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A dada sur le fourneau, Haridelle dans le ragoût

• Jeudi 14/02/2013 • Version imprimable

Source Wikipedia

Il y a des choses qui ne passent pas au collectif «  ». Il y a des plats que l’on ne digère pas. Du canasson dans les lasagnes est-il réellement un problème ?  

A juste titre, nous pourrions nous scandaliser qu’une grande entreprise agroalimentaire (ou ses fournisseurs), dont les marges sont déjà confortables, essayent de nous arnaquer. Un cheval n’est effectivement pas du bœuf, ou plutôt de la vache. Et en l’occurrence, le premier est moins cher que le second.

Pour autant, est-ce réellement un problème ?

La valeur gustative du produit est-elle finalement différente ? Epices, additifs, sel et autres ont vite fait de dénaturer les goûts. Peut-être qu’un spécialiste, un gastronome, un gourmet pourraient saisir la différence, mais ils ne sont pas les premiers à acheter en grandes surfaces des plats préparés.

La valeur nutritive est-elle altérée ? « Pour les hygiénistes de la seconde moitié du XIXe siècle, le cheval passait pour une viande saine, pauvre en matières grasses mais riche en fer et en protéines, qui présentait l'avantage d'être moins coûteuse que le bœuf.[i] » En matière de santé publique, entre les deux options, chevaline ou bovine, il n’y a pas de différence. Sans doute, ne pourrions-nous pas dire la même chose de toutes les viandes.

Hormis pour les végétariens et les « Rosbifs », qu’il y ait du bourrin dans les pâtes ne devrait donc pas être (réellement) un (grand) scandale. Le scandale serait plutôt le plat préparé par des grandes entreprises, cette aberration diététique à laquelle « nous » succombons régulièrement. Les matières premières voyagent à travers l’Europe[ii] (ou le monde) avant que les produits finis ne suivent encore les mêmes chemins. Findus semble être un tour-operator alimentaire. Gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Et les matières premières elles-mêmes ne sont pas innocentes. L’impact environnemental de la viande bovine ou de l’huile de palme est avéré.

Nous sommes d’accord avec les Grands-Bretons. Il faut des mesures rapides[iii], mais peut-être pas celles qu’ils préconisent. Il faut que nous ayons une réflexion sur notre manière de nous alimenter, une réelle réflexion, personnelle d’abord, et de société.

Ce que nous mangeons, comment nous le mangeons et la manière de fonctionner de la société sont étroitement liés.

Mais peut-être est-ce un combat de rossinantes ?

Le collectif «  »

PS. Les carrioles roumaines ne sont certainement pas les coupables[iv].


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