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Nouvelle année, année resucée.

• Lundi 11/01/2010 • Version imprimable

Amour, bonheur, pognon… Ainsi présentait ses vœux un animateur d’une chaine télévisée commerciale.
 
La nouvelle année est là.
Penser à dépenser ce que vous (n’) avez (pas).
Filez faires les soldes, ce ne sera que du bonheur. Vous ne savez pas pourquoi vous achetez ceci ou cela, mais ce sera au moins avec une bonne réduction.
Filez acheter  dans les agences de voyages les vacances de vos rêves pour pépère, bobonne et les lardons.
Gagnez un concours dont le premier prix est un apprentissage de la conduite sur glace, en Finlande, avion et hôtel compris.
Participez à la tombola d’un club de consommateurs dont les prix sont des bagnoles.
Regardez un Paris-Dakar qui se déroule dans la pampa argentine. Excellent pour la géographie. S’il vous faut une excuse, utilisez celle du Tour de France « Je ne regarde pas la course. C’est pour les paysages. ».
Enthousiasmez-vous pour « Justine ou les Bonheurs du retour ».
Frissonnez avec l’histoire d’un attentat manqué.
Indignez-vous du « tir sur footballeurs » et des ratonnades italiennes.
Acceptez la hausse du déficit de l’état pour autant qu’entre autres baisse la TVA pour les restaurateurs. Cela ne donnera rien, mais cela fait du bien à l’électorat concerné.
Comprenez aussi que les « artistes » puissent toucher une taxe sur les supports digitaux pour compenser leur manque à gagner.[1]
Ayez une pensée émue pour les SDF. Cela ne mange pas de pain.
Ne vous inquiétez pour votre pension. Le fonds de vieillissement ne servira à rien, mais il vous restera un peu d’énergie pour travailler plus longtemps.[2]
Changez votre vieux bac pourri pour une Lèche…us… hybride. Si peu de CO²… pour le prix d’un petit appartement à Charleroi.
Courez au Palais des cotillons, des jolies hôtesses et de la voiture pour changer votre carrosse de Cendrillon.
 
Le monde tourne bien huilé, une routine entre peurs et consommation, effroi et plaisir de la dépense, compassion, indignation passagère et frustration, entre pains et jeux.
 
Elle est déjà oubliée la petite sirène danoise. Elle reviendra sans doute dans l’actualité quand la neige sera fondue. Pourquoi parler de réchauffement quand il fait un froid de canard ? Et nous attendrons le printemps pour parler de 2010, année de la biodiversité.
 
 
Pas de grands changements à l’horizon donc.
 
Denis MARION.
 

[1] TVA : Les restaurateurs bénéficient donc d’une amélioration de leurs revenus, sans obligation, en espérant seulement qu’ils soient suffisamment civiques pour déclarer plus de personnel (ou plus de revenus).
Taxe : Auvibel, la société de gestion pour la copie privée d'œuvres sonores et audiovisuelles, tenait à l'extension de cette taxe sur les systèmes digitaux, vu la baisse des revenus issus des anciens supports tels que les CD et les cassettes. Personnellement, je n’ai sur ce genre de support que des photos et des dossiers pour mes associations.
 

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