoncer à des vacances pour assumer son devoir de citoyenne.  Un droit qui ne date que de 1944 en France et seulement 1948 en Belgique (en 1920, il n’est reconnu que pour les élections communales).
Mais pourquoi tant de désaffectation pour un acte qui en prend généralement que quelques minutes et bien souvent permet d’aérer le voisinage, petits vieux et vieilles compris. Une des raisons est certainement de croire à l’inanité d’un processus électorale qui remplace les mêmes-uns par les mêmes autres, de croire que rien ne change en ce bas-monde. On nous demande notre voix pour nous la confisquer pendant la durée de la mandature. En ce sens, la démocratie représentative que nous connaissons est duale : démocratique en ce que chaque citoyen peut faire valoir sa voix ; aristocratique en ce que « l'élection sélectionne nécessairement les élites[i] ».

Mais est-ce finalement vrai ? Peut-on croire que l’élection au sein d’une démocratie ne sert à rien, si ce n’est à prolonger un système favorisant une élite ?

Ce n’est pas en quelques chroniques que nous viderons le tonneau de la polémique, mais essayons quelques pistes.

A bientôt,

Le collectif


[i] http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_participative

 


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